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Reinaud, Géogr. d'Aboulfeda, H, p

évidemment d'époque ancienne. Kalkaschandi, mieux informé, sait avec Yakout que Souais a remplacé Kolzoum et qu'il est luimême rarement visité, bien qu'étant le point de débarquement le plus proche du Caire !. Pour Macrizi, enfin, Kolzoum n'est plus qu'une appellation géographique, le point terminal de la mer Rouge vers l'Égypte ? : Kolzoum est une ancienne ville, à présent détruite, dont l'emplacement a reçu le nom de Souais *.

Ce port de Suez, construit à une petite distance en avant du vieux Kolzoum, ne devait jamais être ni complètement envasé ni complètement oublié des navigateurs, et d'un bout à l’autre du Moyen Age, les voyageurs le signalent comme petit port de pêche et chantier de construction de barques pour la mer Rouge #. Mais ce point d'accostage difficile, au fond d'un golfe resserré et dangereux à parcourir, ne suffit pas longtemps aux besoins de la grande navigation, qui l'avait déjà abandonné dans la première moitié du xi* siècle. Macrizi nous apprend 5, en effet, qu'à partir de l’an 450 de l'hégyre (1047), et pendant plus de deux siècles ensuite, la seule route suivie par les pèlerins d'Égypte à la . Mecque et, inversement, par les voyageurs de l'Inde et du Yemen vers l'Égypte et la Méditerranée, était celle qui aborde sur la côte africaine à Aidhab, d'où l’on gagne, par le désert, le grand port fluvial de Kous pour descendre au Caire par la voie du Nil. Cette route par le Nil, Kous, le désert et la mer Rouge est abondamment décrite d'autre part, par Thietmar notamment (1217) du côté des voyageurs occidentaux 5, et par tous les géographes arabes du x° au xv° siècle, dont les notes nous apprennent que Kous n'avait pas un seul port sur la mer Rouge, mais deux, Aidhab et Kosseir, où aboutissaient des routes indépendantes et qui jouissaient, à ce qu'il semble, d'une faveur égale chez les marins 7. Maintenant, comment étaient

4. Wüstenfeld, Calcaschandis Geographie und Verwaltung von Aegypien, dans Abh. Kôn. Ces Wiss. Gôtltingen, XXV (1879), p. 170.

2, Macrizi, Descr., dans Bouriant, loc. cit., PP. 39, 42 suiv., etc.

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