‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 6 sur 135 · AVANT-PROI'OS XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROI'OS XI

eonleslable; elle s'applique a tous les temps, et jteut-èlreeonvient-elle encore plus au nôtre qu'au sien. Jamais il n'uété plus nécessaire de dire que l'élude des documents, dans laquelle on prétend nous enfermer, est une préparation à l'histoire, mais qu'elle n'est pas l'histoire même ; qu'il faut les interpréter, les mettre en œuvre, et ne pas se contenter de les juxtaposer ; el que, pour employer une comparaison de Taine, ils ressemblent à ces échafaudages qui servent à bâtir une maison, et qu'on fait disparaître quand elle est construite. »

Cette définition de l'histoire est celle que nous avons adoptée depuis longtemps, que nous avons donnée nous-mème à diverses reprises, en termes infiniment moins éloquents sans doute que l'éminent M. Gaston Boissier, mais avec une conviction, une conception identiques, et c'est en conformité de tels préceptes, difficiles à réaliser assurément, mais vers lesquels il est |)ermis au plus modeste de tendre, que nous avons écrit les pages qui vont suivre.

Depuis que nous avons entrepris notre tâche, une publication du plus grand prix pour les

Xll AVANT-l'ROPOS

érudils, la Revue inilitaù'e, rédigée à la section historique de rKlal-niiiior de Tarmée, a mis en lumière un i;rau(l nombre des documents auxquels nous nous référons dansée travail, notamment la relation de Foissac-Latour, la relation de Beauliarnais, celle de Dupont-Chaumont, celle (le Pull y, le Mémoire donné par le maréchal Rochambeau, une partie de la correspondance de Luckner, etc. ; toutefois, en ce qui concerne la campagne de Courtrai , beaucoup de ces documents avaient été vulgarisés et utilisés en partie: 1" dès 1897, dans une élude intitulée : Der Feldziig Luckners in Belgien, due au docteur Heinrich Pfeilîer qui, en avait pris copie à nos Archives historiques pendant l'été de 1895* ; 2° dans un travail intitulé : le Maréchal de Luckner et la Première Invasion de la Belf/ique, publié dans la Revue des questions historiques du P' avril 1898. De même pour ce qui est

1. « Es standen niir bci uieiiici' Arlieil eine j;insse Anzahl unvcr- • iUciUliclilcr, wicliti^rfi- Oriiiinalddkuiiicnte mus deni Grall. Luckncrsclicii Archive zu AltliankLii lui Dresticn, sowic die vollstândigc, norli fasl ganz iiiibtjiiilzle Knnespondenz Luckners mit dcn Minislorien aus dcn franzosischcn Slaatsarchiven, die ich iin Sontmer iSfla iiii/irenU eines Au/'enihalles in Paris ilurchsehen und kopieren lussen dur/le, zit (iebole. » (D' l'feiller. Prcl'acc, p. m.)

Page 1