‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 37 sur 151 · Dans Gildemeister, ZDPV, VII (1884), p · texte numérisé non relu

Dans Gildemeister, ZDPV, VII (1884), p

4. Edrisi, Lrad. Jaubert, I, p. 329, à corriger d'après Dozy et Goeje, Descr. de l'Afrique etc.,. p. 195. ;

5. Lecture douteuse; le ms. (Paris, arabe 2221) indique Tabran plutôt que Batran où Taran; Dozy et Goeje lisent Tirän.

fut englouti ; auprès de Faran, autre lieu dangereux, nommé Djilan (ef. Istachri). Un peu plus loin, Edrisi reprend et complète cette description? : « La ville de Faran est à l'arrière-plan d'un golfe. C’est une petite ville que les Arabes de cette région fréquentent. Vis-à-vis de Faran est un lieu échancré par la mer, et au bord du rivage est une montagne de roche dure » (ef. Istachri); le lieu est dangereux pour les navires, et l'on raconte que Pharaon se noya à cette place. La carte précitée d'Edrisi, dans le ms. de Paris, met en place Faran, entre Kolzoum et Aila, au fond d'un golfe que forme un promontoire montagneux très accentué ; golfe et montagne sont ceux dont ilest question dans le texte. Notons encore la description de Taran et Djoubailan, vraisemblablement d'après Moukaddasi, de Yakout ?, qui enregistre ailleurs “ l'indication un peu différente de « Taran, ile de la mer de Kolzoum entre Kolzoum et Aïla » ; on la retrouvera chez [bn el Ouardi, où Tarat5 est une île de la mer de Kolzoum, mais avec une description du lieu identique, à part cela, à celles de tous les géographes antérieurs. Macrizi 5 fusionne assez maladroitement, en les remaniant, les indications d'Istachri et celle d'Edrisi : c'est dans le voisinage de Kolzoum que Pharaon fut noyé ; entre Kolzoum et Faran on ne rencontre comme lieux habités que quelques hameaux de chasseurs et de pêcheurs où sont des palmiers, et il en est de même depuis Faran et Djtlan jusqu'à Aïla. Macrizi dit aussi, beaucoup moins confusément 7, qu'entre Kolzoum et Aila est un endroit nommé Faran, près duquel s'élève une montagne que les navires ont beaucoup de peine à éviter, à cause de la fréquence des sautes de vent et de la violence avec laquelle il souffle dans le couloir que forment les rives; c’est une sorte de lac, large de 6 milles, nommé Birket Garandal, et c'est là, assure-t-on, que Pharaon s’est noyé ;

1. Lecture certaine; Djobailan de Dozy et Goeje est inexact d’après le ms. Paris 2221.

2. Edrisi, trad. Jaubert, I, p. 332, el Gildemeister dans ZDPV, VIII (1885), p. 119-120.

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