‹ La première rédaction des Confessions (livres I-IV);Chapitre 123 sur 125 · facile à reconnoître. — Édit. : aisée à reconnoître · texte numérisé non relu

facile à reconnoître. — Édit. : aisée à reconnoître

92 (et G. 218) : des dettes criardes. — M. P., Ch., H. n9 : de dettes criardes.

94 : Tous les objets que je passois frappoient ma vue. — G. 224, M. P., Ch., H. 122 : Les objets frappoient ma vue.

Enfin voici, pour les mêmes livres, quelques erreurs^

1 II va sans dire qu'on en découvrirait d autres dans le reste des Confessions. Au livre X, p. 38i, j'en aperçois deux par hasard : 1. 33, trèsélégante, lisez très-galante^ et 1. 38, manière, lisez façon.

APPENDICE II

particulières à l'édition Hachette \ ou qui du moins n'existent pas dans G., M. P., Ch.

Livre I. — Page 4, ligne 22 : et impatient, supprimez et: — P. 6, 1. 35 et 36 : Gauthier, lisez Gautier. — 14, 44: mince, 1. minces. — i5, 3i: marqué, 1. marquée. — 18, 19: auprès, 1. près. — 19, 25: les dames, 1. des dames. — 20, 46: et je fus dès lors, 1. et dès lors je fus. — 21, 19: ma révérence, 1. la révérence. — 21, 23 : et que, 1. ou que. — 22, 37: touchoit la, 1. touchoit à la.

Livre IL — 33, 3 : de livres, 1. des livres. — 36, 43 : à en juger, 1. à juger. — 39, 19: dans la, 1. de la. — 40, 33 : en conversations^ 1. en conversation. — 41, 27 : et qui paroissoient, supprimez et. — 41, 3o: qui sembloient, 1. et qui sembloient. — 43,9: vous ne courrez, 1. vous ne coure^. — 43, 16: si bien, 1. si loin. — 45, 35: je jujeai, 1. jejugeois. — 49, 24: d'aller et de venir, 1. d'aller et venir. — 54, 25: sa réponse, 1. ma réponse. — 55, 5: les honneurs, 1. ses honneurs. — 59, 32: à votre place. Voilà tout. » 1. à votre place. » Voilà tout. [Cf. N. 122.]

Livre III. — 68, 5: les vers, 1. des vers. — 85, 8: en prière, 1. en prières. — 91, 6: la fête, 1. les fêtes.

Livre IV. — 93, i3 : tout le fruit, supprimez tout. — 94, 11: mieux su, 1. su mieux. — 94, 36 : sa fantaisie, 1. ses fantaisies. — 95, 14: que j'habite, 1. où j'habite. — 95, 41: mi-jambe, 1. mi-jambes. — 97, 18: pas du tout, 1. point du tout. — 100, 25: admiroit, 1. animoit. — io3, 22: les jouissances, 1. des jouissances. — ii3, 7 : à un tel point, 1. à tel point. — 11 3, 38: autant qu'on dit, 1. tant qu'on dit. — 11 5, 22: Ah! si, 1. O si. — 116, i5 : qui n'étoit, 1. qui n'étois. — 118, 3: mes repas, 1. des repas. — 120, 2: couleur de roses, 1. couleur de rose.

1 Si je les énumère ici, c'est parce que l'édition Hachette, qui demeure la moins bonne, est en même temps la plus répandue et que, depuis quelques années, on a pris l'habitude de la citer, pour uniformiser les renvois.

APPENDICE III

Mon Portrait.

