LE ROYAUME DE DIEU ET LES NATIONS
quables du christianisme, qui a terrassé et ravi mon intelligence, contre lequel on ne peut invoquer ni le hasard ni rien d’humain. Si jusqu’à ce jour mes ancêtres ne l’ont pas aperçu, c’est que, dans la nuit terrible du tribunal de Caïphe, on a, entre autres outrages, couvert d’un voile le visage adorable du Christ, et que, par une conséquence pénale, le voile a passé, du visage, sur le règne. Ou plutôt, ni le visage ni le règne ne l’ont plus, mais il demeure, hélas ! en épais bandeau, sur des yeux aveuglés et des fronts endurcis i.
Que la miséricorde daigne l’en faire tomber !
1 IIe Épître aux Corinthiens , nr, 14, 15.