‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 49 sur 151 · Ibn Djobaïr, trad. Schiaparelli, oc. cit, p · texte numérisé non relu

Ibn Djobaïr, trad. Schiaparelli, oc. cit, p

R. Wars. — La Presqu'île du Sinaï.

flotte du sud, que les Arabes rejoignirent aux environs de Djeddah 1, Un combat sur terre et sur mer tourna au désastre pour les Francs, qui furent poursuivis et exterminés dans les montagnes de l’intérieur. Renaud n'était pas avec eux; il devait tomber éntre les mains de Salahaddin en une autre circonstance ?.

En 1319, nouveaux travaux à la grande Akaba Aila, par les ordres du sultan Mohammed ben Kelaoun *; ils ne furent pas suffisants encore, car lorsqu'en 1331 le même souverain eut à se rendre en pèlerinage à La Mecque, il envoya l’émir Itmesh avec cent travailleurs pour préparer la route ‘.

Il nous faut maintenant décrire cette route venue du fond du golfe de Suez et aboutissant à la grande descente du flanc ouest de l’Arabah, objet de si nombreuses tentatives d'amélioration. Observons, d'abord, qu'il y a deux manières de se rendre de Kolzoum à Aiïla, directement par le plateau calcaire (le désert de Tih de nos cartes), et en contournant la falaise de Tih au sud par les régions moins déshéritées de la péninsule; Edrisi différencie nettement ces deux chemins lorsqu'il définit la route directe d’Adjeroud à Aïla, et l’autre route par le rivage, le (Gebel et Tour et Aila. Au contraire de ce que les noms de nos cartes pourraient faire croire, cette route méridionale est comprise toute entière dans le Tîh des Arabes, Tiah bne Israel, « Désert des Enfants d’Israel », dénomination qui se rapporte, chez eux, non seulement au plateau calcaire qui s’étend entre Suez et Akaba, mais aussi à toute la région péninsulaire, jusqu'au grand massif méridional, et peut-être à la péninsule tout entière. Cela ressort des descriptions du Tiah bne Israel dont on trouve les meilleures chez Istachri *, chez Moukaddasi îet chez Yakout * d’après Istachri : un territoire de sables et de roches (de marais de sel et de

1. Macrizi dans le ms. de Paris 672, cité par Quatremère, Mém. sur les Näbaléens, p. #5.

2. Pour toute cette histoire, on se reportera utilement à l'ouvrage connu de G. Schlumberger, Renaud de Chatillon (1898), p. 259-279. .

3. Macrizi dans le ms. de Paris 738, cité par Quatremère, Mém. sur les Nabaléens, p. #1.

4. D'après Quatremère, Mém. sur les Nabaléens, p. 48 (source non indiquée).

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