Ib.,1,p. 559 (note XX
3. H. Kiepert, Karte der Sinai-Halbinsel und des peträischen Arabiens nach den Itinerarien von E. Robinson und Elie Smith, Konstruil und geizeichnet von —, 1840. Accompagne l'ouvrage précité de 18#1.
4. Joseph Rüssegger dans Allgemeine Zeitschrift, 1839, n° 51-52-53 (février), et Reisen in Europa, Asien und Afrika.… unternommen in den Jahren 1835 bis 1841, Stuttgart, 18#1-9, 4 vol. 8; v. t. III, Reisen in Unter-Aegypten, auf der Halbinsel des Sinai und im gelobten Lande, 1847, pp. 4-74, 196-201, 219-247, et la carte topographique et géologique au 1/800 .000 dans ce volume.
ik CHAPITRE VI
géologiques sont intéressantes ; c’est lui qui tente pour la première fois de déterminer l’âge des grès sinaïtiques. La carte topographique et géologique d'Égypte, de Nubie et d'Arabie Pétrée qui accompagne son ouvrage fournit, de plus, un des premiers essais d’une carte géologique de la péninsule.
En 1839, J. Kinnear comprend le Sinai dans un itinéraire du Caire à Petra et à Damas : de Suez, la route de la côte ! jusqu'à Gharandel et le chemin du O. Hamr le conduisent au pied du Sarbout, dont il fait l'ascension, et de là, par la route supérieure ordinaire et le sentier du nagb El Hawi, au couvent ; de Sainte- Catherine, il prend au nord par les branches orientales du O. Esh Sheikh et gagne Akaba par le chemin ordinaire. Au couvent, 1l discute à nouveau la question de la localisation de la montagne de Moïse, et conclut, après Lindsay et Robinson, en faveur du petit G. El Mounadja : ses considérations se bornent, d’ailleurs, à être un décalque fidèle de celles de Lindsay.
Au printemps de 1840, le baron Koller, étant allé au Sinai, d'Égypte, par la route ordinaire, lève un plan topographique des environs du couvent qui eût été, à cette époque, fort utile, mais resta inédit. De Sainte-Catherine, il se dirige vers le nord-est par le O. Esh Sheikh et la route connue du couvent à Akaba par le O. El Aïn et la côte du golfe. Il va ensuite d'Akaba à Petra ?.
En 1841, L. de Laborde publie son Commentaire géographique sur l'Exode et les Nombres, que les stricts principes d’orthodoxie et de traditionnalisme qui dirigent son auteur n’empêchent pas d'être aujourd hui encore un des plus importants ouvrages sur la péninsule, On y trouve une documentation très vaste, quoique encore bien incomplète, sur les anciens voyages, l'histoire et particulièrement l'histoire de la géographie, avee une intéressante série de cartes anciennes et modernes en reproduction. Des cartes originales, d'autre part, viennent s'ajouter à celles publiées dans le Voyage de l'Arabie Pétrée de 1830 : une carte à grande échelle du fond du golfe d'Akaba et de l'Arabah sud (frontispice), une carte générale de la péninsule (p. 1) indépendante de celle dessinée par Kiepert pour Robinson, une petite carte de
1. John Kinnear, Cairo, Petra and Damascus in 1839 (1841), p. 56-98.
2. Extraclts from Baron Kollers Itinerary of his tour to Petra, describing an inland route from Mount Sinai to Akabah, dans Journ. of the Royal Geogr. Soc. of London, XII (1843), p. 74-80,
BIBLIOGRAPHIE HISTORIQUE ra
Sainte-Catherine et des environs (p. 104), la première en date, le croquis pris par Cortambert en 1837 ne devant être publié qu'en 1847 (v. plus haut), enfin le relevé du O. Feiran déjà donné dans Arabie Pétrée. D'une manière générale, l'ouvrage de Laborde doit être considéré, avec celui de Ritter et celui d'Ebers dont nous parlerons plus loin, comme un des principaux recueils de renseignements documentaires sur la péninsule.
