Moeller, loc. cit. (n. précédente), pl. HT (p
4. Plusieurs publications ; Lexte étudié, le plus souvent, en même temps que celui d'Istachri. V, la traduction partielle de J. Gildemeister dans ZDPV, VI (1883), p. 1 suiv.
plus, décrit la route directe du désert de Tih comme faisait Ibn- Khordadbeh, et Aïla, au contraire d'Istachri, comme une ville de grande importance !. Maçoudi, dans ses Prairies d'Or, raconte ? que Moïse conduisit son peuple dans Æ{ Tih et reçut la Loi au Tour Sina; c'est Maçoudi, à ce qu'il semble, qui découvre dans la Bible que le beau-père de Moïse, Jethro ou Hobab, dont il transerit le nom Schouaïb, éfail un Arabe : théorie que les Arabes de tous les temps ont généralement acceptée et qui témoigne d'une rare intelligence des choses ou d’un rare bonheur, si nous nous rappelons ce que représente, dans la conception ancienne des rédactèurs bibliques, le beau-père de Moïse #. On trouve chez Maçoudi, d'autre part, quelques détails sur l'antique canal qui avait Joint le Nil et la mer Rouge, et que les conquérants arabes de l'Égypte se préoccupèrent de rétablir #.
Un peu plus tardive, et à attribuer sans doute à la première moitié du xi° siècle, est la première rédaction de l’ouvrage de Mohamed ibn Achmed ibn Aïâs que Seetzen devait découvrir et signaler tout d’abord *, Plusieurs détails sur les côtes de la péninsule sont nouveaux et se retrouveront chez les géographes des siècles suivants, notamment le nom du Birket Gorondel : d’autres, chose plus remarquable, semblent être {out à fait particuliers à Mohamed ibn Achmed, telle la mention de la ville antique d’Aszioün qu'Aila avait remplacée. Pour tout cela, nous continuons à renvoyer aux citations détaillées des précédents chapitres.
Point d'autre traité de géographie pour le xi° siècle. Nasiri Khosrau, en 1047 et 1048, fait le voyage d'Égypte à La Mecque par la voie de Kolzoum et de la mer Rouge, et en consigne le
1. Moukaddasi, publié intégralement dans la collection de Goeje, n’est encore traduit qu'en très petite partie. Pour les passages qui nous intéressent, cependant, le non-arabisant trouvera des renseignements complets dans les traductions partielles de Gildemeister, dans ZDPV, VII (1884), p. 143-172, 215-230 (v. p. 226-229), et Le Strange, Palestine under the Moslems (1890), p. 73 (= Gildemeister, loc. cit., p. 229) et p. 549 (sur Aïla).
2. Barbier de Meynard, Maçoudi, Les Prairies d'Or (texte et trad., 1861 suiv.), [, p. 93-94.
3. V. ce qui est dit à ce sujet ci-avant, chap. v, parag. HIT.