‹ La première rédaction des Confessions (livres I-IV);Chapitre 112 sur 125 · S'il y a désormais quelque chance... A. de Bougy · texte numérisé non relu

S'il y a désormais quelque chance... A. de Bougy

Fragments, p. 5o ; Vojage^ p. 373.

8. Et quand mon innocence... A. de Bougy, Fragments^ p. 53, 54; Vojage^ p. 375.

Mais les n°^ 4-8 font partie de la série de notes écrites sur des cartes à jouer ^; ce sont des réflexions pour une préface (1777) des Rêveries^ ^ à laquelle l'auteur a ensuite renoncé. D'autre part, rien ne prouve que les n^^ 2 et 3, qui ne se trouvent pas dans les mss. de Neuchâtel,

1 Recherches, p. 5g, 40.

2 La plus grande partie («Je dis tout naïvement...») de ce fragment se trouvait déjà dans les deux volumes d'Alfred de Bougy, J. J . Rousseau, Fragments inédits, suivis des Résidences de Jean-Jacques, i853, p. 5i ; Voyage dans la Suisse française et le Chablais, 1860, p. SyS. — De même, la fin (« Il n'y a plus ni affinité, ni fraternité...») du n° 5 : Fragments, p. 53; Voyage, p. 3j5.

3 Bibl. de Neuchâtel, ms. 7872, — Le n» 6, «Ne viendra-t-il...», n'existe pas dans ce dossier.

* Le début de la carte i (Jean-Jacques a numéroté lui-même les huit premières cartes) suffit à l'établir: « Pour bien remplir le titre de ce recueil, je l'aurois dû commencer il y a soixante ans, car ma vie entière n'a guère été qu'une longue rêverie, divisée en chapitres par mes promenades de chaque jour.» (A. de Bougy, Fragments, p. 49; Voyage, p. 372.) — En tête de la carte 17, qui contient quatre pensées, il y a ce titre : Rêverie. Sur la carte 27, à laquelle Rousseau avait donné un second n" I, quelques notes au crayon esquissent une sorte de plan provisoire. On y lit : « i. Connois-toi toi-même. — 2. Froides et tristes rêveries. — 3. Morale sensitive », etc. — Cf. dans la carte i : « Je m'attends à voir mes rêveries devenir plus froides de jour en jour. »

LES ÉBAUCHES

fussent destinés aux Confessions. Reste le n** i, « Solitude chérie...», qui va nous entraîner à une courte digression.

Dans le volume ms. qui porte à Neuchâtel le n° 7843, on lit (fol. 10 r°) un morceau publié par G. Streckeisen, p. 354: «Consumé d'un mal incurable...», que Jansen^dit appartenir à Mon Portrait. Notre regretté collègue n'aurait probablement pas formulé cette assertion s'il avait su que ces lignes étaient précédées d'un titre, De l'art de jouir, omis^ par l'éditeur.

Sur la même page vient ensuite le morceau « Solitude chérie^...)), qu'il convient donc de rattacher, non aux Confessions, mais aux notes préparées pour VArt de jouir.

Il faut, je crois, assigner la même destination aux onze fragments * qui occupent la page en regard (fol. 9 v""). En voici la liste ^:

V I. — «Voyez à table un convalescent, dévoré d'un

1 Recherches, p. 33.

2 En outre, p. 354, 1. i3 : « de la terminer», lisez <i'en trouver le terme ; — 1. 19 : « belle», lisez douce. — A la fin, 1. 21, il y aurait encore quelques mots à ajouter: « Mais quoi, j'entends tous les jours les heureux du monde... »

3 P. 354, 1. 21 : «je viens passer», lisez je passe; — 1. 23: «eau», lisez eaux; — p. 355, 1. 3, 4: «Je fuis le commerce des hommes, je m'éloigne», lisez Le commerce des hommes m'éloigne .

Les mss. de Neuchâtel offrent d'autres notes sur ce sujet. Ainsi dans le n° 7840, fol. 59, sous le titre « La solitude» (Rousseau avait d'abord écrit : De la solitude), on lit cette phrase inachevée : « Êtres inanimés que j'ai préférés à la société des hommes... », et sur la page en regard : « Si sous le chêne où reposera ma cendre. . . »

* Selon son habitude, Rousseau a isolé chacun d'eux par un trait. Lorsqu'il voulait répartir entre divers dossiers des notes ainsi disposées, il les découpait en suivant le trait avec des ciseaux. — Plus loin, p. 238, 244, 245, 262 et suiv., j'indique par un filet ces barres de séparation.

5 Les n** 1-3, 6-10, dont je donne le texte, sont inédits.

APPENDICE I

appétit qu'il est forcé de contenir, savourer avec volupté tous les morceaux qu'il se permet et compter avec ^convoitise ceux qu'il peut se permettre encore. Il assaisonne chaque morceau d'une plus grande mesure de plaisir qu'un autre n'en *met à tout un repas: en mangeant la moitié moins que vous, il jouit au double.»

2. — ((A ^mesure que la représentation s'avançoit, l'in-^ térêt et l'attention croissoient; un léger murmure animoitié silence sans l'interrompre. Les applaudissement bruyans dont la présence du Souverain empêchoit l'éclat ^n'étouffoient point les endroits les plus agréables et se changeoient en un frémissement de plaisir et d'approbation ^cent fois plus flatteur. J'entendois les mots charmant et délicieux partir à demi-voix de toutes les loges, et je remarquai très-distinctement dans celle du Roi une agitation qui n'étoit pas de mauvais augure.. Enfin au moment de l'entrevue des deux amans, où véritablement la musique a, dans sa simplicité, je ne sais quoi de touchant qui va au cœur, ^je sentis tout le spectacle pâmé dans une ivresse à laquelle ma tête ne tint pas. »

3. — ((Mon cœur est à l'étroit dans les bornes des êtres; j'étouffe dans l'Univers, je voudrois m'élancer dans l'infini. »

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