Rel.'itioii (lu {.'l'iicral Piilly
".'. •< iNiitre ilivi:;ioii. ('crit le colonel du fioiiiiovilii! on pai'laiil de la campagne «le |nO."), en Ilalii'.... ('-lail coinmanfli'c iiac le p'-ncral «le l'nlly. (iflicici' ilinir capaciti' tics (Uiliiiairc cl il'iine i r-pntation pins (pri'(|niviiipic siins le raiipoil (11' la nidialih'. C.i'tait. dans les hnliiliKics de la vie, ce ({ne l'on appelle une vieille coninicre ; il faisait des disconis aux S(d(lals, (pii se niipipiaient de lui. >■ (Sonrcnirs militaires ilu colonel i/e fioiinevillc. Pai'is, Feiiin, 180.1, in-IJ,p.8et'.l.i.NnnMnéf,'eM(Talde(livisiiMile 8 mars 17',).!. Piilly lit Imites les fçnerres de IKniiiire jns(pren ISOll, date à la(|Uidle Napoléon le nomma f^onvernenr dn château de Meudon ; Il numiut en IS:t2. à (jnatrevin(;l-tniis ans, — Le inai('chul de Casiellane, (pii avait épousi- la pelilelilhî de l'nlly, dit de lui : •• Orand-pc're de ma femme, j'ai (de à porli-e de connaître cet excellent homme; tiès spirituel, il (jtait peul-étre trop iMm dans le service, mais il connaissait à fond Ions les détails de son métier. » (Journal du mari'c liai tic Casiellane, t. III, 2.)
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(lo colle situation ([iiaiiil. avant, iMijoiiit, liii-iiiriiicaiix gronaiHors (lo faire deini-lour, il euteiidil une réponse qui pouvait donuer beaucoup à rétlécliir : « M. Dillon, nous dit le greuadier Blandiu, — que nous avions perdu de vue depuis que nous avions quitté notre cori)s d'année^, — reparut dans co moment, et, prenant un visage riant et un air de confiance : « Grenadiers, « nous dit-il, crainte de surprise, battez en retraite. » M. Bordiére, notre capitaine, choqué d'un ordre do celte nature, se permit de lui répondre : « Comment, (( mon général, en retraite? Morbleu, jamais Français « n'a battu en retraite. » Là-dessus, le général donne de l'éperon à son cheval et va rejoindre le corps d'armée ~. »•
Toutefois, et en dépit de la surprise, l'injonction de Dillon fut exécutée et l'infanterie commença immédiatement sa marche vers l'Ouest, alignée, posément, précédée de son artillerie. On ne croyait pas encore à une retraite définitive, on pensait « (ju'on reculait seulement pour mieux sauter ^ ». Comme lo commandement de « face en arrière ! » avait été prononcé alors que la distribution des vivres n'était pas achevée, les hommes de corvée préposés à la répartition du pain avaient rechargé leur sac sur leur dos et suivaient les compagnies en serre-files, s'imaginant qu'on allait s'arrêter incessamment pour i'aii'O à nouveau face en avant *.
Cependant le mouvement continuait à s'opérer, sans répit, mais aussi sans désordre; déjà les premières troupes atteignaient les maisons les plus rapprochées de Baisieux. En ce moment, la cavalerie,
1. On a vil plus liaiil «lu'au soitii- tU: r.aisipiix, 2 cumpnf^nics ili' ^iciindipi's, lionl faisait partie /ilunflin, avaient L'U l'ordre <le s'avancer eu éelaileiirs veis Man]iiin.
■-'. Relation du gi-enadicr lîlandiii.
lî. Idfiii.