DANS L'OUVERTURE
D'UN CONCOURS A MET2 EN FAVEUR DES JUIFS (l70BI7ft)
I. Contraste douloureux qui, A partir de la révolution de 1789, va romplir l'histoire du peuple franc^ais et prendre des proportion» toujour» croisgontes : le Christ rejeté et Ui juif» admit dam la tooiété. — II. Pareil contraste oe pourra 6:re I>08ë par un li grand peuple qu'outont qu'un breuvage em|K)isonnè et assoupissant lui aura préalablement onlevë la claire vue de ce qu'il va faire. Que! est ce breuvoget Le libéralisme révolulionnairo. — III Premier essai public du libéralisme dans un concours ouvert en faveur dos juifs dans la ville de Metz, en 1788. — IV. Sigiiiûcalion du choix de Mets pour ce concour*. — V. 8a tenue et sa durée. Dangers qui a'jr révèlent. — VI. L'abbé Grégoire, curé d'£mbennéiiil pr*s de LuuéviUi», s'jr fait connaître et obticut lo palme.
Deux faits d'uno incalculablo gravité so juxtaposent au début de la Révolution française : le renvoi du Christ et l'admission des juifs.
La rr^pondirance Juive.
Racontant tout au long de ce livre, clans les plus minutieux détails, la manière dont ces deux f;)its ont été amenés et se sont produits, nous nous bornons ici à présenter leur formule précise :
Premier fait historique : Le Christ rejeta en tète de la Déclaration des droits do r/tomme ;
Second fait historiquo : Les juifs admis dans la société f en vertu de cette niéme Déclaration des droits.
Ces doux faits, encliaînés l'un à l'autre, rappellent un contraste douloureux du passé : la préférence donnée à Barabbas sur Jésus ; conséquemment réchange do Jciarabbas contre Jésus, puisque l'auguste fils de David ppartenait, en propre, au peuple d'Israël, par son sang, ses miracles, son patriotisme. Ils rappellent cette préférence, cet échange ; hélas ! ils devaient au!»si faire entrer le peuple français dans des phases de déception, de décadence et d'appauvrissement, où les juifs ont marché les premi(M's.
Un mot sur cette primauté malheureuse :
L'immense clameur : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants l n'a pas été, pour le peuple juif, l'épisode le plus calamitcux de la Passion, quoiqu'il ait été le plus grave. La raison en est qu'ici -bas le sang du Christ n'exclut personne de ses efduvos de miséricorde et de tendresse. Il purifie, en rosée d'amour et de rafraîchissement, les juifs aussi bien que n'importe quels autres hommes, dès que ces pauvres aveugles, se souvenant de la bienheureuse Passion (suaves et consolantes expressions de la sainte Liturgie*), cou-
t Cfn purultil ftout inscrites au Caiiuii d« la meMc. Le prêtre lei prononre iinnietliatemeat aprui la Gonaécralioo, eu iiréneuce du précieux Saog.