Ibidem
2. « Ail inari'chal île Rocliiiiiihi'uii : Mlli/. mizc ln'uri's du iimliii. Li's troiipps lie M. Dillon, chassi'i's dans lAWi-. dans la iléninli; la pins hiurililf. I.a Minitié lins himimos ot dos chevaux nioils et Messes siii' la lotitc de falifiiie et de coups. M.d'Aunnjnt monte à cheval poiii' rassenihler ce qui reste des seconds hiitaillons et la Kaide nationale pour empêcher que l'ennemi ne poursuive, jusque sur la place fi'annes.les hattiis. On crie à la trahison. Je suih victime de ces indijines calomnies. » (Dupont-Chaumonl. adjudant général].
Vol LA l'UIi.MIiaiE INVASION I)K LA 1ŒLCtI(,)UE
écrivait lui-même au général en chef pour lui donner de plus amples détails : « Monsieur le maréchal, lui disait-il, M. Chaumont vous a déjà rendu compte de révénemont malhoureux do ce matin. Tout est ici dans la fermentation la phis cruelle. Je fais tous mes efforts pour rétablir le calme. Puissé-jc être assez heureux pour y réussir. M. Berthois est mort. Nous n'avons pas encore Tapei'çu net de la })erte réelle tant en hommes qu'en chevaux. Les bataillons et escadrons sont si fatigués qu'il est impossible qu'ils partent demain ni après jiour vous rejoindre. Envoyez-moi, Monsieur le maréchal, des ordres qui puissent fixer ma conduite. Si mes forces et mes lumières égalaient mon patriotisme, je pourrais peut-être être utile, mais malheureusement le zèle ne suffit pas dans un pareil moment... P. -S. : J'apprends que Dillon estmort^.. » Cei>en(lant, en dépit de la A'érité qui se faisait jour peu à peu, malgré que la jiopulalion fût revenue de sa panique, les esprits demeurèrent toute la journée et toute la nuit dans une surexcitation extrême. A trois heures du matin, le duc d'Aumont crut un instant que les scènes sanglantes de la veille allaient recommencer. 11 avait passé la nuit à rédiger son rapport. En adressant ce ra}>j)()rt au maréchal, au jxtint du jour, il Farcompagnait d'une lettre oii nous trouvons le post-scriptum suivant : « Je rouvre, Monsieur le maréchal, ma letlni, pour vous peindre la position de la ville oii les troui»les renaissent avec le jour. Les soldats disent qu'ils ne veulent plus de généraux. Si malheureusement il arrivait un échec quelque part, je ne sais ce que nous deviendrions. J'ose vous assurer, Monsieur le maréchal, que la frayeur ne m'exagère poini les choses. Je sais comme
I. Aicliivo:^ tiisl<iii(|ii('s ilii Miiiisli'ie île la (iiiene. Airiici' ilu Nord. 1702. n'Aiiinotil ;'i HochaiiilitMii. ",".1 avril.