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O. Zobeyr et du grand O. Bateh, elle devient abrupte à partir de là, dessinant entre la face du Suwig et les flancs du O. Bateh et du O. Sarbout, le bastion inaccessible du Sarbout el Khadim, dont nous décrirons plus loin en détail la plate-forme supérieure. De l’autre côté, la zone basse de Ramleh est, comme son nom l'indique, une plaine de sable sans dunes dont la substruction grèseuse apparaît à chaque instant, creusée de vallées plus ou moins longues, O. Habous, 0. Merag. Mais avant d'aller plus loin il convient de pénétrer, après des voyageurs sans nombre, dans le O. Nasb !, où une belle source vient au jour, à quelques kilomètres de l'embouchure, dans le creux de la faille schistegrès suivie par cette vallée, et donne la vie à quelques jardins enclos de murs où poussent des palmiers et qu'environnent des huttes bédouines et quelques maisons ruinées. Un cimetière moderne avoisine ce petit centre de stationnement et d’approvisionnement des indigènes.
Non loin des plantations se trouvent les énormes amas de scories de minerai de cuivre signalés par tousles voyageurs ; comme nous l’avons dit à propos des scories de l'embouchure du O. Baba, les usines de réduction antiques étaient établies près des points d’eau, où l’on trouvait le combustible nécessaire à l'opération. L'usine de Nasb a été affectée au traitement de minerais de diverses provenances, mais particulièrement de ceux du O. Khalig ?, petit ravin qui s'ouvre dans le flanc occidental du O. Baba à 2 kilom. au-dessous du confluent du Suwig, c’est-àdire à 4 kilom., à vol d'oiseau, au nord-ouest des eaux de Nasb et à 8 kilom. environ de cette source par le chemin des vallées 3. La nature géologique du terrain est exactement la même, à cette place, que sur le flanc occidental du O. Nasb (v. coupe mn-o0pq), c’est-à-dire que les couches métallisées contemporaines du calcaire carbonifère se rencontrent, à flanc de vallée, à peu de dis-
1. V. seulement Account, pp. 19, 99-100; Bauerman, loc. cit., p. 26-30; Hull, Loc. cit., pp. 35, #4-#7; Petrie, Researches, p. 25-28; phot. de Petrie, loc. cit., n°5 19. 20, 22,23, 24, pp. 26, 28. :
2. Khalig, Kharit, Chaly, etc., suivant les auteurs; v. Account, pp. 19, 425-126, 222 (cf. carte du Survey); Bauerman, loc. cit., p. 28-30; J. Keast Lord dans The Leisure Hour, 1870, p. 319 ; Barron, loc. cit., p. #3.
3. Ainsi s'explique le renseignement topographique de Rüppell, Reisen, p. 265, qui ne nomme pas la vallée minière dont il donne une description détaillée.
tance au-dessous du niveau supérieur du plateau ; des travaux d’excavation très étendus y ont été faits, comprenant tantôt des réseaux de galeries en labyrinthe, tantôt de vastes salles dont le toit, supporté par des piloris ménagés dans la masse, s’est écroulé par places et laisse entrer le jour extérieur. Les parois, intactes depuis le départ des mineurs, sont couvertes des traces de leur ciseau de cuivre ou de bronze, qui paraît bien être celui des travailleurs d'époque pharaonique. Une objection à cette attribution résulte de ce qu'aucune inscription n'existe dansle O. Khalg, alors que de nombreuses inscriptions hiéroglyphiques signalent l’entrée des mines égyptiennes de Magharah et du plateau du Sarbout: mais à part les Égyptiens, on ne connaît personne qui ait exploité jamais les mines de la région avec l'expérience technique et la régulière assiduité qui laissent sur le terrain de pareilles traces.
