‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 113 sur 151 · Descr. hist., loc. cit., p · texte numérisé non relu

Descr. hist., loc. cit., p

petit nombre de compléments, notamment dans les écrits d’'Aboulmahasen !, Non moins intéressants pour nous sont, chez Macrizi, les passages relatifs au couvent du Sinai, décrit d'après Esch- Schàboschti dans les mêmes termes que par Yâkout ?, et à la ville et à l’oasis de Faran de l’intérieur de la péninsule que nous voyons enfin paraître dans la géographie : nous savons qu'auparavant, le nom de Faran avait toujours été considéré comme s'appliquant à la côte occidentale, et chez Macrizi lui-même on voit reparaître les citations afférentes, recueillies dans les descriptions de la famille de celle d'Edrisi ? ; mais en outre, et c’est une nouveauté considérable, le vrai Faran de l’intérieur est mis en lumière, « ville d'Amalec », dans sa vallée aux montagnes remplies de tombeaux, près de sa grande oasis, « abandonnée aujourd'hui et visitée seulement par les caravanes # ».

Une série nombreuse de voyages et de relations occidentales recommence à se produire avec Anselm von Eyb, qui prit parten 1468 à l'expédition organisée par Eberhard im Bart et fit route de Jerusalem au Sinai *. En 1470, le Flamand Anselme Adornes va d'Égypte au Sinai par la route ordinaire et s’en retourne par le nord vers Gaza et Jerusalem 6. À cette époque, comme on sait, les navires vénitiens avaient le monopole des transports de marchandises et de personnes de l'Occident en Égypte et en Syrie, et l’on possède une série de documents émanant de l'autorité vénitienne, datés de 1472 à 1483 et relatifs au retour des pèlerins du Sinai en France ?.

1. Les divers éléments de cette histoire sont plus où moins complètement réunis dans les études de E. Quatremère, Mémoire sur les Nabatéens, 1835, p. 38-48, et G. Schlumberger, Renaud de Châtillon, 1898, p. 259-279.

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