‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 95 sur 135 · I.'aKMKK Dr NORD sors les ordres DK l.r(M\N"F.R ■2.v · texte numérisé non relu

I.'aKMKK Dr NORD sors les ordres DK l.r(M\N"F.R ■2.v

qiio, dans la [daine l(el^'-(\ une altitudes de 15 mètres constitue un rcdief relativement considérable. On couvrait de là Condé et Valenciennes, on surveillait Courtrai, Bruges et Tournai. Le maréchal, sur l'avis des généraux (jui l'entouraient, notamment de La Nolie, Valence, Lanietli et IJerthier, résolut d'organiser à Maulde, non pas un camp temporaire comme celui qui y était installé, mais un établissement permanent pour (5.000 hommes. On devait en même temps recouper les parapets de la vieille redoute qui constituait alors toute la défense de Maulde, et ce fut Charles de Lameth qui fut préposé à la direction de ces travaux.

Cette visite terminée, le maréchal rejoignit ses troupes à l'Alêne d Or, et le lendemain, Tarmée se remit en marche, s'arrèlant , après une petite étape de 10 kilomètres seulenuMit, entre Orchies et Auchy, sur la route de Lille i)ar Ca[)elle.

Le 13, on se remit en route de bon malin ; on atteigidt à Pont-à-Marcq la route de Lille k D(juai,et i)endant qu'un détachement sous les ordres du général des Houx se dirigeait de lii sur Cysoing, où il allait prendre ime position de liane qui protégerait les colonnes contre une entreprise de Tournai, le reste des troupes continuait sur Lille. On j)assa à l'Ouest d'Ennevelin, au moulin de Fâches, à hauteur de Lezennes. En ce dernier point une fraction de la colonne fut détachée entre Anappes et Arcq pour garder, elle aussi, la route de Tournai tandis que la réserve et l'avantgarde poussaient just^i'à la Marquette, entre Lille et Waimbrechies, et que le reste des troupes avec le (piartier général s'installaient dans le faubourg de la Magdelaine, au Nord de la place.

Ce fut à Lille, le 13 au soir, (jue de Grave, l'ancien ministre de la Cuerre, qui venait de Paris avec mission d'ijispecter les troupes de la frontière, ren-

•2\'t ]..\ l'REMIKRK INVASION I)K l,A HEI-OIQUF:

(•(tiili'a raniiée «lu .\(»ril. CcUe mission du ^iMiéi'al do (Irave, Luckiior Tavait provoquée à diverses rejjrises ', «[iiand il avait (ïoinandé l'envoi de commissaires spéciaux chargés de constater le dénuement des troupes, de préciser les responsabilités et de châtier les prévaricateurs-. De Grave était porteur d'une lettre qui l'accréditait auprès du maréchal'', des généraux Lafayette et La Morlière, commandants des armées «lu Centre et du Rhin, comme inspecteur général ayant pleins pouvoirs : il fut reçu en cette qualité^. Fût-ce la présence du général de (irave et les nécessités de son inspection qui arrêtèrent la marche de l'armée, iïit-ce le besoin de se recueillir avant d'cntr<M- en pays ennemi, fût-ce le mauvais temps; il est certain que Luckner perdit k Lille trois j(jurs précieux, puisqu'il s'agissait de surprendre l'ennemi. On profita cependant de ce séjour pour apportera l'organisation du train quelques améliorations indispensables ; également on entra en pourparlers avec les agences d'éniigrés belges pour savoir la coopération qu'on pouvait attendre d'elles dans l'invasion. Deux de ces agences étaient alors en pleine activité, l'une à Valenciennes, rue de Mons, n" 8, sous la direction d'un réfugié, Yan Miert-Duquesne, qui portait le titre «le « commandant des volontaires k cheval de la ville de

I. Nntaiiimonl fl;iiis Irs lettres îles -^ti mai, à Diiinnurit'Z : vJS mai. -W mai, 7 juin à Scrvaii. elf.

•2. Archives historiques de la Giiene. Année <lii Noid, mai I7;i'?. I.iickiier à Servan, 2S mai.

:î. -Vrchives historiques de hi Guei're. Armée du Nord, ai'inées du Centre ri du Uhin. juin I7'J2. Servan à Luckner, Servan à Lafayette, Servan à La .Moriii'ii». 1 1 juin.

i. l\ n'est (loue i>as exact de dire, comme le fait PfeitIVr (|i. ôtiV que de (irave •• n'eût à laruK'e de Luckner i|ue la situation d'un simple maréchal de camp ■■ (ht' (Irave nahm im Luckners lleer die stellnnt; eines niarech.il de c.iinp ein). Il est erroné éfialemenl de pn'-tendre qu' "il fut enroyr k Paris ji.irtei- les déi>èches de rarmi''e ■■. De (irave. en rentiant à Pai'is, sa nussion tei-minée, conxi-ntit à si' cliariji-r des dépèches du maréchal, ce qui est bien ilitTc-renl. « M. de Grave, écrit Luckner, le 17 juin, à Dumouriez, i/iii '-l'ut bien se r.hnnjer de ma lettre, était j)résent, etc) U ne peut demeurer aucun doute.

1, ARMFF-: DI" NORD SoCS I.F^S OIîhURS DK I,I'(M<NKR ÙX)

Moii.s « ; raiiUc ;i Lille, ruo do la \"i('ill('-C()nié(lie, dans la maison de la veuve Rigaud. On trouva dans ces agences une quantité de j)roclaniations tout inipriniées aj)pelant les IJelges ii la révolte, et Ton s'occupa de les faire distribuer' dans les villages de la frontière '.

('e|iendanl.le 16, dans la iniil, rarn)éere(;ut Tordre de se tenir iirète h niarclierii Tauhe du 17, et efi'ectiveinciit elle reprit son niouvcMuent en avant au jioint du j<>iu-, précédée à dislancc })ar son avant-garde.

I. Notaimiifinl celle qui pin-le en titre : •• Avis du comité lielp; si'-inil ;'i Lille" et qui eoimneiire p.u- ces imits : « Palriiiles helfiesl mettez vos iiriiies en i-lal : |iri>curez vons j)ien vili' des iniiiiili'His de u'iiiMie de tniitc espèce... etc. •■.

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