MOYKNS EMPLOYÉS POUR VAINCRE
tout la scène finit par un bal. C'est la finale universelle * . . . »
Eh bien, maintenant, que le lecteur se représente des juifs apparaissant dans l'ombre, autour de ces danses. Quoiqu'encorc timides et crasseux, ils sont tentés de s'y mêler. Gomment cette tentation ne leur serait -elle pas venue ? Des danses, des rondes en l'iionnour des droits de l'homme et de la fraternité universelle, mais c'est la danse dos rcssuscilés \ Le moyen âge a eu sa danse des morts ; ici, c'est la danse des vivants et des ressuscites. Ils pouvaient donc hardiment se présenter et dire : Nous aussi, nous sommes des hommes, agrandissons la rondo!...
Philosophes du Contrat social, députés de la Constituante de 1789, c'est donc vous qui, avec votre Déclaration des Droits de Vhomrne, avez pratiqué la brèche qui va donner passage aux juifs. Et vous vous étonnez que les juifs se pressent à vos séances pour être reconnus comme dos hommes ct^ acceptés comme citoyens! Allons donc ! ils eussent été bien simples de s'abstenir, et de ne pas insister. Vous avez ouvert, abattu la porte, et ils veulent entrer ! Vous avez renversé les murailles de la société chrétienne, et eux, de leur pied alerte, sont déjà dans vos rangs !
Aussi, il est curieux de remarquer comment, dans les requêtes qu'ils adressent à l'Assemblée nationale, à côté des supplications, il y a, aussi, les hardiesses que leur suggère le droit nouveau. « Nosseigneurs, nous
< Réélu d«i témoioi ooulairM, citéi par Taioe (la Révolution, p. 28»-W).