‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 54 sur 151 · V.les phot. de Petrie, Researches, n°s 2, 3,4, p · texte numérisé non relu

V.les phot. de Petrie, Researches, n°s 2, 3,4, p

2. Quelques traces d'occupation humaine, cellules d’ermites taillées dans le roc, débris de poteries d'époque romaine ou byzantine; le tout d’importance très inférieure, à ce qu’il semble, à celle de la localité romaine d’Aïn Mousa.

supérieur du O. Shebeikeh jusqu'au point où la vallée conflue avec le O. Taiebah venu de l’est, après quoi la vallée descend droit au sud sous le nom de O, Taiebah et aboutit à la mer au Ras Abou Zenimeh, où le chaînon du G. Hammam Faraoun finit en pointe.

La dénudation par ablation sèche a laissé des traces remarquables de son action dans cettezone, où les cirques de déflation primitifs commandent encore, sinon le tracé d'ensemble, du moins le modelé des flancs de plusieurs ravins ; il n'y a également que le mécanisme de l’ablation sèche qui puisse rendre compte du creusement du 0. EtTal, gorge étroite qui coupe le chaînon par le milieu et donne un écoulement direct à la mer au O. Gouêseh!. Beaucoup de détails, néanmoins, se rapportent au travail de l'érosion qui poursuit, sous nos yeux, la régularisation des val- Jlées dont la déflation attaque les parois ; les deux forces, ici comme en tous les points des régions désertiques où l’action des écoulements d'eau n’est pas entièrement subordonnée, luttent pour la forme du terrain mais collaborent pour l'enlèvement des matériaux, et ce travail en commun est d'autant plus efficace, dans la région calcaire où nous sommes, qu’il semble que la patine brune ne trouve point les éléments nécessaire à sa formation, et qu'ainsi les tables blanches et grises restent exposées sans protection à tous les modes de désagrégation et d’enlèvement. De même, selon toute probabilité, le long de la falaise de Th, dont les roches ne sont pas altérées chimiquement à la surface.

Les deux sentiers parcourus plus haut se suivent parallèlement dans cette section. Le sentier inférieur passe non loin des sources chaudes, à l'embouchure du 0. Gharandel, et suit le pied de la falaise, au bord de l’eau et parfois à flanc de rocher, jusqu'au Ras Abou Zenimeh où débouche le O. Taiebah. Le sentier supérieur, quittant l’oasis de Gharandel, gravit sans peme la pente sud-est de la vallée, où l’on remarque sur son passage plusieurs tranchées creusées de main d'homme, et redescend dans une branche du O. Oushêt ?, qu'on remonte ensuite le long du fossé rectiligne ; il renferme quelques jolis bouquets de palmiers. On

1. Description très intéressante de la gorge dans Barron, loc. cit. p. 28-29.

2, V. les phot. de Petrie, Researches, n° 8, 9, 10, pp. 14, 18.

continue par la grande conque du O. Gouêseh, puis par la descente du O. Shebeikeh jusqu'au confluent du O. Taiebah, où se trouve la bifurcation la plus importante rencontrée depuis le départ. Le sentier inférieur, en effet, par le littoral et la base du G. Hammam Faraoun, est d'importance secondaire par rapport au chemin qui passe aux belles eaux de Gharandel et poursuit par le fossé Oushêt-Gouêseh-Shebeikeh, de telle sorte que l'itinéraire habituel aboutit au bas de cette dernière vallée et que là seulement, en général, on est mis en demeure de choisir entre deux routes vraiment indépendantes, celle du sillon inférieur et celle du sillon supérieur du versant occidental.

Tandis que le chemin supérieur prend à l’est en remontant le O. Taiebah, le chemin inférieur descend, vers le sud, la section aval de la même vallée! et rejoint, sur la plage du Ras Abou Zenimeh, le sentier littoral venu de la base du G. Hammam Faraoun ; à partir de là, il longe sur une quinzaine de kilomètres la grève de la mer Rouge, tellement resserrée entre les flots et les escarpements calcaires du G. Mekaïr et du G. En Nokhel qu'au passage du saillant de cette dernière montagne, dont la base est baignée par les vagues, le sentier ne peut éviter d’escalader la falaise*. On double un dernier promontoire, et l'on débouche à l'extrémité nord de la plaine d'El Markha, vaste surface toute couverte des matériaux, blocs de pierre, graviers, cailloux de toute grandeur arrachés à la montagne calcaire, grèseuse et granitique de l'arrière-plan, et entraînés par les eaux accidentelles. Nous avons, au précédent chapitre, décrit géologiquement les parois du grand cirque qui enclôt l'extrémité nord; en ce qui concerne les lignes géographiques, un coup d'œil jeté sur notre carte 2 rappellera la configuration du O. Zafarani, qui entaille les granites surmontés de grès du G. Asmar, et du seih Baba ou O. Legam, important débouché un peu plus au sud. La route traverse en diagonale cette partie de la plaine, de l'extrémité du défilé du G. Mekaïr à l'embouchure du seih Baba?, où l’on remarque du côté sud, le monceau de scories signalé par la carte

1. Ruisselet saumâtre coulant à l'air libre sur quelques kilomètres ; bouquets de palmiers, tamarisques et autres espèces.

2. Le panorama de cette corniche calcaire est donné par l’expressive et Jolie aquarelle de Walther, Korallenriffe, pl. I (p. 16).

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