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ILnous reste à traiter la question du chemin d’accès antique. Si l'on fait attention à ce que la ligne des stèles-bethels extérieures, la chapelle g et l'inscription p jalonnent une ligne de crête continue qui s'éloigne nettement du temple dans la direction de l’ouest, on sera conduit à se demander si cette ligne n'est pas celle du chemin par où les Égyptiens accédaient au plateau. Nous avons le devoir, n'étant pas en mesure de répondre, de montrer pourquoi la question du chemin d'accès est encore obscure, et quelles recherches complémentaires s'imposent pour la résoudre.
Pour nos communications journalières avec les ruines, du point du Oumm Ajraf supérieur où était établi notre camp de1905, nous avions reconnu et sommairement dégagé un chemin de 1.500 ou 2.000 m. de développement qui gravissait l'escarpement nord de la vallée, gagnait sans peine la crête élevée de 50 m., traversait le système des rameaux extrêmes de la vallée 2 et s’élevait de là sur le flanc de la croupe qui porte les stèles égyptiennes, entre la vallée 3 et le O. Dhaba. Dans l'antiquité, un sentier analogue au nôtre partait-il du temple vers le sud, pour descendre dans le O. Oumm Ajraf ? Il ne fait point de doute que les Égyptiens connaissaient cette route directe de leurs mines du Sarbout à leurs mines de Magharah ; mais il est difficile d'admettre qu'ils abordassent toujours le Sarbout en venant des établissements du sud, et l'on songe que le district minier de l'ouest, exploitations du 0. Khalig et usine de réduction de Nasb, bien plus rapproché du Sarbout, devait être relié avec le plateau par une communication indépendante de la route du sud. Or l'examen de la carte montre des possibilités assez nombreuses en ce qui concernele mode d’accès au Sarbout el Khadim. Par la montagne, d'abord, à l’angle sud-ouest de notre carte où est notée une crête non relevée entre le Bateh supérieur et les rameaux extrêmes du O. Sayeh. C'est une haute échine reliée aux montagnes grèseuses qui couronnent le plateau, mais elle ne semble pas très difficile à parcourir et l’on peut supposer qu'un peu en amont, à l'endroit où le lit du O. Bateh se relève, elle permet d'y descendre et de se glisser le long du flane opposé, au pied du G. Oumm Rijlain, jusqu'à l'entrée de la région plus basse et de parcours facile que sillonnent le O0. Zobeyr et plus à l’ouest le O. Lahyan (voir carte 2) : c’est, en somme, l'hypo-
thèse que nous formions déjà en 1904, d’après le sentier noté par la carte du Survey au-dessus de la fontaine du O. Nasb!. Ce sentier monte sur le flanc oriental de la vallée et permet, si l'on veut, de redescendre dans le O. Lahyan et de là dans le O. Suwig, chemin que plusieurs voyageurs ont suivi? et qui fait partie d'un réseau de passages certainement très ancien entre les deux vallées ; la phot. 20 de Petrie, p. 26, donne une idée de la configuration de la crête et note le point où l’on rencontre, au sommet d’une échancrure, uue inscription hiéroglyphique du Moyen Empire (Researches, p. 27) qui marque sans doute un lieu de passage. Mais d’après la carte du Survey, le sentier poursuit aussi par l’amont du O. Lahyan, l’amont du O. Zobeyr, puis présente ces particularités extrêmement étranges qu'il franchit le O. Bateh en son cours moyen, — où la falaise à pic a 200 m. de hauteur, — et redescend sur le O. Suwig à l'embouchure du O. Dhaba, au lieu d'obliquer à l’est vers je temple du Sarbout comme il sérait dès lors si facile. Un coup d'œil sur notre carte 4 montre combien cette deuxième section du chemin est peu probable : le O. Bateh, sur la plus grande partie de sa longueur, est un obstacleinfranchissable qu'il faut tourner.
Nous venons de supposer qu’on le tournerait peut-être du côté de l'amont, par la montagne. A l'aval maintenant ? Tout dépend de la configuration du saillant extrême du promontoire entre Bateh et Suwig, que nous n'avons pas eu le loisir d'explorer et qui fournit peut-être la descente cherchée, s’il est vrai, comme nous l'avons induit plus haut avec Petrie, que la crête pq, jalonnée par une inscription rupestre et un petit spéos avec inscriptions, prolongée par la crête des stèles, soit l'aboutissement d’une route antique montant au temple. La vallée 8, à l'aval, n’est peut-être pas interrompue par la grande cascade qui rend impraticables toutes celles du versant du Suwig; bien que cette exception soit peu probable, l'exploration et le relevé complet de ce saillant sont à mettreau premier rang des investigations relatives au problèm: qui nous occupe.
A l’est de la vallée 8, du côté oriental du plateau, on connaît deux points où il est Abe au prix de difficultés sérieuses, de