X ' A QUI S'ADRESSE
abordée par un singulier compagnon : le juif-errant. Ils se regardent et se disent : unissons -nous.
« Je commence le tour du monde, ajoute, avec un empressement juvénile, la Révolution.
« — Il y a dix-huit siècles que je l'accomplis, répond le juif-errant ; je te guiderai !... »
Depuis lors, tous les continents et tous les peuples les ont vus passer ensemble.
Cet apologue suffit à faire comprendre la rapidité d'accroissement qui s'est manifestée dans la prépond(V rance juive.
Evidemment, les Juifs avaient tout à gagner dans la compagnie de la Révolution, ils n'ont plus besoin de discuter, comme jadis, pour leur mode d'existence, auprès des gouvernements : la Révolution discute en leur faveur. Ils ne batailleront plus comme au temps du moyen âge, elle bataille pour eux. Ils n'ont qu'à laisser faire leur jeune et sauvage alliée, qu'à l'exciter seulement quand elle n'avance pas assez vite à leurs côtés : marche, marche 1
A l'heure où nous traçons cette préface, la prépondérance juive (pour ne parler que de son développement en France) se trouve énergiquement décrite dans ces réflexions du journal l' Univers^ à propos de la circulaire du grand rabbin de Paris sur le centenaire de 1789* :
t Dam cette circulaire adressée à mi coreligiooDairet, en date du 3 mai, M. Zadoc Kahn, grand rabbin de Parie, annonce qu'un MrTJce public
L'HOMMAGE DE CB LIVRE xt
« En Franco, les Juifs ne sont-ils pas chez eux ? Ils n'y sont que depuis cent ans, et déjà ils l'ont à moitié conquise. Bientôt elle sera à eux tout entière. Ne possèdent-ils pas aujourd'hui la terro, l'argent, l'influence ? Ne disposent-ils pas du gouvernement et de la presse? A l'heure actuelle, M. de Rothschild et ses coreligionnaires sont plus maîtres eu France que le Président de la République et ses ministres. Ils régnent à la Bourse, et ce palais là, c'est le vrai centre du pouvoir et de l'action '. )>
Quel chemin parcouru, grand Dieu! de l'acte de naissance présenté plus haut, à cette main-mise sur le gouvernement de la France !
Mais les fils d'Israël ont dressé eux-mêmes le barrage de bois qui subjugue et humilie toute prépondérance : la Croix !
Elle seule peut être, contre eux, le salut de la société moderne, et leur salut, à eux, dans la société moderne.
d'ftclioDi d« grAcei Mra célébré dtoB toulM !•• «joagoguM fraocAÎM* à l'oceaiioD d«i fé(«i du Cenlenair* d« 1789. i Journal VUnivtrt, il mai 18S0.
Lyon, le 6 octobre 18A0.
LA
PREPONDERANCE