Istachri, trad. Mordtmann, p
2. Dans Gildemeister, ZDPV, VII (1884), p. 229, et Le Strange, Palestine under the Moslems, p. 73.
3. D'accord, comme on voit, mais bien involontairement,avec la tradition primitive sur Elim que possédait le document E et dont nous parlions un peu plus haut.
4. Istachri, comme on vient de le voir; Edrisi, trad. Jaubert, I, p. 332, et Dozy et Goeje, Description de l'Afrique etc., p. 195; carte d'Edrisi, ms. Paris, arabe, 2221, fo 131 ; Ibn Djobair, trad. Schiaparelli, p. ##; Aboulfeda, trad. Reinaud, II, p. 90.
5. Carte d’Istachri dans J. H. Moeller, Liber Climatum etc. (1839), pl. II
We re éd. Wäüstenfeld, II, pp. 220, 558, etc.; Aboulfeda, trad. Reinaud, II, p. 90; Kalkaschandi, trad, Wüstenfeld, Loc. cit., p. 100; Macrizi,
signifie en général « montagne ! ». Or, ce Gebel Tour péninsulaire et le couvent qu'il renferme, on s’y rendait par Raithou, de sorte qu'aller à £f Tour, c'était aller tout d'abord à la ville de la côte : on comprend que le nom de la région en arrière ait fini par passer à la place qui était sa porte d'entrée principale. Comme nous l'avons vu plus haut, le port s'appelait déjà Æ1 Tour dans la première moitié du xi° siècle.
Revenons maintenant au passage d’Istachri cité tout à l'heure où Taran et Chabilat sont nommés, et rapprochons-en un passage voisin du même écrivain ? où il est dit qu'entre Kolzoum et Aila est une place nommée Taran, très dangereuse aux navires par les tourbillons qui se forment au pied d’une montagne et la violence des vents qui s'élèvent ; « l'étendue de cette place est de 6 milles, et c'est là que futnoyé Pharaon. Dans le voisinage de Taran est un lieu nommé Habilab (Djabilab ?) », également dangereux pour la navigation. Moukaddasi *, de même : « Le golfe Arabique a du côté de l'Egypte deux branches, qui se séparent à la pointe du Hidjaz près d’un endroit nommé Tärän. Les endroits les plus dangereux... sont Djoubailan,où Pharaon fut noyé, et cela est la mer de Kolzoum...et Tärän », où les vents se heurtent et où les navires sombrent. Chez Mohamed ibn Achmed (loc. cit.) reparaît Tärân, au bord d'un Birket Gorondel, ainsi nommé d'une idole de Gorondel qui se trouve sur une montagne dans la mer (cf. la montagne dangereuse d’Istachri, et surtout la version de Macrizi qu'on va voir, directement dérivée de celle de Mohamed). Edrisi, décrivant la route de la côte occidentale de la péninsule *, nomme après Kolzoum un lieu de Bain Moghaira, port auprès duquel il existe un lac, puis le golfe de Faran, un lieu de Mazid, et Tabran *, place dangereuse pour la navigation, large d'environ 6 milles, et où Pharaon
Hist. des Coptes, trad. Wüstenfeld, dans Abh. d. Kôn. Ges. Wiss. Gôtt.. TI (1845), p. 113.
1. Nous reviendrons à la question au chap. V ci-après, à propos des étymologies singulièrement instructives que cherchent les Arabes pour Sina et Tour Sina.