‹ La prépondérance juive, d'après des documents nouveauxChapitre 9 sur 71 · EN FAVEUR DES JUIFS · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DES JUIFS

au sixième mômoirc ; son auteur, qui était un bénédictin do Saint-Avold et ancien curé de Gliarlcvilh}, du nom do dom Chais, y disait que : « Les juifs étant des oiseaux de proie, il fautj sans vouloir les tuer, leur couper les becs et les serres ;)) et pour les rendre utiles, l'auteur no voyait rien de mieux, en ce temps-là, que de les cmj)lo}er « ù faire la ràcoKf du miel et de la cire dans tout le royaume, attendu leur goût décidé pour ces substances ». Plus d'un lecteur sera tenté do convenir, à un siècle d(3 distance, que si l'on eût écouté et couronné le naïf bénédictin, l'emploi do vider les ruches eût cmpôclié, peut-être, le vide dos caisses do l'État, et que ce travail à la Uulh eût sauvé la fortune publique d'un naufrage à la Pharaon !...

La Révolution est une voleuse, jugement que nous avons motivé dans notre premier volume *. Elle devait prendre d'une manière violente, elle devait dérober aussi d'une faron subrcptice. C'est â Metz que s'inaugure ce deuxième procédé de vol.

La Révolution s'y approprie subrepticement la question de l'amélioration du sort des juifs, dont la Couronne avait eu la pensée et l'initiative à Versailles, et dont la solution, pleine de prudence, devait figurer parmi ses

* V Entrée da liraélitet, livre IV, chap. vi.

titres d'honnour devant rhistoirc. A Metz, lo larcin commence, pour s'achever et se faire légitimer devant rAssombléo constituante.

Un homme avait, jusqu'alors, dirigé la ([uestion : Malesherbes. Le roi l'avait désigné, et les juifs l'entouraient de leurs obséquiosités. Mais la Révolution pousso un autre honmio on avant, l'abbé Grégoire, curé d'Emberméiiil. 11 est le principal lauréat du concours de Metz, pour son Bssai sur la réfj&>iêration ])hi/sîque, morale et politique des juifs. Bon Malesherbes, vous vous étiez donné beaucoup de peine pour le compte des hébreux I ils vous laissent, ils vont entourer, désormais, lo curé d'Emborménil et s'attacher à lui, mais, hélas! comme la rouille à un ustensile du Temple.

Dans les principales crises qui ont bouleversé la société chrétienne, l'Esprit de ténèbres s'est toujours servi d'un prêtre. Le mal, alors, y entre plus profondément, parce que la co)Tuption de ce quil y a de meilleur deoient ce qu'il y a de pire, ot que le ferment divin, dont lo prêtre déchu était dépositaire, acquiert une efficacité terrible dans son retour contre Dieu. Le prêtre Arius a servi pour l'arianismc ; l'évcque Photius, pour le schisme grec ; le moine Luther, pour le protestantisme ; le curé Grégoire, pour la prépondérance juive. A leur apparition, l'éclat du sacerdoce qui rehausse leurs qualités naturelles respectives les désigne à la foule, et bientôt, au charbon dérobé à l'encensoir, l'incendie s'allume ! « Certains noms ont laissé derrière eux, sur les flots du temps, une trace éblouissante et jettent dans l'histoire un grand éclat. Que cet éclat ne vous séduise pas I Regardez avec attention : leurs splendeurs sont les

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splcMclciirs (lo rinccudio; leurs foux, les feux de l'cclair et de la foudre. On dirait la Hamme sinistre que projette au loin un vaste amas de matières impures s'embrasant tout à coup; ce n'est point la douce et pure lumière si harmonieusement répandue sur les voûtes du ciel par le pinceau souverain du souverain artiste ^ » Tel sera l'éclat du prêtre Grégoire, curé d'Enibcrménil, dans la question juive, éclat qui n'aura rien non plus de la discrète clarté de la lampe du sanctuaire !

Au concours de Metz, se placent donc ses débuts ; il y est le lauréat le plus félicité. Gomme nous retrouverons Fa physionomie, ses paroles et ses actes dans le cours de ce livre, nous nous bornons à citer ici la péroraison do son mémoire présenté au concours de Metz :

« Un siècle nouveau va s'ouvrir; que les palmes do l'Humanité en ornent Je frontispice, et que la postérité applaudisse d'avance à la réunion de vos cœurs. Les juifs sont membres de cette famille universelle qui doit établir la fraternité entre tous les j)euples ; et sur eux, comme sur vous, la Révélation étend son voile majestueux. Enfants du même père, dérobez tout prétexte à l'aversion de vos frères, qui seront, un jour, réunis dans le môme bercail ; ouvrez- leur dos asiles où ils puissent tranquillement, reposer leurs tètes et sécher leurs larmes; et qu'enfin, lo juif, accordant au chrétien un retour de tendresse, embrasse en moi son concitoyen et son ami '. »

< DoNOso CouTi:», Œuvres, t. III.

* Ohkooiru, Essai sur la régénération physique, morale tt politique dfs Juifs, p. 104<

33 UN CONCOUllS A' MKTZ EN FAVEUR DES JUIKS

Quoi de plus rassurant, do plus enchanteur mémo, que ce portique orné de palmes que Grégoire annonce et célèbre ? Le malheur est qu'à sa base il y a un gouflfre, un vide affreux. Vo^'ons co gouffre, sondons ce vide.

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