Coutelle, loc. cit., p. 171, n
6. Le carnet de ce voyage est conservé en entier : U. J. Seetzen, Reise von Jerusalem über Hebron zum Berg Sinai, dans Monatliche Correspon-
coupa par le désert de Tih et Kalaat en Nakhl, descendit dans Ramleh et gagna Sainte-Catherine par le O. EI Akhdar ; après quoi il prit le chemin de Suez par le O. Esh Sheikh et la route supérieure, de sorte qu'il ne vit cette fois ni Feiran ni le O. Mokatteb. Il se remit en route deux ans après pour explorer la même région, et alors y passa seize mois, d'avril 1809 jusqu'en août 1810. Ses notes de voyage furent perdues avec une grande. partie de ses derniers envois en Europe ; lui-même périt de mort violente en Orient, peu d'années plus tard, et lorsqu'en 1854 on procéda à la publication générale de ses carnets, on n’en trouva point de postérieurs à 1809. L'histoire du voyage de 1809-1810 nous est conservée, heureusement, par une des longues lettres qu'il envoyait à von Hammer, et que ce dernier publiait dans la Monatliche Correspondenz de von Zach !. On sait ainsi que Seetzen partit de Suez par la route de la côte, Hammam Faraoun, O. Taiebah (XXVI, p. 390 suiv.), et gagna Tôr par le chemin le plus direct (le sentier de la côte et de l’intérieur d'El Gâa). Il décrit pour la première fois, dans le voisinage de Tôr, El Nakoüs, la « montagne de la cloche », et mentionne près de là le G. Mokatteb qu'on nous fera mieux connaître plus tard (XXVI, p. 393 suiv.). Il monte de Tôr à Sainte-Catherine par la route du O. Hebràan (XXVII, p. 61), puis redescend vers le nord-ouest par la route ordinaire, passe à Feiran (:., p. 69 suiv.), y note pour la première fois le nom de la colline des ruines monastiques, El Meharret (il écrit Makhara, Makharat), décrit le O. Aleyät, le Sirbal, au nom définitivement acquis depuis Niebuhr, entend parler, en cet endroit, d’ « une montagne Serrabit el-Chadem qui se trouve, paraît-il, à une bonne demi-journée de voyage au nord de Makhara et est extrêmement remarquable par sa grotte et ses nombreuses pierres écrites » (ib., p. 71), l'identifie très exactement avec les Monumenta sepulchra
denz, XVIL (1808), p. 132-165; Reisen durch Syrien, Palästina, Phônisien, die Transjordanischen Länder, Arabia Petraea und Unterägypten (Berlin, 1854- 1855, 3 vol.), IT, p. 3-104.
1. Monatliche Correspondenzs zur Befôrderung der Erd- und Himmelskunde, publiée à Gotha par von Zach, de 1800 à 1813. En tout 28 volumes; du €. VIT au t. XXVIII, presque pas de volume où l'on ne trouve des nouvelles de Seetzen. La lettre qui nous intéresse figure aux vol. XXVI (1812), p. 381-399, XXVII (1813), p. 61-79 et 160-182, XX VIII (1813), p. 227-253.
visités par Niebuhr et révèle ainsi le nom du Sarbout el Khadim découvert en 1762.
Il continue par Mokatteb, dont il voit rapidement les inscriptions, Sidreh, et découvre (ib., p. 71) les monuments hiéroglyphiques de Magharah, qu'ilnomme Æ{ Tobbaccha ; mais il apprend le nom du O. Geneh (Gné). Il rentre de la à Suez par la route habituelle.
Les résultats de ce voyage sont, comme on voit, des plus intéressants : découverte de Magharah, — désormais les deux locahtés égyptiennes de la péninsule seront connues et visitées, — révélation du nom du Sarbout el Khadim, des noms du district de Feiran et du district de Tôr, découverte du G. Nakoûs et du G. Mokatteb de Tôr.
En 1811 vont à Sainte-Catherine J. Fazakerley et Galley Knight, dont Burckhardt a trouvé les noms au couvent et dont la relation est publiée !. C’est également en 1811 qu'a lieu le voyage du colonel Boutin, qui devait être assassiné, au retour, sur le chemin de la Syrie *. En 1815, W. Turner fait la route ordinaire du Sinai par Mokatteb et Feiran ?.