En ce qui concerne l’usine de Nasb il est vraisemblable qu’on y traitait, d'autre part, les minerais tirés des excavations du plateau du Sarbout dont nous parlerons plus loin au présent chapitre. Une route des mines du Sarbout au O. Nasb, par la montagne, a certainement existé, et les explorateurs du Survey de 1868 semblent l'avoir retrouvée en partie lorsqu'ils notent (carte du Survey) un sentier qui monte de la source de Nasb vers le sud-est, traverse le O. Lahyan, puis le O. Bateh dans la partie inférieure de son cours et débouche dans le O. Suwig au pied du petit O. Dhaba. Mais l'accès en haut du Sarbout n'est pas découvert aujourd'hui encore, malgré notre long séjour dans le district au début de 1905; nous reviendrons plus loin sur cet irritant problème topographique. Il est manifeste, en tout cas, qu'entre le O. Nasb et le O. Bateh, les communications par la montagne ne sont pas difficiles ; les phot. 20 et 21 de Petrie (loc. cit., p. 26) donnent une bonne idée de l'aspect du terrain dans la région Nasb-Lahyan et de la fréquence des échancrures qui mettent en relation les deux vallées.
Revenons maintenant au O. Suwig. que nous avons laissé à l'entrée du O. Sarbout, au point où la grande falaise est le plus inaccessible. Un peu en amont, le Suwig proprement dit s'engage à son tour dans la falaise, entre deux murailles dont le schiste de la base ne tarde pas à disparaître sous la superstructure grèseuse, et, moins abrupt que les ravins qui échancrent l'escarpe-
ment à l’ouest, permet à un sentier de piétons de gagner le haut du plateau. Un col, à l'altitude de 740 m., domine un grand cirque dont l’escalade est impossible aux bêtes de somme, et conduit le sentier, sur l’autre versant, dans la longue descente en pente douce du O. Khamileh ; lorsqu'on fait ce chemin on laisse sur la droite, en passant au col, la haute montagne grèseuse du Ras Suwig, qui domine de 600 m., sur sa face opposée, le plateau du Sarbout. Dans le O. Khamileh, la route devient très facile et ne cesse plus de l'être sur une longue étendue ; mais pour gagner cette vallée, les bêtes de somme chargées sont obligées de tourner la montée impraticable du Suwig amont, soit par le O. Merag, qui conduit un peu plus loin à une échancrure où la falaise est plus abordable, soit, en décrivant le cercle plus large, par le chemin qui suit le milieu du Debbet en venant du O. Hamr; dans l’un et l’autre cas on abouüt dans le O. Khamileh à une certaine distance au-dessous du col et l'on n'a plus qu'à tranquillement descendre. Un peu plus bas, presque en vue de l'endroit où le creusement de la vallée commence à mettre au jour, sous le grès, le’schiste du soubassement, un vallon se détache vers le sud-ouest qui monte dans le grès et donne accès, par un col facile, au bassin supérieur du O. Oumm AjJraf : cette ligne est encore un O. Hamr, une « vallée rouge ». C’est par là que pendant notre stationnement dans la montagne du Sarbout, à l'extrême amont du Oumm Ajraf, nos communications se faisaient le plus habituellement, en passant par le O. Khamileh, soit avec Suez, soit avec la route du sud-est dont la descente du Khamileh détermine la direction.
Cette route, nous la connaissons déjà pour l'avoir décrite au point de vue géologique au précédent chapitre. Rappelons brièvement, l'œil sur la carte, le brusque tournant à droite du Khamileh, qu’on abandonne pour continuer tout droit par la montée du petit O. Sheikh Ahmed et sa redescente, sur l'autre versant, après avoir traversé au sommet un petit plateau sablonneux qui porte un cimetière bédouin ; l’arrivée dans le O. Sig, en un carrefour de vallées en croix dont la branche de droite (vers l’ouest) est la descente du 0. Sig, celle de gauche, la montée du O. El Merayeh, et celle du milieu, qui prolonge l’arrivée du O. Sheikh Ahmed, le O. Sig en sa montée. Au bout d’un
kilomètre ou deux, d’ailleurs, la vallée ainsi dénommée s'échappe brusquement vers l’est, où nous ne l'avons point suivie, et notre route continue par la longue montée du O. Barak qui aboutit, à une assez grande altitude (900 m.?), à un col d'où l’on redescend, säns changer de direction, dans le O. Lebweh. Comme nous l'avons noté précédemment, le cours inférieur de cette vallée, qui appartient au bassin du Feiran, est inexploré ; quant à la branche que remonte notre chemin, elle se termine à un col, sensiblement plus élevé que le précédent, le nagb El Lebweh (4050 m. ?), sur l’autre versant duquel descend, toujours dans la même direction, le O. Berrah qui aboutit au fond du grand 0. El Akhdar. Cette dernière vallée, une douzaine de kilomètres plus bas, débouche au point où le O. Soläf, déjà réuni au O. Esh Sheikh, prend le nom de O. Feiran : nous avons passé là tout à l'heure.
