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LA PRISE DE RAVAY

20, It's ininpcs cauipocs à Faiiiars, mais que les iikhivenienls effectués depuis trois jours, sur la frontière, par les Autrichiens, ([ue Taffaire d'Orchies le 15, la prise de lîavay survenue cette nuit, l'inquit'taieut, le rendaient perplexe et lui faisaient penser qu'il y aurait lieu de différer un ehassë-croisé de troupes évidemment très périlleux.

Cette lettre du général de La Nolie et l'émotion causée ])ar la i)rise de Bavay enlevèrent à Dumouriez ses derniers scrupules. Sur l'heure il jugea que les circonstances lui donnaient le droit, lui imposaient le devoir de i)rendre une décision catégorique, et, sans hésiter, sans tergiverser, il dicta des ordres en conséquence.

Le premier point ;i déterminer était la destination de la 2" division. Dunjouriez décida de la maintenir à Maulde. Mais les troupes de Beurnonville et les siennes ne faisaient point un total de plus de 6.01)0 hommes, c'est-à-dire un chiffre tout à fait insufflsant pour opposer une résistance efficace aux 30 ou 40.000 Autrichiens qu'on supposait cantonnés sous Tournai. 11 songea donc à utiliser l'autorité que lui donnaient son ancienneté et les ordres précis de Luckner sur les différents officiers généraux employés dans le département du Nord, de façon à en obtenir quelques renforts. Demander des troupes à Labourdonnaye, qui se plaignait sans cesse de sa misère, eût été du temps perdu ; Dumouriez le laissa de coté ; mais il s'adressa avec plus de chances de succès à de Carie, qui commandait à Dunkerque, et lui écrivit à ce sujet la lettre suivante, dans laquelle de Carie devait être assez embarrassé de discerner le ton de la prière de celui du conmiandement :

« Je suis obligé, mon cher général, de vous enle-

MM LA PREMIKRK INVASION DE l.A lîKI.GIQrE

ver M. (io Morcloii, inarcclial de caiiijj, que je }ireii(U pour clief d'état-major de l'armée actuelle du Nord. Je vous eulovc aussi le bataillon de rampaj^ne du 19* régiment dinfanterio, les 2 escadrons du 3' régiment de dragons, le 1" l)a(aillon de la Somme, le l" des Côtes-du-Xord en garnison à (Iraveliiios, le bataillon des Deux-Sèvres, qui est en garnison k Aire. Je suis forcé de diininncr dautant vos troupes parce que les Autrichiens viennent de camper k Bavay, où ils se fortifient pendant qu'ils menacent le camp de Mauldc i»ar un autre camp. La totalité de leurs forces monte k plus de 30.U()0 hommes et je ne peux pas leur en opposer même la moitié en réunissant tout ce que je peux enlever aux places (jni ne sont ])as directeinont menacées...

" Si(jiié : Lo lieulenaiil géncMul commandant rarmée du Sont,

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