Russegger, Reisen in Europa, Asien, etc., (847, t. I
4. Figari-Bey, Studü scientifici sull'Egitto e suo adjacenze, 1864-65, II, p.
5. Haughton, Notes of a Minerological Excursion from Cairo into Arabia Petraea, dans Natural History Review de la Royal Dublin Society, VI (1859), n° 2.
6. F. W. Holland, Notes on the Geology of Sinai, dans Quart. Journ of the Geolog.Soc., XXII (1866), p. +91-493.
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Fraas, qui publie en 1867 ses intéressantes Observations |; on y relève de grosses fautes, comme l'idée que le grand pointement granitique du sud existe depuis le début des temps géologiques et n'a jamais porté de sédiments, mais aussi des observations précieuses, notamment celle de la forme d'érosion inversée du O. Feîran, — large dans son cours moyen, étranglé à l'aval, — que Walther, plus tard, devait expliquer facilement par la concordance et la discordance de la ligne d’écoulement avec les lignes de failles.
H. Bauerman rapporte de son voyage de 1868 avec J. Keast Lord et Le Neve Foster l’importante Note? publiée en 1869, où l’on trouve pour la première fois, avec l'étude des étages superposés, des données de quelque étendue sur les dislocations. Bauerman décrit la grande plage surélevée de Suez au O. Amara, les formations gypseuses du district de Gharandel, le Hammam Faraoun, le O. Taiebah aval, avec une coupe, le Sarbout ed Djemel et la grande faille qui passe le long de son flanc oriental, la plaine haute de Ramleh, l’escarpement de Tih, avec coupe et tableau détaillés, dus à Le Neve Foster, des terrains de cette falaise de 300 mètres ; l’amont du O. Baba, avec le O. Kharit et ses couches minières, le O. Nash, sa faille et les superpositions de schistes, grès et calcaire (carbonifère) qu'on y observe ; discutant l'âge de ces assises sédimentaires, il incline à les attribuer au trias comme faisait Figari. Viennent ensuite le O. Lahyan et sa faille, le O. Suwig, creusé dans la faille dont la lèvre surélevée est le grand escarpement du Sarbout, le plateau du Sarbout, surmonté des vastes {émoins de Oumm Riglain et de Gharabi, le Suwig supérieur et ses cheminées basaltiques dans le grès, le Khamileh et sa descente jusqu'au O. Oumm Ajraf, en pleine roche cristalline, le débouché par le O. Sidreh sur le flanc occidental du grand horst, au pied de l’escarpement granitique du Tarür, dont la surrection limite les grès de Magharah. Dans la zone grèseuse basse sont observées les cheminées d'arrivée du basalte dont il subsiste plus haut de larges lambeaux : la vallée
1. O. Fraas, Geologische Beobachtungen aus dem Orient, dans Württemb. nalurwiss. Jahreshefte, 1867, p. 145-360 : Der Sinai, p. 149-176.
2. IH. Bauerman, Nofe on a Geological Reconnaissance made in Arabia Petraea in the Spring of 1868, dans Quart. Journ. of the Geolog. Soc., XXV (1869), p. 17-38 et pl. I.
de Magharah est décrite avec ses mines, et plus à l’ouest, dans la zone du Sidreh aval et de Bouderah, les assises calcaires qui couronnent le grès et forment le grand G. Abou Alagha. Il est dit un mot, enfin, de la manière dont les derniers grès viennent expirer à la surface des schistes cristallins, au sud du O. Feiran, lorsqu'on se dirige vers l’est en venant du débouché du O. Mokatteb.
On remarque l'intérêt de cet itinéraire en Z qui suit la rive nord-est du grand horst, puis Le traverse, et circule dans les terrains de base de, sa rive du sud-ouest : les principaux traits de la géologie du versant occidental ressortent des seules observations ainsi recueillies. Bauerman n'a pas fait de synthèse, ni dressé de carte géologique, mais de bonnes coupes locales et générales (pl. I) sont jointes à son mémoire.
P. M. Duncan, la même année, publie une note d'intérêt secondaire sur les fossiles des terrains crétacés du Sinai!. Tout à fait importante est, par contre, la courte note donnée en 1871 par R. Tate°, d’où il ressort que le calaire de Nasb, dont la couche mince sépare les deux étages de grès, est carbonifère : résultat obtenu par l'identification d’un fossile trouvé dans un échantillon de ce caicaire provenant de Nasb. Il en résulte que si le grès de l'étage supérieur est bien crétacé inférieur comme
l'avait dit Russegger, — Bauerman, après Figari, le rangeait dans le trias, — le grès de l'étage inférieur est carbonifère ou
antérieur au carbonifère. Ainsi les conditions d'anciennetérelative des différents étages sédimentaires dans la péninsule et les régions avoisinantes, se trouvaient déterminées.
