Descr. hist., loc. cit., p
4. Descr. hist., loc. cit., p. 543, et Hist. des Coptes, loc. cit., p. 116.
5. G. Schepss, Zu den Eyb'schen Pilgerfahrten, dans ZDPV, XIV, (1891), p. 17-29 (v. p. 21-22).
6. Le texte flamand de la relation, rédigée par Romboudt de Doppele, est publié par E. Feys, Voyage d'Anselme Adornes à Jerusalem et au mont Sinaï en 1470, dans Ann. de la Soc. d'émulation pour l'étude de l'hisloire et des antiquités de la Flandre, 5° série, t. IV (4893), p. 135-223 : cf. L. St., Anselme Adorne, dans Messager des sciences historiques de Belgique, 1881, p. 1-44, et antérieurement M. E. de la Coste, Anselme Adorne, Bruxelles, 1855 (2 vol. 8°), qui utilise la version latine ; de cette dernière version il existe quelques éditions anciennes, notamment une Anshelmi Descriplio Terræ Sanctæ de 1509,
7. Acta ducum Venetiae de Montis Sinai in Gallia redditibus (4472-1483) ms. Bibl, Nat. lat. 17.783.
Martin Ketzel, qui fit le pèlerinage de Jerusalem en 1476 avec Hans von Mergenthal et Ludwig von Eyb le jeune, n’alla pas au Sinai, qu'il décrit seulement d’après des renseignements recueillis ; cela résulte du rapprochement de sa relation avec celle de Eyÿb, qui laisse de côté tout ce que les pèlerins ne virent pas eux-mêmes !. Hans Tucher de Nuremberg, par contre, fit route en 1480 de Gaza au Sinai par un certain Roackie, dont on ne sait si c’est le nagb El Mrêchi ou le nagb Er Rakineh à la descente de la grande falaise de Tih. Il trouva au couvent seulement 80 moines ?.
Le même chemin fut suivi, à la fin de 1483, par la troupe nombreuse de Bernhardt de Breydenbach, doyen de la cathédrale de Mayence, qui partit en pèlerinage en compagnie du comte Jean de Solms, du peintre Erhard Rewich d'Utrecht et d'une douzaine d’autres personnes, et unit sa troupe, à Jerusalem, à celle où se trouvaient Felix Fabri d'Ulm et Hans Werli von Zimber. Nous avons les relations indépendantes de Breydenbach et de Fabri, ainsi que celles de Werli, de Solms et de Paul Walter de Guglingen *. De Jerusalem on gagna Hebron, Gaza, le
4. La relation de Martin Ketzel (ms. 117 de Heidelberg) est publiée par Friedrich Rhenanus dans Bothe et Vogler, Ales und Neues für Gesch. und Dichtkunde, Potsdam, 1832, I, p. 28-103 ; v., pour le Sinai, p. 89-101. Pour Ludwig von Eyb (Lutz, ou zum Herlenstein), v. l’article précité de Schepss, Zu den Eyb'schen Pilgerfahrten, dans ZDP V, XIV (1891), p.17- 29. Cf. aussi la relation de Hans von Mergenthal, publiée par Hieronymus Weller en 1586.
2, Tucher, Bechreybung der Reyss ins hl. Land, est dans le Reyssbuch de Roth, éd. de 1584, fol. 349 suiv.
3. Relation de Fabri: Reyssbuch des hl. Landes, 158%, fo 122-188, ou 1609, I, fo 227-349 ; nombreuses éditions antérieures et postérieures à ces dates; se servir de C. D. Hassler, Fratris Felicis Fabri Evagatorium in terræ sancltæ, Arabiæ et Egypti peregrinationem, 3 vol. dans Bibliothek des literarischen Vereins in Stuttgart, H-IV, 1843-1849 (v., pour le Sinai, t. II, p. 500 suiv.), et de la traduction anglaise d’Aubrey Stewart dans Palestine Pilgrim's Text Society, 1 (1892), IT (1893). — Relation de Breydenbach: Reyssbuch etc., 158%, fo 50-122, ou 1609, I, fo 91-226, entre autres éditions anciennes très nombreuses ; la plupart d’entre elles sont accompagnées de la carte de Rewich, et celle-ci, reproduite en partie, pour la région qui nous intéresse, par Laborde, Commentaire géogr. (introduction), est publiée in extenso par Rôhricht, Die Palästinakarte Bernhard von Breitenbachs, dans ZDPV, XXIV (1901), p. 128-135, avec 3 pl. — Relations de Solms et de Werli von Zimber dans les différentes éditions du Reyssbuch. — Relation de Walter von Guglingen : Sollweck, J{inerarium in Terram Sanclam et ad sanctam Calharinam, dans Bibl. des liter. Vereins in Stuttgart, 1892.
désert de Tih, la descente du nagb Er Rakineh dont la difficulté est décrite par Fabri de façon pittoresque, la plaine de Ramleh, la grande montagne sinaïtique et le couvent. Des diverses relations qui nous parlent du couvent, de ses traditions et de ses occupants, résulte qu'à cette époque les moines étaient déjà complètement détachés de l’église romaine. De Sainte-Catherine on revint vers l'Égypte par la route ordinaire du versant occidental, et dans ce Caput de regressu de Monte Sinai versus Chayrum (dans Breydenbach) on trouve le passage à Gharandel ainsi mentionné : « in torrentem incidimus dictum Orondem, 1. e. Helym D}
Le peintre Erhard Rewich était spécialement chargé de reproduire d’après nature les lieux saints ; il rapporta une carte extrémement remarquable comprenant la région entre Jerusalem et Le Caire !. La Méditerranée, le Nil, la mer Rouge, la mer Morte s'y trouvent correctement mis en place avec une foule de noms, la mer Rouge en ligne droite, par son golfe oriental, avec la mer Morte, et le plan horizontal du O. Arabah figuré avec la ligne de montagnes qui le domine à l'arrière-plan, ce qui constitue un progrès considérable sur les représentations antérieures. La péninsule sinaïtique est bien esquissée, avec le passage des Hébreux à la naissance de la branche occidentale ; un énorme: Mons Synay Sepulchra Sae Katherie est figuré à sa place, avec. dans un creux, l’image du couvent, Mosté s. Ka'e {dessiné par Rewich de la base du O. Ed Dér, très reconnaissablement) et, sur le flanc droit de la montagne, l'indication : Mons oreb. Une grosse faute s'observe, qui dut être tenace dans la cartographie occidentale car on la retrouvera, un siècle plus tard, sur certaines cartes d'Ortelius et de Mercator : Tôr sur le rivage oriental de la péninsule, Portus thor ubi applicant naves ex India : on n'en a pas moins, là, une confirmation précieuse de ce que nous savons, au xv° siècle, de Tôr et des conditions du transbordement au fond de la mer Rouge.
On se rend le mieux compte de l'intérêt que présente la carte de Rewich, lorsqu'on compare ses indications à celles que donnent, pour le nord de la mer Rouge et pour la Palestine, les nombreux planisphères que nous possédons de la deuxième moi-