Kalkaschandi, loc. cit. (Wüstenfeld), p
2. D'après Ibn Khordadbeh, qui vers l'an 900 décrit encore Kolzoum comme un grand port de la navigation du Hedjaz et de l'Inde (trad. Barbier de Meynard, Le livre des routes et des provinces etc., dans Journal Asiatique, V° série, t. V (1865), p. 513.)
3. Ibn Khordadbeh, qui est encore de la période de Kolzoum, nomme déjà Tour, à côté de Kolzoum et d’Aila, comme district de l'Egypte (trad. Barbier de Meynard, loc. cil., p. 452).
4. U. J. Seetzen dans Monatliche Correspondenz de von Zach, XIX (1808), p- 334-335, XX (1809), p. 305-307, 236-240.
se place dans le deuxième quart du xr° siècle. Une centaine d'années après, la déchéance de Tôr était complète, comme nous l'apprend un curieux passage d'Ousäma, dont un ami avait été promu par disgrâce au gouvernement de ce triste et lointain district de l'Égypte !. Dans le cours du xun* siècle, le nom du district de Tér se rencontrera quelquefois, à côté de ceux des autres districts égyptiens de la région de la mer Rouge ?; mais la ville ne sort de l’ombre à nouveau que par sa substitution à Aidhab et Kosseir, qui eut lieu en 1378, d'après Kalkaschandi comme on vient de le voir, en 1358 d'après Macrizi, qui ne nomme pas Tôr, mais note qu'à cette date Aïdhab fut abandonné pour Aden et Djeddah, qui devinrent de grands ports ; comme il n’est pas possible que de ces places très méridionales on ait organisé généralement les transports en Égypte par voie de terre, cette indication suppose qu'a Aden ou Djeddah avait lieu un transbordement, et que des barques à faible tirant d'eau prenaient les marchandises apportées par les vaisseaux de l'Océan Indien, pour les conduire dans la mer Rouge *. Le point d'arrivée de ce dernier transport était Tr, d’après le passage précité de Kalkaschandi et comme l'explique un demi-siècle plus tard (vers 1440) Piloti, par qui nous savons que le transhbordement eut lieu à Aden jusqu’en 1422, et à partir de cette date à Djeddah, en raison de la mauvaise volonté du prince du Yemen, qui émettait la prétention d'organiser à Aden des caravanes ; de Djeddah, les marchandises légères allaient au Caire par voie de terre, et les marchandises lourdes par mer jusqu'à Tôr, d'où les caravanes prenaient la route d'Égypte ou la route de Damas *. Renseignements presque identiques, dès 1384, sous la plume de Gucei 5.
1. Autobiographie d'Ousäma,éd. H. Derenbourg, p.59; cf. H. Derenbourg, Ousäma ibn Mounkidh ete. (1095-4188), I, p. 208-209.
2. Yakout, éd. Wüstenfeld, IIT, p. 834; Shems ed Din, dans A. F. Mehren, Wan. de la Cosm. du Moyen Age, p. 324.
3. I semble qu'à toute époque un transbordement de ce genre, dans les ports du sud de la mer Rouge, ait été en usage. D'après Ibn Khordadbeh trad. Barbier de Meynard, loc. cit, p. 282), Aden jouait le rèle de port de (transbordement à l'époque de Kolzoum.
4. Eman, Piloli Cretensis De modo, progressu ac diligenti providentia ete., dans Coll. de chron. belges inédites. de Namur, de Hainaut et de Luxembourg, IV (1846), pp. 445-446, 447.
5. Georgio Gucci, Viaggio ete., dans Gargiolli, Viaggi in Terra Santa (4862), p. 314: les navires chargés d'épices abordent à Sainte-Catherine (sic), d'où certaines d'entre les caravanes prennent la route de Damas.