‹ La prépondérance juiveChapitre 30 sur 46 · MOUVEMENT TOURNANT DES JUIFS · texte numérisé non relu

MOUVEMENT TOURNANT DES JUIFS

durant les Cent-Jours, entre l’île d’Elbe et l’île Sainte - Hélène, quelque chose de bien singulier s’était passé:

L’histoire a enregistré la mélancolie et les larmes de Charlemagne, au déclin de sa vie. On lui avait rapporté que les Saxons et les Normands, insultant à sa vieillesse, venaient piller les rivages de ses Etats. Vainement, pour les châtier, avait-ii construit de gros et forts bateaux: les pillards lui échappaient, sur leurs barques légères, insaisissables. Un jour, de la fenêtre d’un de ses palais, il les vit de ses propres yeux sillonnant la mer du Nord : ils avaient disparu à l’horizon que son œil pensif les suivait encore. Charlemagne versa des larmes.

Les grands génies n’ont-ils pas, comme les mères, des perplexités touchantes ?

Napoléon aurait-il eu les siennes ? L’histoire lui en prête. Il aurait entrevu les Cosaques maîtres en Europe avant la fin du siècle, et sa paupière d’aigle serait demeurée impassible. Mais si, sur cette mer du Nord où Charlemagne avait suivi, d’un regard mélancolique, les barques normandes, l’Empereur avait aperçu, le soir de Waterloo, la barque d’un juif voguant, pour aller inaugurer un empire qui devait succéder au sien, peut-être eût-il versé des larmes, lui qui ne savait pas pleurer !...

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