Lors de la publication de l’Ordnance Survey, un peu plus tard, on trouve dans l’Account un mémoire géologique de Holland *, sans grande valeur, obtenu en combinant quelques observations nouvelles avec les données fournies par Bauerman et avec la découverte récente de Tate. Est reproduite, notamment, la grande coupe de la falaise de Tih établie par Le Neve Foster ; une
4. P. Martin Duncan, Note on the Echinodermata, Bivalve Mollusca, and some other fossil species from the Crelaceous Rocks of Sinai, dans Quart, Journ. of the Geolog. Soc., XXV (1869), p. 44-46.
2. R. Tate, On the Age of the Nubian Sandstone, dans Quart, Journ. of the Geolog. Soc., XXVII (1871), p. 404-406.
SORENNE Holland, Geological Notes, dans Account of the nie p. 217- 236, et pl. XIII, 3, 4, 5.
coupe assez mauvaise est prise dans le O. Nasb, et d’autres dans le O. Mokatteb et le O. Taiebah. Les différentes opinions émises sur l’âge du grès de l'étage inférieur, depuis Russegger jusqu'à Tate, sont rappelées. Parmi les cartes du Survey figure, de plus, une carte géologique obtenue en coloriant la carte topographique générale de la péninsule au 1/633.500. Elle est extrêmement inexacte et incompréhensive ; pas une ligne de faille n'yest figurée.
Quelques indications supplémentaires se rencontrent dans le mémoire publié en 1875 par Milne, qui est allé de Suez à Akaba par mer, pour rentrer de là à Suez par la route du désert de Tih 1.
L. Lartet, dont la thèse de 1869 sur la Géologie de la Palestine el des contrées avoisinantes avait été plusieurs fois réimprimée, publie en 1885 son Exploration géologique de la mer Morte, de la Palestine et de l'Idumée, à laquelle la péninsule sinaïtique reste la plupart du temps étrangère ; on y trouve discutée, cependant, la question de la date du grès de Nubie, résolue définitivement par Tate (pp. 20-22, 44-47), avec un essai d'esquisse du domaine du grès (p. 35). L'ouvrage comprend une belle carte géologique du bassin de la mer Morte (pl. I) et une carte géologique d'ensemble, au 1/5.000.000, de la Palestine, du Sinaï et de l'Égypte. A si petite échelle, elle peut être considérée comme exacte en ce qui concerne la péninsule.
Dès 1882, cependant, Raboisson avait fait son exploration géologique des routes connues du versant occidental de Suez à Sainte-Catherine ?, et en 1884, Hull avait fait le voyage spécialement géologique dont son mémoire de 1889 rend compte *. Il décrit, après Bauerman, les schistes surmontés de grès de l’escarpement du Suwig, du O. Sarbout et du Khamileh supérieur, avec les dykes qui coupent la roche cristalline; puis il conduit le lecteur dans le grand massif cristallin du sud, sur sa lisière
nord du O0. Esh Sheikh, du O. Berrah à la porte d'El Watiyeh,
1. J. Milne, Geological Notes on the Sinailic Peninsula and North- Western Arabia, dans Quart. Journ.of the Geolog. Soc., XXXI (1875), p. 1-28.
2. Raboisson, Contribution à l'histoire stratigraphique du relief du Sinai, el spécialement de l'âge des porphyres de cette contrée, dans C. R. de l'Acad. des Sciences (Paris), XOVT (1883), p. 282-285 ; Exploration géologique de la péninsule sinaïtique, dans Bull. de l'Institut Egyptien, 1900, pp. 25-34, 53-75.
3. Edw. Hull, Memoir on {he Geology and Geography of Arabia Petraea, Paleslina, and adjoining districts, 1889 ; { vol. in -4° dans la collection du Survey of Palestine.
dans le O. Feiran et le O. Aleyât, dans le O. Khamileh, où partout l'infrastructure cristalline se présente de manière analogue ; au passage d'El Watiyeh, une coupe intéressante nous montre la pénétration d'une masse énorme de granite rouge dans un granite gris moins dur, déjà coupé antérieurement de dykes de porphyre. L'auteur passe ensuite aux grès, qu'il étudie dans la région de Nasb, du O. Lahyan et du Sarbout, en même temps que le calcaire de Nash et ses fossiles, la faille de Nasb et celle du O. Lahyan. Le calcaire carbonifère intercalé entre grès primaires et grès crétacés inférieurs se rencontre, comme on sait depuis Russegger, dans le O. Arabah africain ; Hull nous apprend, en outre, qu'il affleure dans certaines vallées du grand Arabah entre mer Rouge et mer Morte.