Le O. EI Akhdar infléchit, vers l’amont, au nord-est, et se trouve sans utilité pour la pénétration au cœur du massif granitique. Aussi la route ne fait-elle que le traverser, pour passer dans la vallée voisine et parallèle du O0. Esh Sheikh : les jolis petits cols de Soleif et Soleif el Asiat, à 1.000 ou 1,050 m. d'altitude, ne présentent aucune difficulté ; on y retrouve le granite rouge, et, dans ses anfractuosités, la végétation de caractère tropical que nous rencontrerons dans les gorges de la grande montagne granitique partout où un filet d'eau se montre à la surface du sable. Puis on débouche dans le grand O. Esh Sheikh. C'est au bas de cettte vallée que nous nous sommes arrêtés, tout à l'heure, venant du O. Feïran sur la route inférieure ; nous ne nous avancerons pas encore au delà, reportant au chapitre suivant tout ce qui concerne la montagne granitique méridionale. Mentionnons encore, dans la région où nous sommes, les lignes de communication que constituent, entre nos routes inférieure et supérieure, au nord-ouest, le O. Baba, et plus loin vers le sud, le sillon précédemment parcouru du Sidreh amont, du O0. Oumm Ajraf et du O. Sig, qui reçoit le O. Khamileh. Le Oumm Ajraf, passé le confluent du 0. Sig, monte droit au nord !
1. Belle vallée, moins encaissée que dans la région inférieure ; un peu d humidité au voisinage de certains confluents où la vallée s élargit, acacias sejal de grande dimension, buissons, graminées sauvages; lieux de pàlure et de stalionnement pour les tribus bédouines des alentours.
vers le Sarbout el Khadim, dont il constitue l'accès le plus commode; quant à la vallée à laquelle continue d'appartenir, en amont du confluent du Oumm Ajraf, le nom de O. Sidreh, elle est inexplorée.
Nous avons expliqué, au paragraphe IT du chap. n1 ci-avant, que la zonè grèseuse est une région intermédiaire, au point de vue hydrologique, entre le très aride plateau de Tih et le massif relativement riche de la montagne granitique méridionale. Le caractère intermédiaire de la richesse en eau s'étend, non seulement au territoire grèseux lui-même, mais aussi à la marge calcaire qui le précède au nord-ouest, en avant de la falaise de Tih, particulièrement à la région semi-montagneuse dans laquelle on s'engage, sur les routes que nous venons de décrire, passée la ligne du O. Gharandel : on comprend que la dessiccation des surfaces calcaires soit plus complète sur l'aire supérieure de Tih que dans la zone ravinée que la falaise domine, et le long de laquelle des vallées parfois très étendues, comme le O. Gharandel avec son système d'amont, jouent le rôle de collecteurs des eaux pluviales pour des surfaces immenses.
