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tôs (le rassoiuhlco. Il sullil {\c rappeler ici (pie ces comités ont concentré on lait dans leur sein le pouvoir léi^islatilde la niianihrc et exercent un contrôle très étroit sur la marche de l'administration poui* avoir une idée du pouvoir (pie le speakiM- de la Chambre des Ueprésenlants retire de leur direction. Comme l'a dit un auteuraméricain(1 , il esldés aujour- Thui plus puissant j)our le bien et pour le mal (pie le ))rési- -lent delUnion lui-même.
Les présidents des assemblées franç'aises réalisent u!i iype intermédiaire entre celui du speaker an2;lais et celui du speaker américain. Ils n'ont aucuns des pouvoirs extraordinaires qui appartiennent au speaker américain et d'autre pari il a été de règle jusqu'à aujourd'hui que leur premier devoir lu fauteuil présidentiel était l'impartialité dans la direction des iiébats. En apparence, ils se rapprochent donc du type anglais. Pourtant la ressemblance est toute superficielle et l'esprit de 'institution est profondément différent. Tandis que le speaker de la Chambre des Communes est un magistrat qui exerce une fonction quasi-judiciaire, les présidents des assemblées françaises demeurent des hommes politiques qui, élus par un parti, en restent membres, peuvent continuer à l'inspirer et à le diriger et, en dehors des séances de la Chambre, peuvent mettre à son service l'influence dont ils disposent. Il convient même de signaler que, dans ces derniers temps, s'est manifestée une certaine tendance a lier plus étroitement encore le sort des présidents à celui de leur parti et à les rapprocher ainsi des speakers américains. La France n'en possède pas moins un type original de présidents, qui, nous le verrons, se retrouve dans ses grandes lignes dans la plupart des pays du continent européen.
(1) M. BusHNELL Hart, The speaker as premier, p. 19, dans Practical Essays on american Government. Xew-York, 1893.