Après l'étude des assises grèseuses et calcaires superposées au carbonifère, un très intéressant chapitre est consacré aux ruptures dans la région du O. Arabah ; nous l'avons utilisé au chapitre 1 ci-avant, paragraphe VI. Rien de synthétique au point de vue géomorphogénique, mais une bonne carte géologique de l'Arabah, failles bien notées, avec plusieurs coupes. D’autres coupes se rencontrent dans l'ouvrage, dont celle du O. Nasb, celle mentionnée ci-dessus du G. Watiyeh, et une coupe du O. Et Tal à la crête de Tih par la plaine de Ramleh. |
Une carte géologique générale de la péninsule, de plus, accompagne le livre {, assez médiocre, très incomplète en ce qui concerne les failles, si nettes pourtant sur le versant occidental, meilleure dans la région du golfe d’Akaba et de l’Arabah sud, à laquelle l'auteur parait avoir consacré la plus grande partie de ses efforts.
Johannes Walther étudie, de mars à avril 1887, la côte occidentale, ses grandes plages d’alluvion et les montagnes quiles bordent, en accordant une attention particulière aux formations d'origine coralline et aux coraux en développement actuel. Une brève note sur son voyage? paraît en 1888, suivie la même
1. En frontispice. La même carte se retrouve dans un autre volume : Fauna and Flora of Sinai, Petra and Wady Arabah, de la collection du Survey of Palestine.
2. J. Walther, Ueber die Ergebnisse einer Forschungsreise auf der Sinaihalbinsel und in der arabischen Wüste, dans Verhandlungen der Ges. fur Erdkunde zu Berlin, 1888, n° 6 (12 pp.).
R. Weus. — La presqu ile du Sinai. 23
année d'un important mémoire géologique !. Après le G. Hammam Faraoun et ses formations gypseuses superficielles, sont décrits la corniche calcaire du G. En Nokhel ?, le G. Markha et le seih Baba jusqu'au O. Shellal, avec des vues en projection verticale, très expressives, de la grande faille, Aïn Markha, le O. Shellal et ses grès où aflleure le banc calcaire carbonifère, le O. Bouderah ét le O. Mokatteb avec les grandes failles qui les parcourent, la région de Feiran avec ses failles parallèles, ses grands dépôts alluviaux non balayés encore, et l’étranglement de la gorge d'aval, coupée dans un sens perpendiculaire à celui des failles. On arrive ensuite au massif granitique du sud, dont la constitution minéralogique est rapidement examinée, puis dans El Gâa, où Walther constate l'existence de lambeaux crétacés au pied du granite et découvre, au milieu de Ia plaine, le dôme calcaire bouleversé du G. Soufir, accident local du grand synclinal que remplissent les alluvions d'El Gâa et qui est manifesté, à l'ouest, par le relèvement du G. El Arabah ÿ. Les études de l’auteur portent ensuite sur la géologie de ce G. El Arabah, sur la plaine de Tôr et sur la surface d'El Gâa jusqu'au Ras Mohammed, dans le voisinage duquel on trouve encore des lambeaux grèseux isolés, et dont Walther a exploré la montagne environnante, Une carte géologique complète, pour la bande côtière étudiée, accompagne ce beau mémoire. Il y a, en outre, dans les planches et dans le texte, de nombreuses coupes et vues en projection verticale, relatives à l'étude détaillée du G. El Arabah et du grand synclinal d'EI Gâa avec ses accidents, ainsi qu'aux dislocations de la région plus au nord, où sont montrés la faille de Markha et du O. Shellal, le décrochement dans le O. Bouderah, l'embouchure du O. Mokatteb dans le O. Feïran.
Étudiant la carte et les sections de Walther dans El Gâa, Max Blanckenhorn, en 1893, a mis en évidence *, en termes plus explicites que Walther ne l'avait fait lui-même, une grande
1. J, Walther, Die Korallenriffe der Sinaihalbinsel, dans Abhandl. d. Kôn. Sächs. Ges.d, Wiss., XXIV (1888), p. 439-506 ; carte et planches.