‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 125 sur 151 · Briefe, p. 345 suiv · texte numérisé non relu

Briefe, p. 345 suiv

3. John Hogg, Remarks and addilionnal views on Dr. Lepsius’'s proofs ete., dans Trans. of the Royal Soc. of Literature, 1850, p. 183 suiv.

4. Porph. Ouspensky, Premier voyage au monastère du Sinai en 1845, (en russe), Pétersbourg, 1856, Deuxième voyage en 1850 (en russe), Moscou, 1856.

5. J. B. Chabot, À propos du couvent du mont Sinai, dans Rev. de l'Orient Chrétien, V (1900), p. 492-498.

tique par Carl Ritter dans son admirable encyclopédie géographique !, pour laquelle l’auteur a dépouillé les relations des ‘voyageurs, éclairei et coordonné leurs itinéraires dans chacune des régions successivement étudiées. Elle se complète, en ce qui concerne l'histoire des voyages anciens, par le Commentaire géographique de Laborde paru en 1841, et l’ensemble des deux ouvrages fournit sur la péninsule, à la date où nous sommes arrivés, un corps de connaissances des plus importants, qui ne sera remplacé pour le lecteur, ensuite, que par le grand Ordnance Survey de 1869 et le livre de G. Ebers en 1872.

En 1849, K. Graul suit les routes habituelles de la péninsule, fait l’ascension du Sarbout el Khadim, voit le Serbàl et la région du G. Mousa*®. Au printemps de 1850, Lottin de Laval fait route de Suez à Tôr * par la voie directe, en passant par Gharandel, Magharah, Mokatteb, coupant le O. Feiran en aval de l’oasis et rejoignant, de là, l’extrémité nord d'El Gâa par un certain O. Zreitt qui ne nous est pas nommé d'autre part. De Tôr, il va à Feiran par le O. Hebrân et le nagb Edjaweh, visite les ruines, se dirige de là sur Sainte-Catherine, voit le couvent, la montagne, le O. El Ledja. Il continue son voyage au nord, vers Akaba, par la route habituelle de Nouweibeh, et après avoir vu le golfe, revient en arrière, rentre däns Ramleh par le O. EI Akhdar qui le met sur la route supérieure du versant occidental ; il monte en passant au Sarbout el Khadim, entre dans le O. Nasb, et rentre en Égypte par la voie connue Hamr-Oushet- Gharandel et la côte. Son Voyage dans la Péninsule Arabique est surtout précieux par l'album qui l'accompagne, et dans lequel figurent, à côté de nombreuses inscriptions sinaïtiques et hiéroglyphiques reproduites d’après dessins ou estampages, des dessins de paysage bien choisis et fort expressifs. L'ouvrage continue, pour la péninsule, la série encore peu nombreuse des publications de reproductions et de vues commencée par les infolio de Laborde.

Edw. Robinson fait son deuxième et dernier voyage au Sinai

1. Carl Ritter, Erdkunde von Asien, XIV (Band VII, Abth. II), Sinai- Halbinsel.

2. K. Graul, Reise nach Aegypten und nach dem Sinai (1854), II, p. 200 suiv.

3. Lottin de Laval, Voyage dans la Péninsule Arabique du Sinai et l'Egypte Moyenne, Paris, 1855-1859, 4° et album fe.

en 1852 ; la relation s’en trouve dans les éditions subséquentes des Biblical researches (v. plus haut, à la date de 1838) !.

Arthur Penrhyn Stanley fait en 1853 le voyage d'Égypte en Palestine en passant par le Sinai, suivant la route ordinaire de Suez à Sainte-Catherine par le O. Feiran, et la route de Sainte- Catherine à Akaba, Petra et les régions palestiniennes ?. Son ouvrage nous apporte la première bonne carte, bien qu'encore fautive par endroits, des environs du G. Mousa et de Sainte- Catherine * ; Ebers la consultera utilement, et elle passera presque sans changement dans les Murray's Handbhooks de 1868 et 1873. En 1853 également a lieu le deuxième voyage au Sinal de Tischendorî (v. ci-avant, à la date de 1844), venu pour chercher à compléter le Codex partiellement sauvé auparavant, mais qui n’en retrouve même plus les 86 feuilles confiées à l’ancien bibliothécaire ; il attendra six ans avant de faire une dernière tentative. C’est à la même époque, en 1854 ou 1855, qu'arrive à Magharah, pour s'y installer à demeure, Major Macdonald, dont nous avons noté plus haut la première reconnaissance de 1845. Cette fois, Macdonald restera à Magharah plus de dix ans, à tenter de chimériques exploitations de turquoises et faisant, entre temps, de plus utiles copies d'inscriptions égyptiennes ; il ne quittera la place, en 1865, qu’à bout de ressources #,

En 1859 paraissent des Notes de Haughton sur la minéralogie de la péninsule . La même année, Tischendorf retourne une troisième fois au couvent de Sainte-Catherine, et y retrouve, non seulement les 86 feuillets du grand Codex confiés à Cyrille en 1844 et vainement cherchés depuis, mais encore 112 autres feuil-

4. Edward Robinson, Élie Smith, and others, Biblical researches in Palestine and the adjacent regions, 1856, 3 vol. : publication intégrale des voyages de 1838 et 1852. En 1867, nouvelle édition, identique à celle de

2. Arthur Penrhyn Stanley, Sinai and Palestine, in conneclion with their history, London (J. Murray), 1856, 1857, 1858, 1860, 1862, 1869, 1877, 1881, 4883 ; v. p. 14-109 de l’éd. de 1862. Encore une édition en 1905.

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