Pages 269 et suiv. du manuscrit de
rHAC.MKNTS 2,3 ;j
de la voillciisc rrissonnaiilc Kllc sonril, ri, |<. iloij^t sur la IjdiicIic, l'ail sij^iic (ju'cllt' a |M'iir (h» rciifani ([ui se n'iourne en son bercejui.
Je me délecle dans lu suavilé des pcriidies i^noré(»s ! A moi les enlacements ('iniis, U's j^rands baisers au clair de lune, el les hclh^s fiiiU^s ;i (ijivers champs, avec des galops fous, du vent dans les manltniux et des étieintesqui ncn finissent pas. Je possède aussi les IVéndsies qui traînent le crime, les })Iiiltrcs, les suicides et les lâches poisons versés par des mains douces!...
LA FEMME AU BANDEAU DÉNOUÉ frappe dans ses raains
et crie :
Je suis la Fornication. Les i'ourmilières {^rouillent d'amoui", la femelle du léopard piaule dans les bambous et la rauque prostituée chante à voix basse des mois impurs sur le seuil de sa maison... (i'est l'heure où s'allument les lampes, que balance au plal'ond le vent chaud des nuits d'été. Voilà que se léfont les vêtements et que les femmes nues s'étalent sur les grands lits!... Déroule ma chevelure et tu verras comme elle esc longue! J'ai la lai 11»^ mince, le flanc large. Mieux qu(^ l'acier bondit mon jarret souple et je fais craciuer nus os, (juand je me renverse sur les hanches. A mon chevel, fume la coupe des enchantements, dont il suflit d'avoir bu pour n'en pas perdre le goût. Je me sers des parfums qui mettent en amoui*, ri les rouges phallus se dressent dans ma main... Viens
dans les bois sacrés pleins des senteurs du mélèze î Nous nous coucherons au soleil, nous roulerons notre délire au pied des idoles peintes I...
LA FEMME CRÉPUE se traîne sur sa croupe.
Je suis rimmondicité, la déesse des caprices obscènes et des accouplements bestialitaires.
J'ai vu, dans les villes, des femmes pâles qui languissaient pour d'autres femmes, des enfants tout en pleurs parmi la caresse des vieillards et des jeunes hommes qui marchaient comme des filles et* qui souriaient au coin des rues. Ce qu'il me faut, c'est la porte bien close, pour accomplir les lubricités. J'aime la bouffissure des tissus, les exagérations d'organes, les heraiaphrodismes monstrueux, la sueur aigre, les dégoûts irritants.
Au delà des voluptés, gît Ja Volupté!... Il est large, le cercle des joies inconnues! Comme l'esprit, Ja chair est infinie, et, depuis qu'ils la creusent, les fils d'Eve n'en ont pas trouvé le fond!... Arrive, arrive, regarde donc! De ma poitrine pendent mes mamelles! Comme un flot, monte et s'abaisse mon ventre gras, à deux mains je manie mes chairs!...