‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 78 sur 135 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

LES OPERATIONS DE RTKON SUR MONS t77

L'alerte avail été vive: on avait lieud'espéi-ci' ([iie ce serait la dernière. On re[»rit donc les tiavanx interronutns de l'installation, et, comme aussitôt après l'abandon de Qiiiévrain par le 68% les Autrichiens avaient ré'occnpé le village, lUron jugea à propos de les en débusquer ànouveau. A vrai dire, deux rivières nous séparaient de roniuMiii, mais la zone entre ces deux cours d'eau n'est guère qu(^ de 7 à <S00 mètres, et un rassemblement de iroupcs hostiles à distance si rapprochée constituait évidemment un danger. Ce fut, cette lois, un bataillon du 49" qui eut la mission précédemment dévolue au 68'' ; il se porta sans hésitation en avant, franchit l'Aunelle, puis l'Hongneau et entra dans Quiévrain, sans coup férir. A la vue des troupes françaises, la cavalerie autrichienne se repha sans combattre.

A ce moment, c'est-à-dh^e à l'heure même de la reprise de Quiévrain, de nouveaux cris : « A la trahison ! Sauve qui peut 1 » partirent pour la seconde fois de la partie du camp (pii confinait à Crespin. Presque aussitôt une débandade })ai'lielle se produisit à l'aile gauche'; mais la panique s'étant commimiquée comme une traînée de poudre sur tout le front, ce fut en un instant une fuite générale sur la chaussée de Valenciennes, un exode vertigineux de gens éperdus qu'aucune voix n'était capable <le rassurer ni d'arrêter. En un clin d'onl, « les cliemins et la plaine furent couverts de fusils, do sabres, de sacs, de trains de canons brisés, de chariots versés dans les fossés, d'hommes mourants que la vitesse de la course, la peur, la chaleur de la JDurnée et les marais d'eau fétide où ils cherchaient un remèfle iileur soif ardente, faisaient expirer- ». Hientôt, à part ([U(d(pi(!s éclopés

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