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v;. " Valenciennes. miiinit. 20 ar,il... P. s. : M. df P.iroii, pur un secund aide il<> cnni|i. ni(> fail dire vcrlinli'iiionl. (iiiiiiirés avoii' bien l'i-coiiini la Ijosilinn. Il y jiasspra In unit fl ne scrclirria «pie deniaiii. si rcinu'ini persiste à porter sa force sur les hauteurs en avant de Mous. ■• iKnelianilieaii au roi. .Vrchives histori(|nes du Ministère de la Guerre. Arnu-e ilu Nord, 17!t2. 2'.i avril.'!
:{. Celle où il rendait emiipte de l'échec de Haisieux. de la mort de Dilloii, fie la reliaite prolialde de Biron et (|u il terminait en donnant sa démission. ^Ai'chives historiques du .Ministère de la Guerre. Armée du Nord, 1792, i'J avril.)
LES oPKR.VTIONS DE lURON' SUR MoNS 181
no [larhMit que de trahison et de massacre, qui assurent {jue l'ennemi est à leurs trousses, Kochanibeau iaterr()f>e les moins égarés. Déjà quelques instants auparavant, c'est-à-dire iminédiateuient après avoir reçu B(>rtliier, il avait donné au maréclial de camp de Fleurv Tordre — ([uo nous avons vu exécuté déjji — de se i)ortor sur Quièvrechain et d'occuper solidement la ligne de TAunelle. Mais l'arrivée inopinée des fuvards qu'il vient de questionner lui fait entrevoir la i)ossil)ilité d'un autre désastre et il prend le parti de payer de sa personne. Réunissant lui-même il la hâte ce ([ui lui reste de troupes, c'est-à-dire un régiment d'infanterie, 8 pièces de canon et 3 régiments de cavalerie arrivés la veille de l'intérieur, il s'apprête à s'avancer sur la route de Mous, à «< couronner toutes les hauteurs de Saint-Saulvejus([u'àSebourgetàporter des échelons jusciu'à Onnaing' ». Ces dispositions étaient en cours d'exécution quand un troisième aide de camp de Biron vint api)rendre à Piochaniheau toute la vérité sur la panique de la nuit et confirmer l'annonce de la retraite irrémédiable, immédiate.
Depuis l'aube le canon retentissait du côté de l'Est et si, un moment, il s'était tu, depuis quelques instants, on recommençait à l'entendre. De plus, l'intensité des détonations, croissant de moment en moment, indi(piait bien que les troupes se rapprochaient de la frontière et que l'ennemi poursuivait. Rochambeau s'installa solidement sur r(;xcellente position (ju'il avait reconnue de longue main. Des hauteurs de Saint-Saulve, d'oii il dominait de plus de 30 mètres la route de Mous-, il était à même de surveiller tous
I. Mi'uioire «lonni- par lo iiiaivchal de Rucliauibeau sur l'oiivorlv.re ili> la c:iiii|>ai,Mii' (le 1792. (Archives histuruiiu's ilu Minislére île la Guerre. Armée <lu Non!. Hc-iistre A.b.i
•.'. I-i- |il:iliMu lie Saiiil-saulvi' cciiistitui- un triangle, dont la hauteur î^éoiiiélriiiue de Saiul-Saulve à Sebourg ou Sebourgiuau-x mesure euviron
les mouvements de Beaulieu. Sans doute un bataillon d'infanterie et quelques escadrons étaient un faible apjiuint pour arrêter un ennemi qui venait de contraindre à la retraite les S.UU») hommes de liiron. Le maréchal ne désespéra cependant pas d'y parvenir. Et, certes, le spectacle qu'il avait sous les yeux n'était guère fait pour lui donner espoir. En effet, il avait achevé à peine ses dernières dispositions, que déjà les premiers fuyards pénétraient dans Valenciennes, y semant l'épouvante et le trouble.
Toute la journée, la population assista au défilé d'une cohue d'hommes éperdus, égarés, dans la tenue la plus lamentable, et bientôt, la ville, « engorgée d'un chaos de troupes dans le plus grand désordre, de voitures de toute espèce, dételées et brisées sur les ponts », présenta la plus désolante confusion '.
Dans cette situation, les plus grands excès, des excès qui peut-être allaient égaler ceux de Lille, étaient à craindre. Heureusement, l'apparition des quelques troupes en ordre ([uo ramenait i')iron, la présence du général et des ofticiers en léte de la colonne vinrent rassurer les esprits et raffermir le courage des bons citoyens. Rochambeau, qui vit de loin rentrer ce détachement, put se rendre compte qu'aucun danger n'était immédiat, qu'il la vérité c 30U uhlans s'étaient familiarisés jusque sur notre territoire jusqu'à une demi-lieue do ^'ak'Iu■io^nes■- », mais ils suivaient notre colonne sans la harceler, et une simple démonstration de notre l" chasseurs commandé par le vicomte do Xoailles suffit ii leur faire reprondro la direction de la frontière.
