‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 99 sur 151 · Itinéraire d'Antonin, éd. Wesseling, p · texte numérisé non relu

Itinéraire d'Antonin, éd. Wesseling, p

2. E. Desjardins, La Table de Peutinger d'après l'original conservé à Vienne, fol., Paris, 1874. Voir segment VIII, B.

3. Ajoutons, cependant, que l'addition du Sinai et des mentions relatives au séjour des Hébreux dans la région, sont probablement très postérieures à la rédaction primitive de la carte.

4. On répète quelquefois que Denys d'Alexandrie cite le Sinai comme lieu de refuge des chrétiens en temps de persécution; mais c’est une erreur. Denys dit seulement, vers 250, avoir entendu parler de la montagne arabique, où les chrétiens étaient attaqués et réduits en esclavage par les Saracènes. Remarquer cette ancienne mention des Saracènes, dont le nom n’apparaît avant cette date, à notre connaissance, que chez Ptolémée (Denys d'Alexandrie dans Migne, Patrol., t. X, col. 1306).

5. Très nombreuses éditions depuis celle de Bâle, 1516, sous le titre Onomasticum Urbium et Locorum Sacræ Scripluræ, seu Liber de Locis Hebraicis, Græce primum ab Eusebio Cæsarience, deinde Latine scriptus ab Hieronymo, ou titres analogues. Consulter Larson et Parthey, Æusebii Pamphili Onomasticum, Berlin, 1862, pp. 255, 346, 347, 356, 358, 374, etc.

R. Waeizr.— La presqu'ile du Sinai. 17

Denys le Périégète (int ou 1v° siècle) connaît les Agréens du golfe d'Aïla. Saint Epiphane (de Salamine; 1v° siècle) dit un mot des ports des deux golfes, Xlysma et Ela !. La Notitia dignitatum ? mentionne Aila de telle manière qu'il apparaît que la ville du golfe oriental avait, dès cette époque, une importance notable.

Voici maintenant, après les écrivains, les premiers voyageurs et résidents connus sur le sol de la péninsule. Ce sont des ermites et des religieux, qui ont eu certainement de nombreux prédécesseurs dans la région à partir du inf siècle. Faut-il ajouter foi à la tradition, rapportée par Eutychius *, d'après laquelle l’impératrice Hélène, au retour de son pèlerinage de Jerusalem, en 326, aurait été jusqu'au Sinai, et y aurait fondé une chapelle de Sainte- Marie ? Hélène était alors âgée de 19 ans. L'évêché de Pharan, cependant, existait déja à cette époque, et nous connaissons son deuxième titulaire Agapitus *, promu en 324. Moins douteux que le voyage d'Hélène est le séjour dans cette montagne de saint Julien *, qui y fonde une église vers 360. Silvanus fait une retraite de quelques années au désert sinaïtique 5, vers 365. Ammonius visite les chrétientés sinaïtiques en 373, et nous possédons sa relation 7, à laquelle s'ajoutent les relations qui nous sont transmises du passage dans la même contrée de Nilus 5, vers l'an 400. Ammonius et Nilus parlent de la ville de Pharan, de Raithou, du Sinai qui semble bien être, pour eux, dans la région de Sainte-Catherine, et nomment un certain nombre de localités chrétiennes de la grande montagne; ils nous permettent

{. Saint Épiphane, dans Migne, Patrol., t. XLII, col. 30-31.

2. Notilia dignilalum utriusque imperü...ou titres analogues, très nombreuses éditions depuis celle de Bâle, 1552. Voir l'éd. de Lyon, 1608, p: 92: k

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