On note la présence au Sinai, en 1842, de G. Fisk !, puis de W. H. Bartlett, qui à l'exemple de Kinnear en 1839, mais en prenant la roule inférieure par Feïran au lieu de la route supérieure par Ramleh, va de Suez à Sainte-Catherine, puis de Sainte-Catherine à Akaba et Petra ?; enfin de David Roberts, qui aborde la péninsule sinaïtique par Akaba, venant du nord, va Jusqu'au couvent et poursuit par la route de Suez #. En 1843 a lieu le voyage de A. Oumanetz', et vers la même époque, celui de G. Aug. Wallin°.
En 1844 C. Tischendorf, commençant ses recherches sur les manuscrits anciens de Sainte-Catherine, fait au couvent le premier des trois séjours qui devaient se terminer, en 1859, par la reconstitution triomphale du célèbre Codex Sinaiticus. En 1844, d'abord, il sauva de la destruction 129 feuilles de ce merveilleux manuscrit, l’égal en ancienneté du Codex Vaticanus du 1v° siècle, et en rapporta 43 à Leipzig, après avoir confié les 86 autres au bibliothécaire Cyrille ; la partie de Leipzig fut publiée bientôt aprèsf,
1. George Fisk, À Memorial of Egypt, the Red Sea, the Wilderness of Sin and Paran, Mount Sinai, Jerusalem and other Principal Localities of the Holy Land visited in 1842, London, 1847 et 1865.
2. W. H. Bartlett, Forty days in the desert on the track of the Israelites ; or, a Journey from Cairo by Wady Feiran to Mount Sinai and Petra,
3. David Roberts, The Holy Land from Drawings made on the Spot by —, London, 1842-1849, et New-York, 1855, 3 vol, fo; v. t. IT, pp. 20-25, 35 suiv.
4. À. Oumanetz, Voyage au Sinaï, avec fragments sur l'Égypte et la Terre Sainte, Pétersbourg, 1850, 2 vol. 8° avec cartes (en russe).
5. G. Aug. Wallin, Narrative of a Journey from Cairo to Jerusalem via Mount Sinai, dans Journal of the Royal Geogr. Soc., XXV (1855), p. 260-
6. Codex Friderico-Augustanus sive fragmenta veleris Testamenti e codice græco omnium qui in Europa supersunt facile antiquissimo. In Oriente detexit, in patriam attulit, ad modum codicis edidit Const. Tischendorf. Leipzig, 1846.
Le voyage lui-même de Tischendorf dans la péninsule ne présente rien de particulièrement remarquable.
Au printemps de 1845, Ad. Strauss va d'Egypte au couvent par la route ordinaire de la côte, de Mokatteb et de Feîran, et du Sinai, sur la trace de beaucoup d’autres, traverse le désert de Tih, par Nakhl, sur Berseba et Hebron?. Strauss pense, avec Laborde et les autres traditionnalistes, que le G. Mousa est bien la « montagne de Dieu ». En juin 1845, on rencontre sur la même route du Sinai à Hebron par Nakhl, le D' Abeken, qui a gravi.la falaise de Tih au nagb Er Rakineh*. Deux mois auparavant avait eu lieu le voyage, important par ses résultats scientifiques, de Rich. Lepsius, qui, venu de la Haute-Égypte par le désert, traverse la mer Rouge de Kosseir à Tôr“, monte à Sainte- Catherine par le O. Hebrân, le nagb Edjaweh et le nagb EI Hâwi, visite le couvent, fait l'ascension du G. Mousa, puis redescend par la route du O. Esh Sheïkh et du O. Soläf vers le district de Fefran, fait une exploration intéressante du massif du Serbal par les voies du O. Er Rimm, dont il relève les ruines et les routes antiques, voit de loin le bassin de Sigilliyeh, déjà signalé par Burckhardt, fait l'ascension du Serbâl par le chemin qui s'amorce de ce côté, visite les ruines de Pharan, le O. Aleyät, continue au nord-ouest par la route habituelle de Mokatteb- Sidreh, s'arrête à Magharah, puis, rebroussant chemin, monte au Sarbout el Khadim par le cireuit du O. Khamileh, pénètre, à la redescente, dans le O. Nasb, d'où il rentre en Égypte par le chemin connu d’Abou Zenimeh, de Gharandel et de la côte. A