Les trente-sept fragments connus sous ce titre ont été, pour la plupart, publiés^ à trois reprises^, mais d'une manière si peu satisfaisante que je ne crois pas inutile de les donner de nouveau, plus exactement et plus complètement. Ils sont écrits sur 24 feuillets ou morceaux de papier^, tous aujourd'hui réunis, sous le n° 7866 (Bibl. de Neuchâtel), dans une chemise qui porte la suscription autographe : Mon Portrait^. Leur lon-

1 Deux sont inédits (n°= 6, 20).

2ParJ. Ravenel en 1884, G. Streckeisen en 1861, J. Sandoz en 1 861 . Voy. Annales^ t. I, p. 194-196. — Il m'a semblé superflu d'indiquer quels sont les fragments que chacun de ces trois éditeurs a imprimés ou laissés de côté, ni de relever les fautes de lecture, dont les plus notables ont déjà été signalées, ibid.^ p. 196, n. i. Je dirai seulement que G. Streckeisen, dont l'édition est plus connue que celles de Ravenel et de Sandoz, a omis les n"' 9 recto, 10 § i, 11 § 2, i4§ 2, i5, la seconde moitié (« Quant à la véritable amitié. . . ») du n» 16 et les dernières lignes (c(Au reste, mon opiniâtreté...») du n» 22, sans compter les n"* publiés pour la première fois par A. Jansen ou par moi.

3 Les plus petits (n»M, i3) mesurent, en millim. , 26-27 X 93-ioi , Sô-Sy X 84-93, les plus grands (n»* 21, 7) 196 X 1 20-1 21, 186-187 X 116. — Huit (n«* 3, 9-12, 14, i5, 22) sont des feuillets de 99 x 96-97 millim., provenant de petits cahiers d'un papier roussâtre, qu'on retrouve dans le dossier 7873 [Le petit Savoyard^ ou la vie de Claude Noyer) . — Dixhuit (n»' 1-4,6-8, 10, II, i3-i5, 17, 18, 20-22, 24) sont blancs au verso.

* Le dossier 7866 comprenait encore trois fiches étrangères au Portrait : l'une d'elles, d'une écriture inconnue (« Celse dit dans sa préface...»), a été imprimée par J. Sandoz. Elles sont maintenant placées dans le dossier 7872.

APPENDICE III

gueur est très variable, et aussi leur aspect, ces minutes offrant plus ou moins de ratures.

Six de ces papiers ^ étaient placés auparavant dans le dossier 7871, et c'est pourquoi G. Streckeisen en avait publié trois ^ sous une autre rubrique^ de son livre. Jansen, qui les a reconnus, en a lui-même imprimé* un ou deux autres^. Mais deux pensées^, que Jansen faisait aussi rentrer dans le Portrait^ ne lui appartiennent pas, comme je l'ai expliqué (p. 229, 227), et il en est de même d'une troisième'^, qui, écrite sur une carte à jouer, se rattache à la Préface des Rêveries.

On ne saurait adopter la date (décembre 1764) que Jansen^ a donnée à ces esquisses. Au moment où Rousseau s'en occupe, il est ce à la campagne» (p. 270), et s'il parle (p. 272) d'une «carte de Paris » qu'il porte dans sa poche, c'est un souvenir du passé, un retour à l'époque où il avait à chercher des adresses dans les rues de la capitale. D'ailleurs il pense très certainement au Contrat social, lorsque, sans le nommer, il dit (p. 275): ((Voici le premier ouvrage que j'ai divisé par chapitres. »

Le 3i décembre 1761, Marc-Michel Rey avait engagé Rousseau à écrire sa F/V, pour la placer en tête d'une édition des Œuvres. Dès le 6 janvier 1762, le philosophe répond à son libraire, en présentant une

1 Nos I, 4-6, 19, 20,

2 N"' 4, 5 (en partie), 19.

Pensées détachées (p. 352, 35 i).

4 Recherches, p. 33.

^ N"' I, 5 (en entier), Voy. aussi plus haut, p. 232, n. 8.

6 «En me disant, j'ai joui...» — «Consumé d'un mal incurable...» (G. Streckeisen, p. 354.)

^ « Il n'y a que moi seul au monde qui se (sic) lève. . . » (A. de Bougy^ Fragments^ p. 52; Voyage, p. 374; — G. Streckeisen, p. 366).

