‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 15 sur 135 · I. M., ibidem · texte numérisé non relu

I. M., ibidem

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Weilhnrg sur Francfort, en septembre 1759, où il enleva les remontes préparées par les hussards de lierchenv, sou combat du 25 décembre de la même année, entre Dillemburg- et Siegen, son embuscade contre les dragons de Bauflfremont, dans le Westerwald, sont des affaires qui dénotent une rare audace et un bonheur étrange ; mais il n'est pas permis d'y voir autre chose ^. C'est tout à fait de la petite tactique, do la tactique des petites unités, et l'on ne saurait conclure de ce qu'il s'y montra habile, que leur auteur eût une aptitude quelconque pour les grandes opérations. Luckner se battait en partisan, ne négligeant point les bénélices parfois considérîdîles que lui rapportaient ses randonnées, témoin la gratification de 10.000 thalers — ce que les Allemands, dans un ternie pittoresque et bien caractéristique, appellent eini' douceur — que lui accorda Brunswick, après la bataille de Minden. Toutefois, le roi d'Angleterre parait l'avoir estimé, à cette époque, un grand homme de guerre, car, ai)rës l'avoir fait lieutenant général à trente-neuf ans, après l'avoir créé baron (1758), il voulut un moment lui coniier le commandement de toute sa cavalerie. Mais en Hanovre comme ailleurs, la roche Tar})éienne n'est pas loin du Capitole, et c'est précisément au moment où Luckner allait être élevé à cette situation exceptionnelle, qu'une faute commise à la bataille de Wilhelmsthal, faute qui failht changer la victoire en déroute, vint dessiller les yeux du prince et lui montrer qu"il n'y avait pas dans Luckner l'étoffe d'un grand capitaine. D'autres griefs furent formulés contre lui. On lui reprochait de n'avoir })as fait un emploi bien net des sommes reçues, pour combler les vacances de son régiment,

I. Oonéral V. Diicheii et Potcu. oiiviago? dc-jà cWéf,; passim.

et ron se demandait sur quels fonds il avait pu, en 17()1, acheter la terre de Bluniensdorf. près Oldeslor, qu'il avait payée près de i-UO.OOD francs; par quels moyens il avait pu arrondir cette première acquisition de la seconde terre de Schulenbourg, ac(piise très peu de temps après'. Luckner était donc arrivé au terme de sa faveur, et ron pouvait prévoir qu'il n'en jouirait plus longtemps, quand la fin de la guerre, terminée comme on sait en 17G3, vint permettre au roi Georges de le congédier courtoisement et de licencier ses hussards. Ce procédé n'avait rien qui put froisser le futur maréchal; il était non seulement dans les mœurs du temps, mais il constituait la règle absolue dans les armées k cette époque ; il était d'usage effectivement, en tous pays, que les troupes levées pour la guerre fussent licenciées à la paix. Toutefois, Luckner, qui peut-être avait rêvé d'obtenir près du prince une situation exceptionnelle, n'accepta pas, sans de vives protestations, une mesure qu'il considérait ou affectait de considérer comme une disgrâce imméritée. Il dit partout qu'il était victime d'une ingratitude abominable, de machinations ténébreuses, et jeta au feu son manteau de commandement, couvert des ordres multiples qu'il tenait de la munificence de son ex-souverain'.

Apres cette rupture, il n'était plus possible à Luckner de demeurer dans les États du roi d'Angle-

1. L'acciisaUon est grave et d'un caractère fâcheux. Nous citons notre source :

•■ Auch war der llerzog, gegen Ende des Kriegs in niancher Beziehung pegon ihn cingenninnien, nainenllich rùgte or den unerlaubten Gewin den durcli den Otïi-nliaitf'n von Vakanzen in Luckners Taschen (losz und der ihn, neben dcni Vt-rdiensle wi'Icher ihni al< Truppenlicferant erwuchs nnd sciiH'n sonstigen bcdculendt-ni mililariscbi-n Kinnalinifn in Stand selzte, bereils in Frùhjahr ITlil das Ont Hluinensdorf. bci Oldesloe, fur lUO.lKK) Thaler anzukaufen. » Allgemeàie ilvulsclie liioi/rapliie, t. XIX. Leipzig, [HH'i. Luckner, article signé Poten.

2. Voyez Pfeiffer, Der l'eldzuy Luckners in Delyien. Leipzig, 1897, p. 7v!-7;i."

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