A L'ÉMANCIPATION DES ISRAÉLITES
It Lu comparaiHon enlro la Aolulioii royale et lu solution rcWolutionnniro do In question juive proji tto une vivo l'Jinière sur io cours (le« ëvi'npment* modernes. — II. l'oint» de vue auxquels 80 i)larai(, pour celte solution, lf> roi I^juis XV'I;puiMl8 do vue auxquels s'est pincée la Révolution. — III. l'remiéro difl'ereiicc capitale : de ces deux modes d'émancipation, rt'innncii>iilioii f.'ruduelle et l'émnncipation compléto et immédiate, Louis X^'I eût adopto le premier; la Révolution a imposé l'autre, mnl.Té l'opinion publique, malgré lAlsace, mal^'ré la Constituante elle-m^me : c'était dans l'esprit do la Révolution ! — IV, Kxplieation de ces termes ; « dans l'esprit de la Révolution ». Klle u montré, à l'occasion de la question juive, son esj)r«t d'incontinence. — V. Terribles inconvénients do ce modo d'émancipation prédits A Godard, dès IT'.'O. — VI, Deuxième difTerenco capitale, plus grave encore ; la Révolution a oppuyë rémnnci|intion des juifs sur les (h'oit$ de l'homme. Louis XVI, s'd eût été libre, n'eût jamais choisi uno pareille base, désastreuse au delà de tout ce qu'on peut dire. Comparaisons qui aident à le comprendre. — VIL Jugement de M. de Donald sur l'acte de l'Aiseinblëe cunstiluanto concernant les juifs : de quelle manière il est juste de compléter ce jugement.
Nous connaissons maintenant tous les détails du grand labeur. Les démarches que les juifs ont dû faire,
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les moyens qu'ils ont mis en œuvre, les hommes à la protection dciquols ils ont ou rocour-s, toute la poi'sé vêrance qu'ils ont df-ployée, tous les sentiers qu'ils ont essayés, toute l'adresse et toutes les ressources qu'ils ont dépensées, enfin leur succè.s complet dû à la Commune : le lecteur connaît tout cela. 11 Sc'iit la ^•érité.
Eh bien, maintenant, avant d'exposer la grande journée de rémancipali(m, nous allons nous recueillir dans une austère imjtartialilé. Pourquoi? C'est le moment de mettre en regard l'entreprise de Louis XVI concernant lesjiufs, et l'enlreiirise de la Révolution. Il s'a^ql do se dcnuuulcr quelle eût été, selon toute probabilité, la solution adoptée par Louis XVI dans l'hypothèse où il eftt achevé ]iaisiblement son entreprise, et quelle a été, d'autre pai't. la solution adoptée par la llévolulion. Solution royale, solution révolutionnaire : qui ne voit tout de suite combien les diU'i'M'.'iico;, si nous (Mi constatons, seront im[)ortant<'s? Kilos doimerontle moyen de pénétrer le s«}cret de beaucoup de choses heurtées, bizarres, et mémo inrpiiétantes, dans la situation moderne des chrétiens et des juifs.
Rapi)rochons donc et discernons :
Louis XVI a entrepris, ainsi qu(^ la Révolution et même bien avant elle, l'affranchissement et la réhabilitation des Israélites, c'est incontestable ; le premier, il les a aimes ! Nous l'avons largement prouvé.
Ils ont voulu — le monarque et la Révolution, l'un comme l'autre — l'cnlréc des Israélites dans la société, leur participation à la vie civile des peuples. Maleshcrbcs au nom do Louis XVI, Mirabeau au nom do la