Acta Sanctorum (Bolland., 1643), I, au 9 janvier
6. Le Nain de Tillemont, Mémoires pour servir à l'hist. eccl. des six premiers siècles, 1701-1712, X, p. 448-452,
7. Ammonius Monachus, Relalio de SS. patribus Sinaitis, dans Fr. Combefis, Ilustrium Christi martyrum lecli triumphi, 1660, p. 88-438 ; Tillemont, Mémoires ele., VIT, p. 573-580. Avec les faits que rapporte Ammonius sont identiques ceux, fautivement placés en 305 par une autre tradition, qu'on rencontre dans Acta Sanct., T, 14 janvier, d’après le Mænologium de Canisius et les Menæa el Anthologion approuvés par Clément VII.
8. P. Possin, Sancti patri nostri Nili opera quædam ete., 1639; Tillemont, Mémoires ele., XIV, p. 189-218 ; Acta Sanct., I, 14 janvier, d'après les Menæa el Anthologion approuvés par Clément VIT.
de nous rendre compte de ce qu'étaient, à l’origine, les rapports entre les moines et les indigènes, Saracènes ou Ismaelites, ra pports si dangereux pour les chrétiens qu’on n'entend plus parler de voyageurs dans le pays, après Nilus, jusqu’au vr° siècle.
Aux v°et vi siècles, cependant, on connaît plusieurs évêques de Pharan et du Sinai, Netra vers 400, Macarios en 454, Theonas en 536, Photius vers 550, Constantin en 553: nous renverrons, pour ce qui concerne leur histoire, à ce qui a été dit au précédent chapitre !. D'autre part on trouve de nouveau, chez Philostorgius (début du v® siècle) mention des deux golfes de la mer Rougé et du port de Clysma ?, de même que chez Étienne de Byzance (vi siècle), qui parle également d’Aila 3, et chez Hieroclès (vi° siècle), dont la note sur Klysma { est très analogue àcelle précitée de saint Epiphane; mais la description la plus importante qu'on possède de Clysma est celle que donne la Peregrinatio dite de Sainte-Silvie, document d’auteur inconnu et de date difficile à déterminer précisément, mais certainement point antérieur de beaucoup à la relation de Cosmas dont on va parler. D'après la Peregrinatio ?, Clysma était à cette époque un grand port de commerce au fond de la mer Rouge. L'auteur est allé d'Égypte au Sinai monacal du sud de la péninsule par la route bien connue du versant occidental, par Gharandel et Pharan, qui nous est ainsi décrite pour la première fois, avec adaptation à l'itinéraire suivi de l'itinéraire biblique de l’Exode : cela nous fait comprendre par quel phénomène se sont fixés sur le terrain, deux ou trois siècles auparavant, les détails de cette géographie biblique de la péninsule. Le Sinaï, pour l’auteur de cette relation comme pour Ammonius, et avec des indications plus précises, est situé dans le district méridional de la grande montagne, sans doute au G. Mousa même.