‹ La prépondérance juive, d'après des documents nouveauxChapitre 4 sur 71 · EN KAVEUIX DES JUIFS · texte numérisé non relu

EN KAVEUIX DES JUIFS

sentent à profiter du sang divin. L'épisodo le plus calamiteux do la Passion, source d'ignominies et de désastres pour le peuple d'Israël, a été la préférence donnée à Barabbas sur Jésus.

Le Juste, le bienfaiteur de la Judée, est mis eu parallèle avec un infâme voleur et assassin. Une indescriptible vocifération désigne la préférence : Barabbas l Pilate insiste pour donner aux juifs le temps do revenir sur leur choix. Avec plus do fureur-, ils lui répondent: Pas celui-ci, mais Barabbas! Ces hommes, dont l'exaspération ne connaît plus de bornes, ne daignent même pas dire Jiî:sus, -prononcer son nom, tant il leur semble que le prononcer souillerait leur bouche; ils s'écrient : Celui-ci 1 non, nous n'en voulons plus; c*est Barabbas que nous choisissons I

Les résultats do l'échange ne so sont pas fait longtemps attendre. Autrefois, Israël était une nation très noble, ayant grande figure, nonobstant ses défauts combattus par Moïse et les Prophètes. Mais si, depuis dix-neuf sièclos, 6 Israélites de la dispersion, vous avez été réputés pillards et trompeurs, si vous avez été considérés comme gens do rien et do rapine, si Taccusation d'homicide contre les chrétiens vous a été même, parfois, adressée, vous supportez, en cette transmission dégradante, la conséquence du choix fait par vos ancêtres, devant Ponce-Pilate. Au royal fils de David, n'ont-ils pas préféré un voleur ; au sceptre, n'ont-ils pas préféré des fausses clefs ?. . .

Une préférence, non pas aussi catégorique, amenée peut-être subrepticeoient, mais non moins déplorable»

devait, un jour, s'étaler dans l'histoire du peuple de France. Elle devait, éj^^alement, impliquer un échange. Nous l'avons désignée ainsi : Le Christ rejeté et les juifs admis dans la société. On avait crié en Judée : Grâce pour Barabbas, mort au Christ 1 On devait décréter en France : Renvoi du Christ, entrée des juifs! Les lois ont été l'expression de ce contraste lugubre. Les lois manifostent les pensées et les volontés d'un peuple. Si, à une heure de la vie du peuple français, les mêmes lois ont dit au Christ : Sortez! et aux juifs: Entrez! un grand méfait a été commis. L'échange, pour la France, ne sera que trop réel •: en lui ôtant le Christ, on lui donne les juifs! Quelle disproportion, ô ciel ! Le Christ rejeté du nouvel ordre social taudis que les juifs y sont admis : lugubre et pénible contraste, affront à la Divinité qui ne s'est pas accompli, comme à Jérusalem, dans l'cflervescence d'une matinée, mais à la longue, avec un calme effrayant, après une série d'événements amenés par une logique inexorable. Cet affront n'a pas été un acte criminel, explicite et rapide comme le fut la préférence de Barabbas sur Jésus ; mais il a été la conséquence d'idées criminelles, de doctrines criminelles, attendu- que, depuis le christianisme, les peuples ne se conduisent que par les idées. L'affront et le contraste ont descendu, lentement et graduellement, des gestes de la Constituante, dans les gestes du pays, se sont étendus comme une tache sombre, et maintenant qu'aperçoivent, bon gré mal gré, tous les yeux ? Ceci : le Christ rejeté bruyamment do partout, et les juifs admis superbement partout. Pour Texpansion douloureuse du contraste, la Providencd a permis un siècle I

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