En 1816, J. L. Burckhardt parcourt les routes de la péninsule et du désert qui lui confine au nord. Parti de Suez‘ par le chemin ordinaire de la côte, Ouardân, Gharandel, Shebeikeh, 1l prend la route supérieure par le O. Hamr, passe au O. Nasb décrit avant lui par Niebuhr, continue de là, comme on fait d'habitude, par Suwig, Khamileh, Barak, etc., etarrive au couvent par le O. Esh Sheikh; il descend vers le sud par les 0. Sebayeh et Rahabeh, passe sur le versant oriental par un Akaba qu'il ne faut pas confondre avec celui du fond du golfe, arrive à Sherm près du Ras Mohammed et remonte par la même route jusqu'à
4. J. L. Burckhardt, Travels in Syria etc., p. 553. — J. Fazakerley, Journey from Cairo to mount Sinai, dans Rob. Walpole, Travels and Memoirs, Londres, 1820.
2, Burckhardt, Travels in Syria ete., p. 573; renseignements reproduits par Robinson, Biblical researches etc. (1841), I, p. 113-114 (p. 78-79 des éd. de 1856 et 1867). Cf. Rüppell, Reisen in Nubien etc:, p. 267, qui a relevé le nom de Boutin sur une pierre au Sarbout el Khadim.
3. W. Turner, Journal of a Tour in the Levant (Londres, 1820), IH, p. 435-455.
4. J. L. Burckhardt, Journal of a Tour in the Peninsula of Mount Sinai, in the Spring of 1816, dans Travels in Syria and the Holy Land, Londres, 1822, p. 457-630.
Sainte-Catherine, où il fait alors un séjour de quelque durée : nous avons fréquemment utilisé, plus haut, les renseignements de toute sorte qu'il y a recueillis. Il explore le G. Mousa, le G. Katherîn, El Leédja et les jardins d'El Arbain, El Bostan dans Melgha. Il redescend ensuite la route du O. Rahabeh vers le Oumm Shômer, auquel il accède sur le flanc nord par le O. Bereika, d’où il passe dans le O. Zeraigiyeh ; il sort, par cette dernière vallée, dans El Gâa, longe l’escarpe extérieure du G. Oumm Shômer et rentre dans la montagne par la porte du O. Slé, quil appelle vallée de Shomar ; il le remonte, note en passant le O. Rimhan, ses sources et les ruines du Deir Antoüs, et rentre au couvent par le O. Rahabeh. Tout ce circuit autour du grand Oumm : Shômer est absolument neuf, et n'a point perdu son utilité pour nous, même après les levés généraux du Survey de 1868 (v. ciavant, chapitre v, paragraphe I).
Le voyage de retour se fait par le O. Solâf et la route inférieure, au cours de laquelle sont décrits le Serbâl et ses gorges du flanc oriental, O. Keyfa, O. Er Rimm, puis le cours inférieur du O. Esh Sheikh, le O. Feîran, l'accès du Serbal par le système des gorges du O. Er Rimm, qui communiquent avec le bassin de Sigilliyeh, les ruines, les chemins antiques et les escaliers de ce côté de la montagne : tout cela est de description aussi nouvelle que celle des abords du G. Oumm Shômer. Viennent ensuite le O. Aleyât, l’oasis et les ruines de Feïran, la route par Mokatteb, Bouderah et Markha, après quoi l’on n’a plus qu'à suivre jusqu à Suez la route de la côte.
La même année 1816, Burckhardt, extrêmement familiarisé avec la manière de vivre des Arabes du désert, fait en pèlerin la routé de La Mecque, qu'on trouve décrite ailleurs ! et dont nous avons utilisé, plus haut (chapitre 111, paragraphe IT), la section entre Adjeroud et Kalaat el Akaba.