A son passage à Saint-Saulve, Biron n'avait pu voir
tl kiliiiiii'lres. L'altilnilo s'rléve à .Mi iiii'lre!:. à Saint-Siiulvi'. ;i SI mètres, aii-clessns de Seliour-;. La balterif acinclli' île Ci-oix-tle-Dcuaii est ctjtwSl.
I. Méiiioii-t' doiint' par le inaivchal de Uocliamlii'aii, etc.
'i Mémoire duiiiie |)ar le maréchal de Uuchamlicau. etc.
LKS ori-:KATl(.>.\S |iK lilKdN STI; MiiNS I8:i
\o iiiaivclial, occiiix'' à doiuier des ordres au haut du villaj^e. 11 conliiuia son cheuiin vers Valeuciennes et pénétra dans la place avec la conviction qu'il allait y être assassiné. 11 s'en fut à l'iiôtel de ville « ouvertement, sans essayer de se dérober à la justice du peuple ou du soldat' » ; mais, comme nous l'avons dit déjà, le seul spectacle d'une troupe en ordre avait contribué à rasséréner les esi»rits; les soldats eux-mêmes étaient « plus disposés à écouter les conseils de citoyens prudents ou de chefs éclairés qui jouissaient de la confiance- »; finalement Biron put (^spérer qu'il n'aurait point le triste sort du général Dillon.
Toutefois, il était urgent de prendre des mesures au sujet des troupes qui erraient en ville dans le plus dangereux désordre, et ce fut pour provoquer à ce sujet les instructions du maréchal, que Biron se rendit immédiatement à Saint-Saulve.
On peut se figurer, sans grande imagination, les pénibles sentiments qui devaient animer Lauzun, on cette circonstance, on devine avec quelle mine piteuse il se présenta devant son chef après la conduite louche et dissimulée qu'il avait tenue à son égard. Il n'existe aucun document qui permette de rien avancer de positif k ce sujet ; mais les hypothèses les plus hardies demeurent très probablement au-dessous de la réalité. Cependant, il n'y avait plus rien à faire qu'à essayer de réparer le mal. Dès que l'ennemi n'était pas aux portes, c'est-à-dire dès qu'on n'était point contraint h enfermer les troupes dans la place, il convenait de les faire sortir le plus tôt possible d'une enceinte où leur agglomération tumultueuse constituait un danger. Rochandjoau domia ddiic des ordres immédiats pour que tous les
t. Biron à dp (iiavc. Ue Vnlciicieimcs. •,' mai. •J. UeUtiun de Foissac.
rég-inients ayant pris part à roxpédition de Mous fiissoiil dirigés sur le camp de Faiiiars. où les ofticiors les auraient sous la main et }K)urraienl les réorganiser.
LV'X(''Cution de celle prescrijilion n'alla pas sans difticullé. « Jusqu'au lendemain, écrit à ret égard Foissac. il l'ut très malaisé de disperser quelques corps dans les canlonnements, où ils ne voyaient point de sécurité parce qu'ils n'y voyaient point de fortifications' »; on parvint cependant à faire entendre raison aux récalcitrants, et encore qu'il fallut six jours pour les réunir sur les points désignés par le maréchal, on finit néanmoins par aboutir'. Le camp s'élevait derrière la Rhonelle, à 5 kilomètres au Sud de A^alenciennes et à 6 ou 7 au Nord du Quesnoy ; il était donc bien couvert, et par la rivière et par ces deux places ; de plus, Rochambeau détacha en avant de la Rhonelle un régiment d'infanterie, le iS\ et trois de cavalerie qui constituèrent un cordon difficile à franchir. Le général d'Harville eut le commandement du camp, Noailles celui de troupes de couverture '■.
Dès le premier jour nos cavaliers prirent le contact avec l'ennemi qui, alléché par son succès du 30, venait voir s'il pourrait le répéter. Cette fois, nos soldats firent bonne contenance et l'on rejeta régulièrement au delà de l'Aunelle les uhlans qui s'aventuraient à la franchir. Le 8 mai, le colonel du 18% de Tourville, ramena même très vigoureusement un détachement ennemi qui avait tenté de faire un <( hourra » sur Maubeuge'*. Cependant, en dépit de ces légers succès, tout le monde sentait la nécessité de ne rien