Les eaux qui paraissent à la surface, dans la zone grèseuse et dans la zone calcaire littorale, peuvent être classées en diverses catégories suivant que le point d’émergence est à grande distance ou à proximité de la région d'absorption, et dans ce dernier cas, suivant que la source est drainée par un plan de discordance géologique ou simplement rassemblée au fond d’une cuvette. La première catégorie, sources filtrées à grande distance, comprend principalement celles réparties le long du grand glacis alluvial du bord de la mer, de Suez au O. Amara, et dont on ne peut séparer, au point de vue du fonctionnement, celles du glacis méridional qui borde la montagne granitique et forme la plaine d'EI Gâa. On trouve d’abord, au nord, les puits d’Aïn Mousa qui rencontrent la nappe aquifère à quelques mètres de profondeur, mais débordent à certaines époques de l’année et dont les dépôts de concrétions calcaires et de sable ont surélevé les berges des orifices, en
quelques points, de telle sorte qu'ils s'ouvrent au sommet d'un petit monticule; ces sources fonctionnent donc, dans la saison des hautes eaux, comme puits artésiens, ce qui implique, en raison de la faible pente du terrain en amont, que la nappe aquifère s'étend sur plusieurs kilomètres de largeur. Il est très probable qu'elle se forme à la base même de la chaine calcaire, au pied de laquelle les eaux d'écoulement s'absorbent dans le sable. |
Plus au sud, non loin de la mer, les sources du O. El Atha et de Bir Abou Sourra (entre O. Soudr et O. Ouardän) affleurent sans grands travaux à un niveau très bas de la couche alluviale ; leurs eaux sont bonnes. Il n’en est pas de même du petit puits d’Aïn Haouâra, dont l’eau saumâtre est aussi difficile à utiliser que celle des puits d'argile gypseuse et salée d'Aïn Mousa.
Dans la plaine d'El Gâa, la région de Tôr est remarquable par la nappe aquifère de grande puissance qui s'étend à une dizaine de mètres au-dessous de la surface et qu'alimentent les eaux descendues des grandes montagnes à l'est. Fourtau (loc. cit., p. 19) donne une coupe intéressante de cette plaine littorale, dans le sous-sol de laquelle le rassemblement de masses liquides énormes est favorisé, comme l'observe Walther (Xorallenriffe, p. 24-25), par la disposition en cuvette synclinale des roches de l'infrastructure. Nombreux puits forés, récemment, dans les limites de l'enceinte quarantenaire, anciennement dans tous les hameaux des alentours; ceux du nord-ouest du périmètre sont situés, d’après Fourtau (loc. cit., p. 34), sur la ligne d’émergence d'une nappe alimentée par les eaux du O. Hebran.
A proximité de Tôr jallissent encore les eaux sulfureuses chaudes du Hammam Mousa, sans doute alimentées par les infiltrations du G. Arabah et qui apportent à la surface la température des couches gypseuses profondes où elles se sont chargées de sels ; leur composition est très analogue à celle des eaux chaudes du G. Hammam Faraoun, et Walther remarque {Ueber Ergebnisse ete., p. 5) qu'au voisinage des deux sources sulfureuses s'est produit sur les calcaires environnants le même phénomène de revêtement par une croûte de gypse.
Ces eaux profondes doivent-elles leur surrection au passage d'une ligne de faille? Il est difficile de répondre certainement. En ce qui concerne particulièrement le Hammam Faraoun, on
remarque que les sources chaudes sortent à la base sud-ouest de la montagne et à une distance notable de l'embouchure du O. Gharandel, qu'une faille parcourt dans toute sa longueur ; y a-t-il une relation entre la faille et les sources du Hammam? Rien de commun, en tout cas, entre l'itinéraire de ces eaux venues des profondeurs et celui des eaux fraîches qui sourdent plus haut dans le lit du Gharandel moyen, sur la ligne même de la faille. On ne saurait dire formellement si le plan de faille intervient ici comme surface de drainage, mais il est plus probable qu'on voit simplement affleurer, à hauteur de l'oasis, les eaux ab$orbées par les vastes surfaces du bassin du O0. Woutah et filtrées sur toute l'étendue des sables de la vallée supérieure. Le ruisseau coule à l'air libre sur quelques kilomètres, puis se réabsorbe : son eau est excellente.