8 Recherches, p. 3i, 32.

MON PORTRAIT

objection^, et le 23 du même mois, sur de nouvelles instances de Rey (i8 janvier), il s'exprime ainsi ^:

Il y a pour la publication de ma Vie, même après ma mort, de grands obstacles qui ne sont pas faciles à lever, mais ne pourroiton pas faire quelque chose d'équivalent, qui satisferait de même la curiosité du public, et pourroit contenter également l'honnête désir que vous avez d'honorer ma mémoire ?

A mon avis le passage que je reproduis en italique s'applique probablement au Portrait. En janvier 1762, Rousseau corrigeait les épreuves du Contrat social^ en sorte que l'allusion aux chapitres de ce livre devient toute naturelle.

Peut-être songeait-il déjà à son projet quand il remerciait (12 septembre 1761) le P. Deschamps, qui lui avait envoyé un portrait écrit :

Je vous aimois sur vos lettres : je vous aime encore plus sur votre portrait. Je ne me défie pas même beaucoup de la partialité de l'Auteur, précisément à cause qu'il dit de lui sans détour le bien qu'il en pense. Je me souviens que vous m'avez loué d'être modeste ; à la bonne heure, mais je vous avoue que j'aimerai toujours beaucoup les gens qui auront le courage de ne l'être pas. Je suis persuadé que vous ressemblez à votre portrait et j'en suis fort aise. Au reste, je suis persuadé qu'on est toujours très-bien peint, lorsqu'on s'est peint soi-même, quand même le portrait ne ressembleroit point'.

Sans exposer ses motifs, M. Gustave Lanson est arrivé aux mêmes conclusions, puisqu'il date Mon Portrait du temps où le philosophe « habite les environs de Paris et se croit près de mourir (1761-62)*.))

1 Bosscha, p. 129,

2 Ibid., p. 134.

3 Emile Beaussire, Antécédents de Vhégélianisme dans la philosophie française. Dom Deschamps, son système et son école. Paris, i865, in- 12, p. 162, i63 .

* Article «J.-J. Rousseau» dans La grande Encyclopédie, t. XXVIII [1900], p. 1068.

APPENDICE III

[i.]^ Lecteurs, ^je pense volontiers à moi-même et je parle comme je pense. Dispensez-vous donc de lire cette préface si vous n'aimez pas qu'on parle de soi.

[2.] J'approche du terme de la vie et je n'ai fait aucun bien sur la terre. ^J'ai les intentions bonnes, mais il n'est pas toujours si facile de bien faire qu'on pense. ^Je conçois un nouveau genre de service à rendre aux hommes : c'est de leur offrir l'image fidelle de l'un d'entre eux, afin qu'ils apprennent à se connoître.

Je suis observateur et non moraliste. Je suis le Botaniste qui décrit la plante : c'est au Médecin qu'il appartient d'en régler l'usage.

Mais je suis pauvre, et quand le pain sera prêt à me manquer, je ne sais pas de ^moyen plus 'honnête d'en avoir que de vivre démon propre ouvrage ^

1 Les n"' entre crochets sont ceux que portent aujourd'hui, après un nouveau classement (août 1909), les 24 petits papiers du dossier 7866. Je donne ces derniers tels qu'ils se présentent, sans les morceler lorsque deux ou trois fragments, séparés par un blanc ou par un trait à l'encre, se trouvent sur le même papier. Seuls les n»' 5 et 9 auront leur contenu réparti en deux endroits, p. 264, 278, 266, 269. — Ordre adopté: 1-9 r°. «Préface» ou introduction. — 10-12. La société et la solitude. — 9 v", i3-i6. L'amitié, les faux amis, les bienfaits. — 17- 19, 5 r°, § 2, 20-23. Particularités du caractère. — 24. Réflexion isolée.

^ je pense {A) f aime à penser (B) beaucoup à.

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