Wellsted, Loc. cit., IT, p
cation primitive du Sinai biblique avec le Serbâl, et remettant ainsi à l’ordre du jour une discussion oubliée et qui pouvait alors paraître audacieuse, il prépare la voie aux théories qu'adopteront un peu plus tard Lindsay, Kinnear et Robinson.
W. Schimper, botaniste, arrive dans la péninsule, en 1835, venant de Palestine, et recueille des éléments d'étude dans la région de Sainte-Catherine et dans celle du O. Feïran ; il rentre en Égypte par la voie de Suez !. En 1836, le missionnaire Jos. Wolff fait au couvent du Sinai son deuxième passage ?.
Au printemps de 1837, G. H. von Schubert suit la route de la côte de Suez à Tôr par Gharandel et Markha, puis monte au Sinai par le O. Hebrân et visite Sainte-Catherine. Le dessinateur J. M. Bernatz, qui l'accompagnait, joint un intéressant atlas à sa relation de voyage. La même année 1837, L. Cortambert fait la route ordinaire par Suez, Gharandel, Hamr, Nasb, Suwig, Khamileh et la route supérieure jusqu'à Sainte-Catherine. Sa publication # est remarquable par la présence d’une pètite carte, la première en date, des environs du couvent. Toujours en 1837, enfin, lord Lindsay va au Sinai? par le chemin ordinaire de la côte et la route inférieure Shellal, Bouderah, Mokatteb, Feïîran : dont il décrit les ruines, le O. Soläf, le nagb El Hawi et Er Raha. Il décrit le couvent et l'ascension du G. Mousa, après quoi il entame la discussion de la localisation du Sinai biblique dans le périmètre de Sainte-Catherine, et conclut en préférant au G. Mousa et au G. Katherin, pour être la montagne sacrée, le petit G. El Mounadja, parce quil se dresse juste en face de l'ar-
1. W. Schimper, Nachricht von seiner Reise (ms.), utilisée par C. Ritter, Erdkunde von Asien, XIV, p. 550 suiv.
2. Jos. Wolff, Journal Account of his missionnary labours, in Letters, Londres, 1839, p. 310 suiv., et autres.
3. Gotthilf Heinrich von Schubert, Reise in des Morgenland in den Jahren 1836 und 1837, Erlangen, 1839, p. 270 suiv. J, M. Bernatz, Bilder aus dem heiligen Lande, Stuttgart, 1839, fo, 40 vues avec texte de von Schubert ; 6d. française : Souvenirs pittoresques de la Terre Sainte, Stuttgart, 1839 et 1841. Plus tard, édition augmentée : Album des heiligen Landes, Stuttgart, 1855, 1868, f, 50 vues (v. les n°5 3-8) avec le texte de von Schubert.
4. Extrail du voyage de M. L. Cortambert dans la Presqu'ile du Sinai en 1837, dans Bull. de la Soc. de Géographie, Paris, 3° série, t. VII (1847), p. 393-406.
5. Lord Lindsay, Letters on Egypt, Edom and the Holy Land, 3 éd. (1839), € I, p. 249-300 et suiv. ; autres éditions en 1847, 1851, 1858.
rivant qui descend la plaine d'Er Raha. Cette opinion, qui rallie de notables partisans au cours des années qui suivent, n’est pas si hétérodoxe qu'on serait d'abord tenté de le croire: ce G. Æl Mounadja, où « mont de l’'Entretien », Pococke remarquait déjà sa situation à l’est de l'extrême amont de la vallée du couvent, et notait que les chrétiens l’appelaient « mont de Moïse » ; nous avons examiné plus haut (chap. v, Ç I), cette tradition singulière au milieu des autres.
La théorie de Lindsay est acceptée, tout d’abord, par Ed. Robinson, qui fait en 1838 avec Elie Smith son premier voyage au Sinai : le second aura lieu en 1852. Ils allèrent au Sinai, de Suez !, par la route ordinaire de la côte et la route supérieure de Hamr, Nasb, avec montée au Sarbout, Suwig, Khamileh, ete., jusqu'au Esh Sheikh, puis la route du O. Solâf et du nagb El Hawi. Sur l'emplacement du Sinai biblique, Robinson partage l'opinion de Lindsay et met la montagne au petit G. El Mounadja. Ailleurs sont notés ? les renseignements recueillis sur la route du désert de Tih entre Suez et Akaba ; nous en avons fait usage plus haut. Des éléments très complets de levés topographiques remis, au retour, à H. Kiépert, servent à la construction d’une carte de la péninsule au 1/800.000, supérieure de beaucoup à toutes les cartes antérieures ?.
A la fin de l’année 1838, J. Rüssegger fait la route de la côte de Suez à Gharandel et Hammam Faraoun, et prend par Oushet, Hamr, Ramleh, Khamileh, Barak, etc., jusqu'au couvent, et visite le G. Katherin ; après quoi ilse dirige sur la Palestine par le O. Esh Sheikh, le O. El Akhdar, le désert de Tih abordé par le nagb El Mréchi, Nakhl, et arrive à Hebron. Ses observations
{. Edward Robinson and Elie Smith, Biblical researches in Palestine, Mount Sinai, and Arabia Petræa in 1838. With new Maps and Planes in five Sheets, Londres et Boston, 1841, 3 vol. 8; v. £. I, p. 102 suiv.