Dans la section aval du O. Taiebah, non loin de là au sudest, un ruisselet saumâtre se montre quelque temps à l’air libre. Aucune faille importante ne se constate dans le voisinage immédiat de cette. eau, qui paraît provenir de la filtration lointaine des eaux des pentes du Sarbout ed Djemel. Si nous nous transportons maintenant dans le O. Feïran, dans la région d’oasis où la vallée circule le long de la faille limitant au nord le massif du Serbâl, nous verrons qu'un ruisseau permanent, le plus important de tous ceux de la péninsule, sort brusquement du sable pour couler à la surface sur # kilom. et disparaître avec la même rapidité qu'il est apparu. Comme pour le ruisseau de Gharandel, on est ici tenté de croire qu'il est inutile d'attribuer un rôle aux conditions de structure géologique, et que les surfaces d'écoulement du O. El Akhdar, du O. Esh Shekh et du O. Selâf, en amont, jointes aux surfaces toutes proches du versant nord du Serbâl, dont le Feïran recueille lentement les eaux à la fonte des neiges, suffisent à expliquer la formation d'une cuvette toujours remplie au bas d'un filtre continuellement almenté.
On voit quel rôle négligeable jouent probablement les plans de faille, dans la formation du plus grand nombre des sources en région montagneuse; on ne connaît qu'un seul cas où le drainage le long d’un plan de rupture soit indubitablement la cause de l'apparition d’une source au fond d'une vallée : c’est
celui du O. Nasb.
Au sein des hauteurs granitiques méridionales on assiste, nous l’avons expliqué, à un mode différent de génération des sources permanentes, qui ne sont plus filtrées à grande distance dans les couches alluviales ni guidées par des surfaces de rupture, mais résultent simplement du lent écoulement des eaux de fusion des neiges qui couronnent les montagnes des alentours. Point de vallée, dans cette zone, qui ne possède son ruisseau plus ou moins abondant. Il n'est pas besoin, d’ailleurs, que les sommets soient chargés de neige pour que des points d'eau se forment à leur pied. Le phénomène s’observe en montagne plus basse, comme à l'embouchure du O. Tagaddeh, au nord-ouest du Serbâl, sur le versant d'El Gâa, à l'extrémité nord de la plaine, où la base de la montagne granitique conserve un revêtement étendu de calcaires : les sources d’Aïn Tagaddeh se rassemblent au bas des pentes dans le sable et sortent au jour à plusieurs reprises en affleurements étagés (coupe dans Fourtau, loc. cit., p- 33). A Aïn Markha, de même, au fond de la conque nord de la plaine de Markha, sur la ligne de la faille granite-calcaire précédemment étudiée, les eaux des escarpements granitiques sont arrêtées et rassemblées, à leur pied, par les sallies des couches marneuses relevées contre le granite par l'effet de la rupture (coupe dans Fourtau, loc. cit., p. 33; cf. Walther, Xorallenriffe, p. 9) À Magharah, enfin, le puits de débit considérable qu'on trouve au fond du O. Geneh, dans le site que nous déerirons tout à l’heure, est à l'entrée d’une simple gorge abrupte taillée dans une falaise granitique de 300 m. Il est probable, d'ailleurs, que dans les cas analogues à celui de Magharah, à ceux d’Aïn Markha et d'Ain Tagaddeh, l'écoulement des eaux est guidé, au sein de la montagne, par les plans de joint de la roche granitique avec les lames de diorite qui la pénètrent dans toute sa hauteur (cf. observations de Walther, Ueber Ergebnisse ete., p.01
Il nous reste seulement à observer, maintenant, combien les eaux courantes en montagne cristalline sont pures, comparées aux sources chargées de sels qui se forment dans les régions de sédiments marins. Au désert, la pénétration des roches par les eaux pluviales n’est pas suffisante pour que le sel incorporé à la masse des sédiments puisse être emporté en dissolution; la montagne est détruite avant d'être dessalée, et d'autres masses
chargées de sel viennent sans cesse s'offrir à la pénétration des eaux superficielles. Les ruisseaux issus de montagnes calcaires sont donc forcément, au désert, chargés d’une dose de sel qui ne tend point à se réduire ! ; mais la dose est variable suivant les cas, et d'autant moindre que l'écoulement est plus abondant, car le long des méats intérieurs de la roche, si l’action de l’eau est assez rapide, un dessalement local peut arriver à se produire avant que les conduits de drainage soient détruits avec la montagne elle-même. Ainsi s'explique, en terrain sédimentaire, la pureté d’eaux abondantes comme celles du O. Gharandel et du
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