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Du II le corps d'armée agissant avec son artillerie et, quaitros y avoir {lassé quelques jours, cette armée ainsi mise enseml)lo se porterait k Givet.
« Voici, Monsieur, dans quelle position nous avons reçu le chani^'^oinent d'instructions.
« Les bataillons et escadrons étaient on pai'tic formés, parce que j'ai tranché toutes les difficultés. Mais, (pioique j'eusse demandé sons ma responsabilité, à tous les })ayenrs, de faire fournir l'argent, il y a en pour la plupart impossibilité physique, attendu que l'argent destiné aux équipages n'est arrivé ici qu'aujourd'hui.
" Nous n'avons donc, faute des gratifications promises aux officiers et des sommes promises aux corps, aucun équipage quelconque. Les chevaux de peloton^, qu'on annonce tous les jours, ne sont pas arrivés, et l'on ne sait où ils sont ; les efl'ets de campement ne sont pas réunis; on n'a pas l'ordre de campement pour la cavalerie. Il n'y aque 25 chevaux d'ani])ulance, sans forge, point d'arrangement pour le pain blanc des malades, point d'eau-de vie ni de vinaigre^.
« Les vivres ne sont pas organisés, les boulangeries n'arrivent pas, il n'y a qu'une portion des chevaux nécessaires à cette partie, ceux de l'artillerie ne sont pas rassemblés.
« Beaucoup de régiments manquent d'habits, de linge et de souliers, parce (pie, malgré leurs demandes réitérées, et les miennes, il n'a point été envoyé de fonds à leur caisse et que le Directoire' n'a pas répondu ;i leurs sollicitations.
1. Los chevaux ilc iiclnimi ('laieiil dcslirii-s :'i jiorlcr li's liafrn^ies, vivres. riivilailloiiKMit <li' la lr()ii]io. (^étaifiil Ic^; luiilcls ilc luit di- r('|io(|iu'. Comme leur iiniii 1 iii(Jii]iie, il y en avait I par pelnluii. 2 par C(iiiipaf,'iiit'.
'.'. Scctiiiii (lu Miiiislèrf <lo la Oikmic chai-^'ci- iliMiMpii rniiccinail l'ailminislialiiiii (les corps de troupe. Raritiii (innii irniive lareiiieiil en défaut dit (|iie ; ■ Le I)irecloi recréé i)arroi'doiiiiaiR-ed'a{lmiiiistraliondii 17 mars n.SS... tijmba avec le Conseil de la Oiierie. » U semble, d'après Lafayette, que ce Directoire existait encore en I7'.I2, à moins (ine le commanilant de l'armée du Centre ne se serve d'un nom caduc pour nési{;ncr l'inslitution qui avait du remplacer l'instilutioii abolie.
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« Il manque un ^raiid iioiiilirc (lOfficicrs dans 1 aniuM^ et même des officiers suiiôrieiirs. Sur 5 licuienanls généraux, il n'y en a que 2 présents', o adjudants généraux sur 6 ; 4 maréchaux do camp annoncés manquent.
« Les brigades du génie ne sont pas encore arrivées et n'ont reçu aucun ordre; elles ne sont même pas toutes encore formées.
« Sur i officiers gént'raux (rartilierie, 1 refuse; l'antre, dit-on, est énugré ; des 2 autres, un seul est annoncé poui- ce soir ; il n'y a point de tn'sorici's do l'armée, plusicui's pa3'(Mnonts sont en rotard.
(( Sur le nombre des troupes annoncées, il man([uo encore 2 bataillons d'infanterie légère, 1 régiment de cavalerie, 1 régiment de chasseurs, les bataillons de guerre des 102" et 103^ régiments, plusieurs bataillons de volontaires et 7 compagnies d'artillerie.
« Je vous devais. Monsieur, ce rapport, ou plutôt cette répétition fidèle de notre situation, et, lors même qu'elle eut été diff"érente, rinstrucli(»n du Conseil ofi'rirait encore des difficultés.
<( En effet, Monsieur, le changement subit de nos dispositions, \a distance de 46 lieues entre Metz, où se prépare toute l'artillerie, et tUvet, s'oppose à la promptitude de ce mouvement; mais, si vous rapprochez cette idée de la situation dont je viens de vous faire part et dont tous mes moyens et mes sollicitations n'ont pu nous garantir, vous jugerez combien d'obstacles arrêtent l'exécution de votre projet.
« Ne croyez pas cependant. Monsieur, que ces difficultés m'aient rebuté. J'ai ordonné, par des courriers, le mouvement sur Givet. J'ai fait charger l'artillerie de campagne et une division de pièces de position, qui,