Macrizi, Descr.; dans Bouriant, loc. cit., p
GIE Ip: 532.
16 Quatremère, Mémoire sur les Nabatéens, p. #3. Il s’agit du ms. arabe de Paris, n° 629.
rentes, dont la première, inséparable de la mention d'Aila ville juive et de la légende des Juifs changés en singes et en porcs, connaît Aila comme une petite ville au milieu d’une oasis peu fertile ; on la rencontre chez Istachri!, Edrisi ?, Aboulfeda *, Ibn el Ouardi 4 et Kalkaschandi?; Aboulfeda, cependant, donne en même temps une excellente description du lieu, du passage de la route d'Égypte à la Mecque, de la forteresse de terre et de l’ancienne forteresse ruinée, dans une île; Kalkaschandi mentionne également le passage de la route d'Égypte en Arabie, et Ibn el Ouardi dit quelques mots de l’Akaba Aila, l'énorme côte par où cette route escalade la falaise occidentale de l’Arabah. Mais tout cela se trouve bien mieux chez les détenteurs de la deuxième tradition sur Aiïla, d’après laquelle c'est une grande ville bien peuplée, avec beaucoup de palmiers et de pêcheries, une place importante de commerce et de douanes. Plus véridique apparemment que la première et non moins ancienne, cette tradition est celle de Moukaddasi® et de Mohamed ibn Achmed 7. Macrizi, plus tard, compilera tous ses prédécesseurs comme il fait d'habitude, et absorbera les éléments des deux traditions. D'après Macrizi, Mohamed ibn Achmed et quelques autres auteurs, voici ce que nous savons sur l’histoire de la ville et de la grande Akaba dont l'aménagement parait avoir été une grosse préoccupation pour les souverains du Caire aux siècles de la route de terre d'Égypte en Arabie.
L'Akaba Aila$ fut rendu praticable aux cavaliers et aux bêtes de somme par Achmed ibn Touloun (868-884) 9, ou par Khoumarouwaih 1bn Achmed ibn Toulount?, ou plus précisément par