‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 83 sur 135 · A L ARMÉE DU CENTRE. — AL ARMEE DF NORD · texte numérisé non relu

A L ARMÉE DU CENTRE. — AL ARMEE DF NORD

main des doroutos de Mons et de Baisicux et il est temps que nous revenions à elle pour dire la conduite qu'avait résolu de tenir Rochambeau, après le doulde échec subi par ses troupes.

Cet échec, nous l'avons dit, demeurait une confirmation à la fois lamentable et concluante de la justesse des vues du maréchal, de la réalité des craintes jadis émises par lui, du peu de fonds qu'il était })ermis de faire sur le concours des lielges, enfin du danger de tenter une opération délicate, avec des troupes inexpérimentées, manquant d'ailleurs de tout le matériel qui })0uvait suppléer à leur infériorité morale. Toutefois, ces événements déplorables ne constituaient pas une satisfaction que pût accepter un soldat comme Rochambeau, et dès le premier jour, dès le 25, à l'heure même oii il avait reçu la fameuse instruction du 22, il avait résolu de se retirer.

<( Sire, avait-il écrit à Louis XVI, le 29 au soir, si nos ministres et celui des Affaires étrangères particulièrement veulent jouer toutes les pièces de l'échiquier et que je ne doive rester qu'un être passif, contrarié, et obligé de jouer tous les coups... d'a[)rès des courriers réitérés et contradictoires..., je supplie Votre Majesté d'accepter ma démission i... >■

Cette décision — nous venons de le dire — était arrêtée dans l'esprit du maréchal dès le 25 avril : elle avait été confirmée par les événements de Baisieux et <le Quiévrechain, elle fut prise irrévocablement quand il vit qu'il Paris on essayait de rejeter sur lui une partie de la responsabilité encourue par ses seuls lieutenants. Certains journaux à la solde d'un parti où Riron comptait l)eau<-oup d'amis, n'hésitèrent pas à charger Rochambeau de torts tout à fait imaginaires.

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