C'est l’année suivante, 1817, qu'a lieu le premier des voyages d'Eduard Rüppell dans la péninsule ; il y devait retourner, ensuite, en 1822, en 1826 et en 1831. En 1817 il fit ? la route de
1. J. L. Burckhardt, Travels in Arabia, Londres, 4829, App. V, p. 455- 456. Burckhardt traversa également le désert suivant une ligne est-ouest située plus au nord et passant par Petra, où il était arrivé en venant de Karak sur la mer Morte (Trav. in Arabia, p. 395-439).
2. Ed. Rüppell, lettre à J. von Hammer dans Fundgruben des Orients, V (1817), p. 17-432; cf. Rüppell, Reisen in Nubien etc. (1829), pp. 205, 261.
terre habituelle de Suez à Tôr par Gharandel, Markha et le sentier direct de la côte, remonta de Tôr à Feîran par la route du O. Hebrân, vit les ruines de Fefran et les jugea insignifiantes, revint vers le nord-ouest par le O. Mokatteb et le O. Sidreh, visita les monuments égyptiens de Magharah découverts par Seetzen, et monta au Sarbout el Khadim avant de rentrer en Égypte : toutes localités qu'il devait, sauf celle de Magharah, revoir ultérieurement. Son second voyage, au printemps de 1822, commence tout différemment ! par la traversée du désert de Tih, de Suez à Akaba par Nakhl ; d'Akaba il descend vers le sud par le rivage du golfe, Nouweibeh}, le O. Aïn, entre dans le grand massif granitique par sa porte du nord-est, arrive à Sainte-Catherine où il fait un court séjour, puis descend le O. Esh Sheikh et prend la route supérieure vers le nord-ouest, s'arrête au O. Nasb et décrit longuement les couches métallifères et les exploitations antiques situées dans le voisinage, à une heure el demie au nord-ouest de la fontaine de Nasb? : il ne prononce ni le nom du petit O. Kharit, dans lequel se trouvent ces mines, ni celui du O. Baba dont le O. Kharit est un affluent, mais l'identité du lieu ne fait pas de doute, et c’est Rüppell, par conséquent, qui a découvert les mines égyptiennes pour lesquelles l'usine de Nash avait été installée. De là, il monte au Sarbout pour la deuxième fois, décrit en détail ses ruines, et rentre en Égypte par la route ordinaire de Ramleh, Hamr et Gharandel.
Rüppell est aussi bon naturaliste que géographe, et les notes de ce voyage de 1822 sont surtout remarquables par les observaions minéralogiques et géologiques qu'on y rencontre, notamment en ce qui concerne l'escarpement granitique de l’Akaba Aüla, avec sa route antique, le revers occidental du horst du côté de Tih, et les successions de granites, grès et calcaires le long des diverses
4. Ed. Rüppell, lettre à von Zach dans Corr. astronomique, VII (1822), pp. #54 suiv., 524 suiv.; Tagebuch meiner Reise... in 1822, dans Reisen in Nubien etc. (1829), p. 241-274.
2. Reisen in Nubien, p. 265-266. C’est à cette place que Rüppell commet la faute de noter, dans le O. Nasb, un petit obélisque hiéroglyphique que plusieurs voyageurs, par la suite, devaient chercher sans succès (cf. Weill, Rec. du Sinai, 1904, p. 63) : Rüppell a fait une confusion dans ses notes et placé à Nasb la grande stèle de Sanousrit I sur le plateau du Sarbout, — n° 10 de notre carte 5 — très remarquable, dans la situation même où Rüppell dépeint cette pierre massive, au sommet d’une petite colline de couleur noire.
R. Warsz. — La presqu'ile du Sinai. 20
routes suivies ; avec ces notes commence la géologie de la péninsule. Rüppell eut l’occasion, en Égypte, d'en discuter avec A. Ricci !, qui avait visité le Sinaï en 1830 en compagnie de Linant.
