‹ La prépondérance juive, d'après des documents nouveauxChapitre 6 sur 71 · EN FAVEUR DES JUIFS · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DES JUIFS

dans un champignon qu'il savoure avec délices : il meurt hébété 1

Un an après, Locuste débarrasse Néron do Britannicus qui le gênait. Cette fois, on lui demande non un poison lent, timide, sccrot, comme celui qu'elle avait si raffinement composé pour Claude, mais un poison actif, prompt, foudroyant. Britannicus tombe raido mort à la table impériale.

Locuste eut dos élevés, Néron lui permit de former des disciples, de tenir école d'empoisonnement. L'histoire, en oiïet, et la peinture, la représentent essayant ses venins sur de malheureux esclaves, dont les uns se tordent à ses pieds, et les autres deviennent fous*.

Revenons à notre époque.

Qui efit jamais pensé que Locuste pCit être dépassée ? La Révolution s'est chargée do ce sinistre progrès.

En oflet, depuis l'apparition du christianisme dans le monde, tout a revêtu une forme plus haute, plus spiritualisée, même le mal, même l'empoisonnement. On empoisonne les esprits et les mœurs, comme autrefois on empoisonnait les corps : avec génie! No dit-on pas, sous les siècles chrétiens, le poison de l'hérésie, le poison de l'erreur ? L'ombre do Locuste, assurément, hantait déjà les conciliabules du manichéisme, do l'arianisme, du calvinisme, du voltairianisrae; mais, à la date de 1789, la Révolution, s'inspirant de l'empoisonneuse et avide de la dépasser, imaginera dans l'ordre intellectuel et social quelque chose de recherché en fait de poison, qui troublera la raison^ n'éteindra que lente*

* SuKT.^^Jn Ntr.t 33. — Ciaupaont, U$ Cé$ar$, II, 191.

« UN CONCOURS A >JETZ

incni la rie chez les peuples chrétiens : qu'est-ce donc qu'elle iinapiucra ?

Le libéralisme*.

En effet, pour arriver à troubler la raison chez un peuple comme celui de France et à éteindre lentement ^a vie, il faut un breuvage qui soit tout à la fois poison, philtre, narcotique :

Le poison tue ;

Le philtre enivre;

Le narcotique assoupit.

Tous ces effets réunis sont nécessaires pour venir à bout de la robuste constitution d'une nation chrétienne.

11 s'agit de tuer en elle les idées chrétiennes; en môme temps, d'cMiivrer l.vs âmes généreuses; en même temps encore, d'endormir les honnêtes gens : tout cela, du même coup. Le libéralisme sera cette habile mixture, ce terrible breuvage. Qu'on le décumpose, on y trouve les trois éléments, poison, philtre, narcotique.

Le poison d'abord :

« L'Encyclique de Léon XIII mr la Liberté humaine (juin 1888) condamne absolument le libéralUme. Voici un des pnMOifes qui le frappent; ^

• Il en est un grand nombre qui, à rexeraple de Lucifer, de qui est ce nul criminel : Je ne servirai pa», entendent par le nom de liberté ce qui nesl qu'une pure et absnrde licence. Tels sont ceux qui nppu.tiennent ù celte école 81 répandue et si puissante et qui, empruntant leur nom au mo: de liberté, veulent être appelés libt*rauje.

« El, en effet, ce que sont k-s partisans du naturaliume et du ratio, ualume en philosophie, ces fauteurs du libéralisme le sont dan. 1 ordre mural et civil, puisqu'ils inlrodui-enl dans les mœurs o t la pratique delà vie Its prin.ipes po.é. par les parlisans du naturalisme. Or le principe de tout ^alionalism^ c'est la domination souveraine de la rtison humaine, qui, refusant l'obèisssance due à la raison divine et éternelle et prétendant ne relever que d'elle-même, ne »• reconn.lt qu'elle seul, pour principe sufréme. source et juge de la vérité Telle e.t I. prétentiou des secUteura du libéraH$m«. »

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