1. C. Tischendorf, Reise in den Orient, 1846, 1, p. 170 suiv.
2. Fr. Ad. Strauss, Reise in das Morgenland, Sinai und Golgotha, Berlin, 1847, p. 120-187; nombreuses éd. ultérieures.
3. Abeken, relation ms. utilisée par Ritter, Erdkunde von Asien, XIV, pp. 812, 870 suiv.
4. Reise des Prof. Lepsius von Theben nach der Halhinsel des Sinai etc. (1845), renfermant : Erbkam, Specialkarte der Kloster- und Stadt-Ruinen von Faräân im Palmengrunde am Fuss des Serbäl, im März aufgenommen 1845, von R. Lepsius ; non mis en vente, mais existant en traductions anglaise et française, avec les cartes : Ch. H. Cottrell, A Tour from Thebes to the Peninsula of Sinaï etc., Lond. 1846; F. Pergameni, Voyage dans la presqu'ile du Sinaï etc., dans Bull. de la Soc. de Géogr., Paris, 3° série, VII (1847), p. 345-392. Mèmes renseignements sur le voyage dans R. Lepsius, Briefe aus Aegyplen, Aethiopien und der Halbinsel des Sinai, Berlin, 1852, pp. 324 suiv., 329-350 (trad. anglaise : Lepsius, Letters from Egypt etc., 1853, pp. 290 suiv., 293 suiv.).
de
Magharah et au Sarbout furent prises de nombreuses copies d'inscriptions égyptiennes, qui trouvèrent place däns la grande publication des Denkmäler de l'Égypte. Au point de vue géographique, outre une précieuse description du Sigilliyeh du flanc méridional du Serbâl dont, aujourd’hui encore, tout levé topographique nous manque, Lepsius et ses collaborateurs ne nous apportent qu'une carte générale sans valeur -et un levé rapide de la vallée et des ruines de Feîran !, inexact mais expressif, et qui est malheureusement encore utile pour compléter, combiné avec le croquis antérieur de Laborde, le levé à grande échelle du Survey de 1868. En ce qui concerne enfin les questions bibliques, Lepsius pense, au Serbàl, être au vrai Sinai, et pour la première fois, soutient longuement et formellement celte thèse ?, que Burckhardt, jadis, n'avait fait qu'indiquer. J. Hogg, quelques années plus tard, y adhère complètement *.
Quelques jours après que Lepsius et ses compagnons eurent quitté Magharah (mai 1845), y arrivait Major Macdonald, qui ne fit dans la localité qu'un court séjour mais devait, plus tard, y revenir et s’y installer pour de longues années (v. ce qui est dit à ce sujet plus loin, à la date de 1855).
En 1845, également, a lieu le premier des voyages au Sinai de l’archimandrite russe Porphyre Ouspensky, qui devait y retourner en 1850 ; les deux relations furent publiées plus tard en même temps, à Saint-Pétersbourg et Moscou ‘. Fort ignorées du public français, qui n’en sait guère que ce qu'a révélé J. B. Chabot dans son intéressant article ? de 1900, les relations d'Ouspensky sont importantes parce qu’il a eu accès largement dans les archives du monastère, dont il publie plusieurs pièces notables ; pareille fortune n'était advenue ‘à aucun voyageur depuis Burckhardt.
En 1848 paraît le gros volume consacré à la péninsule sinaï-
4. Erbkam, carte publiée avec la Reise de 1845 ; v. note précédente.