SES ANXIKTKS AVANT LE DÉCRET
non comme Français , puisqu'ils ne peuvent ôtro citoyens * . »
Le président do l'Assemblée était alors le comte do Glcrmont-Tonnerrc, très favorable, trop favorable aux israclites. Raisonnant aux point de vue de l'unité française, il reprocha à l'abbé Maury de vouloir, en excluant les Israélites, constituer ou conserver une nation à part dans le sein do la nation française, qui avait déjà fait tant de sacrifices au besoin d'une forte unité. « // ne peut, s'écria le comte, y avoir une nalion dans la nation! »
— « C'est une nation qui a des lois, qui les a toujours suivies et qui veut encore les suivre, » disait l'abbé Maury.
— (( Il no peut y avoir une nation dans la nalion, » répliquait le comte de Glermont-Tonnerre ;
Tout l'avenir est dans ces paroles.
La nouvelle organisation des nations ne permet pas d'exclure les juifs, c'est vrai. Seulement, en supposant que les grandes tempêtes qui se préparent viennent à submerger les nations ou à les dissoudre, les hébreux, qui ont encore leurs lois, surnageront I
1 Moniteur, SSdècetnhrt 1780.