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'1. Idem, ibidem.
'.12 LA KiliMlKKK INVASION DE l.A HEI,(TlQrE
rer des deux lettres qu'il écrivit à Biron, la première à la date du 23 mars 1792, la seconde le 29 du même mois. « Je viens, mon cher Biron — disait le maréchal, le 23 mars — de remettre à M. de Lafavette la 2' division, pour le mettre à portée d'aller à l'offensive, si les cir'^-onstances l'exif^ent, contre les princes d'Allemagne'. » Et, six jours après, croyant nécessaire de mettre davantage son lieutenant au courant des idées en faveur à Paris, il lui écrivait encore : « De Paris, le 29 mars 1792... Vous devez voir, mon cher Biron, par les dispositions du nouveau Ministère, que leur but, en cas de guerre, est de donner l'offensive à entreprendre à M. de Lafavette, sur la rive droite de la Meuse. Cette guerre révolutionnaire est plus dans son genre, et je crois qu'elle peut produire plus d'effetdansle pays de Liège que dans le Brahant. .Je conviens que les moyens qui nous resteront seront très courts... cependant nous tacherons d'user de ces moyens de manière à ne pas rester dans une défensive morte si rennemise dégarnit et nous prête le flanc. Mon plan serait de camper 4 ou 5.000 hommes à Maubeuge et d'en rassembler 12 ou 15.(J00 près de Valenciennes avec deux ponts au-dessus de l'Escaut. Il me semble que notre gauche à A'alenciennes, notre droite à Famars, la Rhonelle devant nous, deux ponts sur 1" Escaut derrière nous, pour marcher au I)esoin vers Douai et Lille, nous mettraient dans une position respectable et à portée de prendre l'offensive suivant les circonstances'. »
Si judicieuse que demeurât la conception militaire de Uochambeau — nous parh>ns de son plan modifié suivant les idées de Dumouriez, de ce qu'on pouvait
I. Archives hisloriqiieR dn Ministère delà Ouorre. Registre de Ciin-es|)<iiidance lit' Biron. Rorhanibe;iu à Itiron, 'i'i mars I7'J",'.
•.'. Arcliives lii!-tori'iin'> du Ministère de la Guerre. Registre. Cori'es- ]>ondaMce île Uiruu. Roelianibeuu à Hiron, 29 mais i7'J2.
LA l'KHPAKATION DU PLAN DR CAMl'ACiXF, '.13
appeler son plan deuxième manière — elle n'avait pu obtenir la sanction de tout le monde, en particulier du petit cénacle où l'inlluencc de Biron était dominante. Effectivement l'ancien roué du Petit-Trianon allait mettre, à faire rejeter ce plan, toute la série des petits moyens qui lui étaient familiers et qu'il considérait — avec beaucoup de ycMis de son temps, il faut l'avouer — coniiue le comble île riiabiietc» diplomatique.