A la même date, nous avons à mentionner G. F. Grey, qui copie dans le O. Mokatteb et aux alentours du Serbâl les nombreuses inscriptions sinaïtiques qui devaient être publiées en 1832*, et Fr. Henniker, qui en avril-mai 1820 va à Sainte-Catherine par les routes ordinaires du versant occidental, revient jusqu’au Sarbout el Khadim, qu'il visite, et effectue son retour par le désert de Tih, Kalaat en Nakhl et Gaza”. Jos. Wolff, missionnaire, passe à Sainte-Catherine pour la première fois * en 1821 ; 11 y retournera en 1836.J. Carne, en 1821 également, fait route par le O. Feiran?. G. G. Ehrenberg voyage dans la péninsule, en 1824, avec Hemprich ; son itinéraire comprend la route directe de Suez à Tôr par Gharandel, la côte et Markha, puis la circulaire qui de Tèr monte à Sainte-Catherine par la route du O0. Hebràn et redescend par celle du O. Slé. En 1823 et 1825, Ehrenberg séjourne longuement à Tôr, étudiant les formations corallines vivantes 6.
En 1826 a lieu le troisième voyage de Rüppell, qui se rend de Suez à Tôr?, lève un plan du port et des environs $, puis s'avance au sud jusqu'au Ras Mohammed, remonte par les routes de l'intérieur au couvent de Sainte-Catherine, où 1l reste cette fois huit
4. Corr. astron., VII (1822), p. 526. Pour ce qui concerne A. Ricei, de Florence, et son œuvre dans la péninsule, v. Weill, Rec. du Sinai (1904), pp. 64, n. 4, 91.
2. G. F. Grey, dans Trans. of the Royal Soc. of Lit., 1832, p. 147 suiv. et 14 planches.
3. Fr. Henniker, Notes during a Visit lo Egypt, Nubia, the Oasis, Mount Sinai and Jerusalem, Londres, 1823, p. 220-265.
4. Références concernant J. Wolff, plus loin, à la date de 1836.
5. John Carne, Letters from the East, dans New Monthly Magazine, X, XI (1824), XIII, XIV (1825), passim, en volume en 1826; v., dans ce volume, p. 205 et autres.
6. La relation du voyage de six ans qu'Ehrenberg fit avec Hemprish en Egypte, en Arabie et en Nubie, fut publiée à Berlin en 1828. La carte est reproduite dans Laborde, Comm. géographique. C. G. Ehrenberg, Die Corallenthiere des Rothen Meeres etc., dans Schriften d. Ak. d. Wiss., Berlin, 183%; Ueber die Natur und Bildung der Coralleninseln und Corallenbänke im Rothen Meere, ib., même vol.
7. Ed. Rüppell, lettre du 23 avril 1826 à von Zach dans Corr. astron., XV (1826); cf. Reisen in Nubien ete. (1829), pp. 205, 259, 261 «311 suiv.
8. Reisen in Nubien, pl. 12; la carte de la péninsule qu'on trouve à la pl. 11 est également de 1826.
Las D DAT EE Cr ALAN FE
jours, va du couvent à Feîran par le chemin du nagb El Hawi et du O. Solâf, où il remarque l'existence d’une ancienne route construite et empierrée, visite à nouveau les ruines de Feîran, et redescend à Tôr, d’où il passe sur la côte africaine. C’est au cours de ce voyage que Rüppell prit à Suez, à Tôr, au Ras Mohammed et en nombre d’autres points des côtes arabiques et égyptiennes, ses positions astronomiques !,
En 1827, Newman va au Sinai et en rapporte ses remarquables planches ?, [La même année, Lord Prudhoe et Major Felix parcourent la péninsule, visitent Magharah et le Sarbout el Khadim *. La même année enfin a lieu le voyage de J. L. Stephens ‘.
En 1828 paraît le bon travail de compilation du colonel Lapie, la Carte physique et politique de l'Égypte, qui comprend la péninsule sinaïtique *. En 1828 également L. de Laborde et M. À. Linant de Bellefonds font leur voyage dans la péninsule. Linant, on s'en souvient, avait déjà été dans le pays en 1820, avec Ricci, mais c'était le premier voyage de Laborde, qui en publia seul, deux ans plus tard, les résultats 6. L'itinéraire fut tracé par Suez, Gharandel et le Hammam Faraoun, la roule supérieure avec visite du Sarboutel Khadim, puis inflexion à gauche,
1. L'infatigable voyageur donne, trois ans plus tard, une publication d'ensemble de ses travaux depuis l’origine : Reisen in Nubien, Kordofan und dem peträischen Arabien, 1829, À vol. Ce qui concerne les trois voyages au Sinai et la péninsule en général, est à chercher aux pp. 179- 206 (généralités sur la topographie, le climat et les hommes), 206-208, Der tôünende Berg Nakus (excellente note sur le G. Nakoûs voisin de Tôr), 241-274 (le voyage de 1822 et différentes remarques sur les voyages de 1817 et 1826).
