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LA PKKI'ARATION DU IM.AN' DK ('AMI'A(;NR 7'J
menaces. Copondant, encasd'unc iiijiislicc iiial((Mi(liic, je déclarerais (juc mes hieiis ëtaiont taxés ot évalués à la soiniue de (5 millions do livres de France, et que, si ({uelqn'nn osait v porter atteinte, jo saurais hion trouver les moyens do m'en venger et de m'en dédommaj^er amplement. Mon plan est formé, mais il n'est point temps encore de le faire connaître ; il sera assez tôt de le mettre au jour à l'occasion. »
A cet égard on pouvait l'en croire, et ses comj)atriotes mieux que personne étaient en mesure de juger qu'il était homme à tenir parole.
De plus, il venait d'obtenir de l'Assemblée nati(jnale le maintien intégral de la pension que lui servait le Trésor public, maintien ordonné par un décret spécial où nos représentants, « jaloux de donner au général Luckner un nouveau témoignage de leurs sentiments... » invitaient les c(jminissaires de la Trésorerie générale à lui payer « sans aucune retenue ni déduction » la pension de 36.000 livres à lui accordée le 20 juin 1763'.
Le bâton de maréchal accordé à Luckner comme un moyen d'accroître ses appointements était donc une faveur illogique, inexplicable, imméritée. De plus, cette nomination demeurait un acte prématuré, dangereux, car — suivant que le disait ce « quelqu'un » dont parlait Pellenc à La Mark — si l'on donnait le bâton de maréchal à des gens qui n'étaient pas encore entrés en campagne, on se demandait avec anxiété ce qu'on pourrait bien leur accorder le jour où ils reviendraient victorieux '.
Louis XVI sentit l'inconvénient de la mesure que