‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 64 sur 151 · CD · texte numérisé non relu

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R. Waizz. — La presqu'ile du Sinai.

d'HAthor, les stèlesse multipliaient le long du chemin, qui suivait, non l'axe des bâtiments de la période suivante, mais le milieu de l’espace que remplissent, une vingtaine de mètres au nord, les stèles de la XII° dynastie, et qu'une enceinte devait transformer plus tard en une sorte de cour latérale ; mais sous la XIIe dynastie il n’y avait pas d'enceinte, et le sentier s'allongeait vers la butte sacrée dans une forêt de hautes pierres quadrangulaires inscrites se touchant presque par endroits, chacune dressée sur une embase formant table d'offrandes en avant d’elle. Tout au bout, on tournait à droite, on trouvait une petite cour ouverte, précédant un portique à deux colonnes dont le sol et la paroi postérieure étaient creusés dans le roc, et dans ce mur de fond, au milieu, la porte de la chambre souterraine. C'était tout le temple. Un peu avant d'arriver, à hauteur des stèles de la cour nord actuelle, le sentier longeait en contre-bas un vaste emplacement de sacrifices couvert d’une couche de cendres sans cesse renouvelées !, et sur lequel devaient s'étendre les constructions de la XVIII: dynastie.

Comment les architectes du Nouvel Empire modifièrent l’état des lieux, altérèrent d'une manière peut-être fâcheuse la sinplicité du plan primitif, si bien en harmonie avec l’impressionnante sauvagerie du site, c’est ce dont le plan du temple sous sa forme finale peut donner une idée. Nous ne pouvons songer à faire ici une description historique des édifices, depuis leurs origines au début de la XII° dynastie jusqu à la fin de l'empire thébain avec la XX°. Disons seulement que dans cet espace de 200 m. de longueur s’amoncellent, avec les stèles du règne d'Amenemhat III, sœurs des monuments analogues du plateau extérieur, et avec les débris architecturaux de tous les Amenemhat et les Sanousrit du Moyen Empire, les ruines des édifices accolés et superposés infatiguablement par les officiers des Thoutmès et des Amenothès de la XVIII dynastie, des Ramsès, des Seti et des Minephtah de la grande période thébaine jusqu'à son déclin. Petrie, dans son ouvrage constamment cité plus haut, a exposé l’histoire du temple, de telle manière qu’on ne pourra rien y ajouter d’utile tant que les copies d'inscriptions rapportées par lui en 1905 n'auront pas été publiées.

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