LA DECLARATION DB GUERRE
Le 40 août, deux jours après que la majorité de TAssemblée a refusé de mettre Lafayette en accusation, éclate l'insurrection populaire. On connaît les incidents de cette décisive journée que les contemporains nommèrent la journée de la Saint-Laurent : l'assaut des Tuileries, le massacre des Suisses, Louis XVI réfugié avec sa famille à TAssemblée dans la loge du tachygraphe, la foule victorieuse entrant dans la salle des séances et imposant sa volonté. L'Assemblée, réduite à 284 membres, suspend le roi et convoque à Paris pour le 20 septembre une Convention nationale chargée d'assurer la souveraineté du peuple ; elle confie le pouvoir exécutif aux ministres; Roland, Glavière, Servan reprennent possession de leur département. Quarante jours plus tard les envahisseurs s^arrôtent sous le feu des canons leValmy. Nous sortons d'une crise violente, écrivait edors un habitant de Port-Louis à l'un de nos résidents aux Indes ; le roi de Prusse, à la tète de 80,000 hommes, est «atré en France; maître de Longwy et de Verdun, il marchait sur Paris; la France entière s'est levée, l'ange tatêlaJre qui veille sur nos destinées a détourné le coup que voulait nous porter le despotisme; une maladie contagieuse a détruit une partie de l'armée prussienne; la bonne conduite de nos troupes a fait le reste K
> Vinson, ]S£4lange8 de linguistique et d^anthroj^ologie, 1880, p. 31, sttoe du 25 octobre 1792.