2. Newman, [lustrations of the Exodus, 1830, 6 pl. relatives au couvent et à ses environs, gravées par Harding.
3. Papiers perdus. Vestiges dans les mss. 25.629 et 25,672 du Br. Mus. (dans les Collectanea hierogl. de Burton) et dans Major Felix, Note sopra le dinastie de Faraoni, 1830, p. 11 ; mentions dans les écrits de Lepsius et de Champollion (ef. Weill, Rec. du Sinai, p. 64-65). :
4. J. L. Stephens, Incidents of travel in Egypt, Arabia Pelraea, and the Holy Land, New-York, 1837 et 1851, Londres, 1838, 1840, etc., Edimbourg, 1852, Cambridge, 1839.
D. Éaborde, plus tard (Comm. géogr.), devait reproduire cette carte, en ce qui concerne la péninsule, avec d’autres. Cf. Syrie et Égypte anciennes dans Lapie, Atlas univ. de géogr. anc. et moderne, 1829 et suiv., carte 12.
6. Laborde et Linant, Voyage de l'Arabie Pétrée- 1830, f°; aborde: Journey through Arabia Petræa lo mount Sinoi ete., 1836, 8°. Cf., sur l'œuvre accomplie et sur le livre, Letronne dans Journal des Savants, 1835, p. 596, 1836, p. 538, 1838, p. 495.
par la plaine de Ramleh, vers le O. El Akhdar amont et le versant oriental, Akaba au fond du golfe, l’Arabah, son O. Gharandel avec ses ruines, — qu'il ne faut pas confondre avec le Gharandel de la côte occidentale, — Petra ; on revint par la même route, on entra dans la montagne méridionale par le Feiran supérieur et le O. Solàf, d'où la route du O. Hebrân conduisit à Tôr : de Tôr, route au sud jusqu’au Ras Mohammed, Sherm, remontée par les vallées intérieures à Sainte- Catherine, visite du Sinai, redescente au nord-ouest par Feïran et la route inférieure ordinaire par Mokatteb et Magharah, et les étapes bien connues qui se succèdent ensuite jusqu'à Suez.
On trouve dans l'ouvrage de Laborde les premiers essais de topographie détaillée, sinon précise, des localités intéressantes de la péninsule. Point de carte encore des environs de Sainte-Catherine, mais un relevé du O. Feiran avec un plan sommaire des ruines !, un croquis topographique du plateau du Sarbout ? qui fut le seul plan des abords du temple égyptien jusqu'au travail de Petrie en 1905, et, document très précieux parce qu'il est aujourd'hui encore unique, un relevé du O0. Hebràn avec ses branches de Barabra et d'Eth Themed et les ruines qu'elles renferment * : nous nous en sommes servi, plus haut, à diverses reprises. L'ouvrage apporte enfin, dans le texte et dans les planches, une foule de dessins d'inscriptions et de vues de la péninsule, les premières en date, si l'on néglige les dessins de paysage grossiers dès siècles antérieurs, avec celles de Newman qui paraissent la même année 1830.
Pendant l'hiver 1829-1830, J. R. Wellsted fait le premier de ses trois voyages dans la péninsule, où il devait retourner en 1833 et 1836. Cette première fois #, son point de départ est Tôr, dont il visite les environs, El Ouadi, Hammam Mousa, et au delà, le G. Mokatteb, déjà signalé par Seetzen mais dont Wellsted décrit en détail pour la première fois les rochers inscrits et les ernitages antiques de la falaise ; du même côté, le G. Nakoûs, également découvert par Seetzen mais déjà bien décrit par Rüppell. De Tôr, Wellsted fait route directement sur Suez par El