Macrizi, Descr., dans Bouriant, loc. cit. p
Fayk, affranchi de ce Khoumarouwaih!. Plus tard, sous le règne de Haroun ben Koumarouwaih, Bedr procéda à de nouveaux travaux sur la grande côte?. En 1024, Abd Allah ben Edris al Djafari, gouverneur de Ouadi Alcora, attaqua de nuit la ville et la pilla Ÿ. En 1115, la ville fut prise par les Francs ‘. Pour la reconquérir, Salaheddin fit construire une flotte au Caire, transporta les vaisseaux à dos de chameau (jusqu’au golfe de Suez, sans nul doute), les conduisit devant Aiïla où il arriva à la fin de 1170, et donna l'assaut par terre et par mer; victorieux, il établit une garnison dans la place. Onze ans après, en 1181, retour offensif des Franes $ous Renaud de Châtillon (Alaïris de Macrizi), qui met le siège devant la ville, se garde par des postes avancés du côté de la Syrie et du côté de la grande Arabie à Tebouk ?; les opérations du siège n'avançant point, il renouvelle, l’année suivante, l’audacieuse manœuvre égyptienne de 1170 : il fait construire une flotte à Karak sur la mer Morte, la transporte à dos de chameau jusqu'au golfe et complète le blocus de la ville du côté de la mer 5. Il l'eût prise, certainement, sans l'excès de confiance qui le porta à diviser ses forces, laissant une partie de ses navires devant Aila pendant que le reste filait au loin sur la mer Rouge, pour une des plus surprenantes entreprises de piraterie dont l'histoire ait gardé le souvenir. En l’absence de toute force égyptienne, les marins francs tinrent près d’une année la mer Rouge, entière sous la terreur. Tous les ports une fois pillés, Renaud pensait à un coup de main sur les villes saintes elles-mêmes, lorsqu'enfin entra en scène la flotte envoyée par Malek-Adel, frère de Salaheddin, qui commandait en Egypte en l’absence de Salaheddin alors retenu devant Beyrouth. Cette flotte, construite à Kolzoum par Hosam-eddin-Loulou, avait été conduite par lui, tout d’abord, devant Aïla où la flotte franque de blocus fut brûlée (2 mars 1183); après quoi l’on s'était mis à la poursuite de la