‹ La première tentation de Saint AntoineChapitre 73 sur 81 · Pases 31 et suiv. du manuscrit de · texte numérisé non relu

Pases 31 et suiv. du manuscrit de

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IVonl I;i Iioiiclii' dllxc i|iii s'y colliiil. \\\\r lui passait la main Mir If \ isn^o , ri il> (ItTonN iMiml dans leurs rr-;ii(l< dc^ |)('r>|)ectives îiussi douces qiK^ dans l'Iiori/oii (('doslc qu'ils avaient perdu... Si lu savais conime elles s'entendent à panser les douleurs et eoniiue les anieituines les plus fi-oidcs se touilent sous liMir sourii'e! (l'est à cause d'elles (jue naissent les méhmcolies de la vie , soit <|u'elles les provo([uent ou les éloignent, — et, de sa pente native, toujours, le eeeur de Ihoniine ira -e déversant dans celh' lendresse...

LA rOLKUE

11 te talluil monter à cheval, avec le casque en tèle et une épée longue battant ton mollet nu, ou liien, portant sur ton dos les pienx ferrés, tu aurais chanté dans les rangs avec tes hardis compagnons... [n au l'ai s marché sur les grandes routes du monde, traverse les forets sombres, campé' sur la bruyère et bu l'eau des lleuves barbares; tu aurais assiégé les châteaux loris, abattu les grandes [)ortes des capitales, tu aurais cassé, du bois de to lance, les mos(«ï(jues des palais...

LA i.rxi KI-:

Et traîné par les cheveux les belles étranuères. ..

L'ORGUEIL

Qu'il est beau, le A^ainqueiir, entrant dans des] villes, au son des cuivres, quand on monte sur les] maisons pour voir son visage I

ANTOLNE

J'élais trop faible pour porter la cuirasse î

LA LOGIQUE

Tu portes bien le cilice I

L'ORGUEIL

Si Foi'gueil de ta dévotion ne t'avait pas jet^ tout enfant dans l'ignorance qui t'enferme , ti serais un sage, un docteur; tu pourrais, accroupi au pied des colonnes, et, déroulant sur tes genoux les écrits des sages, suivre du doigt dans l'histoire la marche des empires, dans les cieux la course des planètes! Ta vie, doucement, se fût écoulée en lisant et comme un livre elle-même, dont les jours auraient fui plus rapides que des phrases, sans t'inquiéter du tout de la quantité des pages qu'il te restait à tourner...

La science, aussi, a des spasmes fous et des enchantements sans fin. Depuis qu'ils sont à la traire, aucun homme encore n'a tari sa mamelle. ^

I |{ Al.MKNTS 2..1

Sous son baiser (.raiin>iir, de-; illmniimlions ina^iiili(iues auraitMil llainlx' dans l;i Irtc, dû l'idi'i', coiiiiiu' une lorclio sur les onde>, cùl balancé, en des profondeurs limpides, sa lufur ('lar^ii» et ses ;ti;^i'elleb nîulli[)liées. . .

Éperdu, dans Tonibri». le niuude, eu ba>, aurai l passé sans bruit 1

LA FEMME AU POIGNARD vient sourire au nez de saint Antoine, tourne la tête de côté et montre ses dents, en roulant des yeux.

Je suis l'Adultère ! Le cœur de riiomme se trempe à mon haleine et toujours je voltige dans les sommeils, tel qu'un papillon renfermé dans la moustiquaire des lits. D'un bout du monde à l'autre bout, j'attire les corps qui doivent se joindre. Entre les volontés, se glisse ma fantaisie, et, jusque dans l'amour heureux, je creuse des abîmes, où tournoient d'autres amours!...

T'ont-ils conté ce qu'ils rêvaient, les adolescents pensifs?

L'épouse se relève nu-pieds et s'avance à tâtons dans le couloir obscur. Sa chemise, humide de la moiteur de son corps, agite, en passant, la flamme

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