‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 32 sur 151 · Thietmari iler in lerram sanctam, éd. Tobler, p · texte numérisé non relu

Thietmari iler in lerram sanctam, éd. Tobler, p

7. Istachri, trad. Mordtmann, p. 20; Nassiri Khosrau, dans Ch. Schefer,

organisées les communications avant la date de 1047 que donne Macrizi pour l'institution de la voie par Aidhab ou Kosseir ? Au x siècle, il n'était déja plus question d'entrer en Égypte par Kolzoum ou Suez, si l'on s’en rapporte à Kalkaschandi, qui connaît bien, nous lavons vu, le point d'accostage de Suez, mais indique comme port principal du fond du golfe à l'époque ancienne, non Suez, mais T'ôr, qui était très fréquenté et auquel les navigateurs renoncèrent à cause des périls de la remontée de Ja mer Rouge !: plus tard seulement, en 780 de l'hégyre (1378), le. port de Tôr fut restauré par les soins de Salah ed Din ibn Gourram, grand chambellan d'Égypte, ce qui détermina l’abandon de la route par Aïdhab et Kosseir, seule pratiquée jusqu'à cette date.

On arrive, comme on voit, à distinguer plusieurs périodes dans l’histoire de la route des Indes en Égypte au Moyen Age : une période de Kolzoum et de Suez (Suez succédant à Kolzoum ensablé), à laquelle succède, au plus tôt au début du x° siècle ?, une période de Tôr* qui finit vers 1050{date de Macrizi), après quoi vient la période d’Aiïdhab et de Kosseir, que Tôr remplacera de nouveau trois siècles plus tard. A la première période de Tôr se rapporte, sans nul doute, l'indication d'une relation des plus remarquables, découverte et citée par Seetzen, celle de Mohzmed ibn Achmed ibn Aias !, où l'on trouve qu'après la ruine de Kolzoum, son rôle de ville de douane fut transféré à Tôr, qui l’avait encore du temps de l’auteur : la rédaction de l'ouvrage est antérieure, d’après cela, à 1050, et comme il s’y trouve encore mention d'événements de l’année 1025, on voit que sa date

Sefer nameh (Publ. de l'Ec. des Langues Or. vivantes, I° série, vol. F, 1881), p. 177-178; Edrisi, trad. Jaubert, p. 132-133; Ibn Djobair, dans Schefer, loc. cit., p. 297; Yakout, éd. Wüstenfeld, I, 504, IV, 158 suiv.; Aboulfeda, trad. Reinaud, I, 167, 11, 28; Macrizi, Descr., loc. cit., p. 588-589 et p. #3.

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